Dantec m'interresse, pas tant par ses idées que par sa personnalité.
J'aime bien les gens hors normes. Pas convaincu par Artefact, je me lançai dans la lecture de ce Cosmos Incorporated avec beaucoup d'attente et d'espoir, entre autre celui de faire une véritable expérience de lecture qui mettrait mes neurones en ébullition ou le jouissif se conjuguerait à une véritable révélation et une originalité authentique tels que j'ai pu en vivre avec des auteurs tels que Damasio (Horde du contrevent) ou Jarowski (Gagner la guerre) et bien d'autres dans des domaines de lecture différents. Après un Artefact qui alterne le bon et le pas terrible, je donnais une nouvelle chance à Dantec d'accéder à mon panthéon personnel d'auteurs providentiels.
Dans le genre original, j'ai été servi. Cosmos fourmille de bonnes idées novatrices, d'un réel investissement de l'auteur et d'une sincérité sans faille. Le problème c'est que nous avons affaire à une oeuvre qui m'a parue bien lourde et finalement très pénible à lire. L'écriture n'est pas fluide et le texte use et abuse de néologismes et de répétitions abusives, tels que le préfixe "meta" et l' l'adjectif "pur" "pure" revenant deux ou trois fois par chapitre au minima. Si une idée ou un mot est assez fort il devient inutile de le faire précéder par cette abondance de qualificatifs qui devient franchement agaçante. Ceci étant mon "Pur" avis pour cette Meta-Critique.
A part ça, l'histoire est particulièrement intéressante soutenue par une construction "meta-baroque" telle que je les aime. .
Si tout les ingrédients pour en faire un vrai bon bouquin semblent réunis, pour les raisons déjà cités et surtout pour sa "meta-mystique" toute personnelle, je n'adhère pas du tout à ce Cosmos là. L'aspect "pur" religieux ne m'aurait pas dérangé s'il ne donnait l'impression d'émaner d'un esprit quelque peu illuminé et "pur" prosélyte.
Il en résulte une sensation désagréable, d'une lecture qui force le passage et veut convaincre à tout prix. Je crois que j'en resterai là, l'expérience Dantec est quasi terminé pour moi, à moins qu'un (pur) spécialiste de l'auteur vienne m'affirmer que ce Cosmos (et cet Artefact) n'est vraiment pas son meilleur, et que d'autres oeuvres de l'auteur sont bien plus digestes. Voilà pour ma pure opinion à travers ce meta-media amazonien.