Doumbia Moussa Fakoly de son vrai nom, est né le 23 juin 1968 à Odienné, en Côte d'Ivoire, issu d'une famille de guerriers mandingues, en l'occurrence de l'ethnie Malinké. Excellent danseur, adolescent, il préfère les pistes de danse aux bancs de l'école. Il est alors envoyé dans un petit village par son ... Plus de détails sur la Page Artiste Tiken Jah Fakoly
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Sorti en 2000, l’album est un rappel de toutes les conflits inter-ethniques qui ont décimé le peuple africain au cours de l’Histoire, en réponse au concept d’ivoirité instauré par le président Henri Konan Bédié et divisant ainsi la population ivoirienne selon ses origines. Tiken Jah dénonce la xénophobie, la corruption, le néo-colonialisme. Il critique aussi bien les dirigeants africains, qui usent de la devise diviser pour mieux régner, que les pays occidentaux (notamment dans « Toubadou ») qui continuent d’exploiter le continent noir. Enregistré en Côte d’Ivoire au studio JBZ, Tiken Jah Fakoly s’offre le luxe de faire mixer le disque par Clive Hunt, au studio Tuff Gong de la famille Marley à Kingston (Jamaïque). Musicalement, l’album est un mélange de sonorités africaines et jamaïcaines.
Un cours d'histoire sur cet artiste apparement mal connu ... Tikken Jah Fakoly est justement considéré comme le mauvais élève du reggae ivoirien. Tout en reconnaissant le talent indiscutable du précurseur du reggae ivoirien, Alpha Blondy, il a toujours refusé d'être considéré comme son fils et d'être "guidé" professionnellement par celui-ci (comme le sont de nombreux reggaemen de son pays). En effet, son style musical, ses opinions politiques (artiste très engagé, il est notamment parti faire ses études en URSS alors que son pays, la Côte d'Ivoire, était solidement rattaché au bloc occidental) et son mode de vie le démarquent nettement des autres stars du reggae ivoirien. Et c'est ce qui fait justement la richesse de cet album. Album à écouter donc pour découvrir une autre facette du reggae africain, pour tenter de mieux comprendre les problèmes que traverse actuellement la Côte d'Ivoire et, surtout, pour passer d'agréables moments d'écoute.
Après Alpha Blondy,un autre artiste africain, ivoirien ,se lève et nous fait face,nous disant haut et fort comment nous,occidentaux,avons osé exploiter les richesses de de sa terre et son peuple,méditons là-dessus et admirons autant les idées que le travail de l'artiste!Qu'il continue à nous rappeler ce que nous sommes!
Tiken Jah Fakoly, c'est toujours extra, tant pour les paroles (qui remettent bien les souchiens and c° à leur place) que pour les rythmes endiablés qui nous emmènent dans la véritable Afrique. Encore merci, Tiken Jah ; tu nous aides à sortir du désespoir occidental, n'en déplaise aux pouvoirs actuels. Et vive la relativité des points de vue si souvent perdue dans nos médias (hors Médiapart) qui devraient se replonger dans les philosophes de XVIII siécle pour retrouver des valeurs humanistes, voire tout simplement humaines. Et vive la fraternité des peuples!