| ||||||||||||
Détails sur le produit
Souhaitez-vous compléter ou améliorer les informations sur ce produit ? Ou faire modifier les images?
|
Mots-clés associés par les clients à ce produit(De quoi s'agit-il ?)Cliquez sur un mot-clé pour trouver les produits, discussions et clients qui y sont associés.
|
|
Partagez votre opinion avec les autres clients:
|
||||||||||||||||||||||
|
Commentaires client les plus utiles
6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
reliquat des damnés,
Par bertrand_mogendre (ici et là) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Court Serpent - Grand Prix du Roman de l'Académie Française 2004 (Broché)
Missionné par le Cardinal Archevêque Einar Sokkason, l'abbé Montagnus, doit visiter le peuple de Thulé, plus au nord que le nord limite des terres habitées. L'aventure se passe au quatorzième siècle. L'expédition doit se réaliser avec la construction d'un navire "court serpent" suffisamment souple pour résister aux froids polaires et ne pas se faire broyer par les glaces articales. Le voyage se révèle être de l'ordre de l'épopée, tant les conditions difficiles conduisent l'équipage jusqu'aux limites de l'humainement supportable. Tout devient impossible : naviguer, ramer, survivre, et surtout retrouver la route pour atteindre la destination. La cathédrale, monument érigé à la gloire de Dieu, sise dans un pays aride recouvert par la neige dix mois sur douze, ressemble plus à un vaisseau fantôme. Elle flotte, isolée aux fins fonds d'un fjord, tout aussi identique à la foultitude des fjords retirés, encastrés entre les monts et les falaises inhospitaliers.
Une fois le décor planté, l'auteur relate les faits, sous forme d'un rapport. Telle une "chronique de la mort annoncée" de Marquez, nous savons dès le début combien la tâche de cet abbé est voué à l'échec. Et ce constat nous incite à rapprocher cet ouvrage du film "Mission", au travers duquel Roland Joffé montre les ravages des missions religieuses, sous prétexte de civiliser les sauvages, en prêchant la bonne parole. En fin de compte, l'ordre donné par le cardinal, n'était il pas de prendre des nouvelles de sa famille si lointaine ? Bernard du Boucheron emploie avec justesse, une palette de vocabulaire agréable à découvrir, qui pèse néanmoins tout au long du récit répétitif. Quant aux descriptions d'horreur qu'il révèle, passé le cap des hauts le caeur premiers, elles deviennent coutumières à tel point qu'il faut se demander si la misère est synonyme d'abandon d'humanité ? Ce livre est un travail remarquable tant au niveau de la langue qu'au niveau de l'enquête historique nécessaire à sa rédaction. L'aventure relatée reste pourtant terne et sans rebondissement.(bertrand-môgendre) Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Merveilleuse qualité littéraire,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Court Serpent - Grand Prix du Roman de l'Académie Française 2004 (Broché)
La littérature nous réserve bien des surprises, et c'en fut une belle que de tomber sur "Court serpent". Alors qu'on porte aux nues des ouvrages dont la qualité linguistique ne dépasse guère celle dont font preuve des ivrognes échangeant sur le monde au comptoir du bistrot, Bernard du Boucheron a fait la pari de prendre la tendance à contre-pieds en nous livrant une petite merveille, un ouvrage ciselé comme un oeuvre à la gloire d'une divinité à laquelle tout auteur devrait incessamment vouer un culte, j'ai nommé le lecteur, qu'il faut savoir respecter et divertir à la fois. Pour ce qui est du respect, il y a le style délicieusement suranné que l'auteur a adopté pour rédiger les correspondances entre l'abbé Montanus et le Cardinal-Archevêque, et le vocabulaire si succulent qu'il mobilise : c'est un voyage qui n'a rien de pompeux dans la langue française ; on s'arrête de temps en temps au milieu d'une page sur un mot qu'on note comme le promeneur charmé par le paysage déciderait de coucher ce dernier sur du papier argentique, pour le plaisir de le contempler de nouveau un jour. Pour ma part, j'ai recensé "capitulaire", "corporal", "dérade", "dilacéré", "émollient", "galetas" et j'en passe, précieusement notés dans l'espoir de pouvoir me les approprier afin de saisir lopportunité de les placer bientôt. Quant au divertissement, il est assuré par le récit si tragique qu'il en prendrait bientôt des airs de comédie de l'aventure de cet abbé parti restaurer l'autorité de l'Eglise en Nouvelle Thulé, un coin perdu que où périclitent doucement les survivants d'une humanité nordique qui s'est confrontée dans la douleur à celle des eskimos. Pour le coup, on est loin de l'empathie dont Jean Malaurie a fait preuve lors de son expédition ethnographique dans ces contrées lointaines. Qui a lu l'un devrait lire l'autre ; selon l'ordre, le contraste entre la fiction et la réalité rajoute au divertissement ou à l'édification.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5
les marches de la société médiévale romancées,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Court Serpent - Grand Prix du Roman de l'Académie Française 2004 (Broché)
Si vous avez aimé "Effondrement" de Jared Diamond, specialement son chapitre sur les vikings au Groenland, vous apprecierez probablement ce roman qui a les memes sources historiques. On nage ici ( brrr )en plein moyen age, avec ses luttes pour les faibles ressources, le pouvoir et les âmes, entre chefs vikings et envoyés de l'Eglise. Atmosphere
tres tres bien rendue Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Partagez votre opinion avec les autres clients: Créer votre propre commentaire
|
Commentaires client les plus récents |
|
|
|