Critique
Ornette, nouvelle égérie blonde platine d'une pop nature, revêtue d'une légère couche electro, aime brouiller les pistes. Sous couvert d'une mélodie entêtante livrée à l'été (
« Crazy »), elle revient à l'automne prolonger ce hors d'oeuvre par une suite de douze vignettes mises sur la sellette.
Passée l'introduction joliment éclose (
« The Dawn »), l'album fonce dans le format piano-voix où la demoiselle, très à l'aise, vogue de pop songs sautillantes (
« Phone Call ») en ballades langoureuses qui mises côte à côte s'avèrent un tantinet éprouvantes (
« There's A Man »,
« Talk About »). Le rock léger de
« Yes I Do » (sur fond de choeurs) relève à peine une sauce qui dégouline sur la longueur d'une nouveauté servie tiède.
C'est finalement dommage car le style vocal et les arrangements discrets ne manquent pas de charme mais les efforts déployés pour sonner comme Yael Naim sont vains quand on vaut bien mieux que cela. Reste un hit taillé pour les radios ou publicités.
Loïc Picaud - Copyright 2012 Music Story
Description du produit
Groove pastel, gouache gospel, un arc-en-ciel de sonorités pop : le premier album d'Ornette Repérée aux claviers aux côtés d'Alain Bashung, Doriand ou Arthur H, c'est dans le trio jazz instrumental MOP que la jeune musicienne découvrir le plaisir de la composition et du chant. Virtuose dans l'âme et d'une grande aisance technique, Ornette se concentre néanmoins sur l'essentiel, composer des mélodies simples et touchantes. Sur son premier album Ornette démontre une certaine classe, héritée de ses références musicales Thelonious Monk, Beck, Jack White, Dusty Springfield, Björk mais aussi et surtout Ornette Coleman. Crazy est un disque solaire qui se laisse apprécier tout le long comme un magnifique arc-en-ciel de sonorités pop, avec des morceaux frais et attachants. Un album de pop moderne, féminine et envoûtante dans la ligné de Feist, Kate Nash ou Sia.