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Cream


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Biographie

Quand la rumeur prend forme en Août 1966 que Messieurs Clapton (ex Yardbirds du temps de l'anonymat avant leur premier hit «For Your Love»), Bruce et Baker, trois musiciens à la réputation déjà fortement établies dans le milieu jazzy-rock londonnien et dont les chemins s'étaient déjà croisés au sein de groupes tels que les Bluesbreakers de John Mayall ou le Graham Bond Organization, ont décidé d'associer leurs destins musicaux, personne, même dans l'attente fébrile d'un des premiers super-groupes émergeants du blues boom anglais, ne pouvait prévoir à quel point cet ovni musical (deux ans ... Lire la suite

Quand la rumeur prend forme en Août 1966 que Messieurs Clapton (ex Yardbirds du temps de l'anonymat avant leur premier hit «For Your Love»), Bruce et Baker, trois musiciens à la réputation déjà fortement établies dans le milieu jazzy-rock londonnien et dont les chemins s'étaient déjà croisés au sein de groupes tels que les Bluesbreakers de John Mayall ou le Graham Bond Organization, ont décidé d'associer leurs destins musicaux, personne, même dans l'attente fébrile d'un des premiers super-groupes émergeants du blues boom anglais, ne pouvait prévoir à quel point cet ovni musical (deux ans d'existence et trois albums studio et demi seulement) marquerait pourtant son temps et l'histoire du rock et se révélerait comme l'un des groupes les plus novateurs et les plus enthousiasmants du Flower-Power.

Car ces trois virtuoses (la basse imposante, mélodique et volubile de Jack Bruce à la voix chaude et envoutante ; la guitare puissante, incisive et inspirée d'Eric Clapton dont la dextérité magique de fluidité faisaient merveille dans les solis ; la capacité de roulement perpétuel de Ginger Baker fortement influencé par le légendaire percussionniste Phil Seaman) n'allaient pas se contenter de faire étalage de leur potentiel technique mais en plus accoucher d'une forme musicale inédite poussant le rock aux confins d'une vision plus tranchante, plus radicale de ses structures rythmiques au sein d'une formule (le trio basse-guitare-batterie) dont ils allaient contribuer à établir définitivement le canon (inspirant depuis nombre de groupes directement inscrits dans leur filiation). Et ceci particulièrement sur scène où, au fil du temps et des egos grandissants de Bruce et Clapton, ils allaient pourtant de plus en plus se complaire à une certaine logorrhée musicale, source de leur légendaire réputation en ces temps de vénération des « guitar heroes ».

Si leur premier album Fresh Cream fut plus qu'un galop d'essai et si quelque titres originaux parmi de nombreuses reprises de standards du blues (auxquel tous les trois étaient comme il se doit, viscéralement attachés) étonnent encore, c'est le deuxième album Disraeli Gears qui les fait entrer au Panthéon du rock. Commercialement d'abord puisque l'extraordinaire « Sunshine of your Love » dont le justement célèbre riff proto-hard, élastique et swingant les propulse en haut des charts, mais d'abord et avant tout bien sûr musicalement, tant la formule initiée dans l'album précédent atteint dès celui-ci l'absolue perfection d'une fusion puissamment inspirée, impétueuse, sauvage et entraînante de pop psychédélique et de blues déjanté et iconoclaste. Le troisième et bien nommé album Wheels of Fire (au top dans les charts américains) les propulsa définitivement dans la sphère restreinte des stars adulées de dimension internationale à l'égal des Beatles ou de Jimi Hendrix. Il faut dire que le contenu était à la hauteur même si d'un niveau peut-être un peu plus inégal que celui du précédent album. Et ceci sûrement à cause de la partie live de ce double opus où mis à part une version d'anthologie du classique « Crossroads », un indéniable ennui point par moments durant des versions vraiment délayées de certains standards du groupe sur scène. Car en ce qui concerne la partie studio, on reste sur de fabuleux sommets avec en particulier le magnifique et ensorcelant « White Room » illuminé par un fulgurant solo de wah-wah de Clapton, qui leur procure un hit retentissant aux States.

Et pourtant on était plus très loin de la fin. Les frustrations (Clapton supporte mal la facilité à composer de Bruce de formation classique au départ) et conflits d'égo de ces très fortes personnalités (particulièrement sensibles sur scène où Baker se plaint amèrement de ne plus être entendu dans le maelstrom sonore des deux six-cordistes en constante surenchére amplificatrice - eh oui Bruce joue d'une basse six cordes), et les divergences musicales de plus en plus explicites (Clapton en particulier pressé de quitter la voie d'une recherche systématique de la puissance pure qui allait mener au hard-rock pour des voies plus subtiles) font se séparer brutalement un groupe, pourtant en pleine gloire, en Novembre 68 au grand désespoir de leur public. Et ce n'est pas leur dernier et posthume album officiel Goodbye contenant seulement trois inédits (le remplissage étant assuré par de nouvelles performances scéniques) qui consolera la planète du rock de voir chacun des trois suivre des trajectoires désormais divergentes.

Copyright 2014 Music Story Olivier Souane

Quand la rumeur prend forme en Août 1966 que Messieurs Clapton (ex Yardbirds du temps de l'anonymat avant leur premier hit «For Your Love»), Bruce et Baker, trois musiciens à la réputation déjà fortement établies dans le milieu jazzy-rock londonnien et dont les chemins s'étaient déjà croisés au sein de groupes tels que les Bluesbreakers de John Mayall ou le Graham Bond Organization, ont décidé d'associer leurs destins musicaux, personne, même dans l'attente fébrile d'un des premiers super-groupes émergeants du blues boom anglais, ne pouvait prévoir à quel point cet ovni musical (deux ans d'existence et trois albums studio et demi seulement) marquerait pourtant son temps et l'histoire du rock et se révélerait comme l'un des groupes les plus novateurs et les plus enthousiasmants du Flower-Power.

Car ces trois virtuoses (la basse imposante, mélodique et volubile de Jack Bruce à la voix chaude et envoutante ; la guitare puissante, incisive et inspirée d'Eric Clapton dont la dextérité magique de fluidité faisaient merveille dans les solis ; la capacité de roulement perpétuel de Ginger Baker fortement influencé par le légendaire percussionniste Phil Seaman) n'allaient pas se contenter de faire étalage de leur potentiel technique mais en plus accoucher d'une forme musicale inédite poussant le rock aux confins d'une vision plus tranchante, plus radicale de ses structures rythmiques au sein d'une formule (le trio basse-guitare-batterie) dont ils allaient contribuer à établir définitivement le canon (inspirant depuis nombre de groupes directement inscrits dans leur filiation). Et ceci particulièrement sur scène où, au fil du temps et des egos grandissants de Bruce et Clapton, ils allaient pourtant de plus en plus se complaire à une certaine logorrhée musicale, source de leur légendaire réputation en ces temps de vénération des « guitar heroes ».

Si leur premier album Fresh Cream fut plus qu'un galop d'essai et si quelque titres originaux parmi de nombreuses reprises de standards du blues (auxquel tous les trois étaient comme il se doit, viscéralement attachés) étonnent encore, c'est le deuxième album Disraeli Gears qui les fait entrer au Panthéon du rock. Commercialement d'abord puisque l'extraordinaire « Sunshine of your Love » dont le justement célèbre riff proto-hard, élastique et swingant les propulse en haut des charts, mais d'abord et avant tout bien sûr musicalement, tant la formule initiée dans l'album précédent atteint dès celui-ci l'absolue perfection d'une fusion puissamment inspirée, impétueuse, sauvage et entraînante de pop psychédélique et de blues déjanté et iconoclaste. Le troisième et bien nommé album Wheels of Fire (au top dans les charts américains) les propulsa définitivement dans la sphère restreinte des stars adulées de dimension internationale à l'égal des Beatles ou de Jimi Hendrix. Il faut dire que le contenu était à la hauteur même si d'un niveau peut-être un peu plus inégal que celui du précédent album. Et ceci sûrement à cause de la partie live de ce double opus où mis à part une version d'anthologie du classique « Crossroads », un indéniable ennui point par moments durant des versions vraiment délayées de certains standards du groupe sur scène. Car en ce qui concerne la partie studio, on reste sur de fabuleux sommets avec en particulier le magnifique et ensorcelant « White Room » illuminé par un fulgurant solo de wah-wah de Clapton, qui leur procure un hit retentissant aux States.

Et pourtant on était plus très loin de la fin. Les frustrations (Clapton supporte mal la facilité à composer de Bruce de formation classique au départ) et conflits d'égo de ces très fortes personnalités (particulièrement sensibles sur scène où Baker se plaint amèrement de ne plus être entendu dans le maelstrom sonore des deux six-cordistes en constante surenchére amplificatrice - eh oui Bruce joue d'une basse six cordes), et les divergences musicales de plus en plus explicites (Clapton en particulier pressé de quitter la voie d'une recherche systématique de la puissance pure qui allait mener au hard-rock pour des voies plus subtiles) font se séparer brutalement un groupe, pourtant en pleine gloire, en Novembre 68 au grand désespoir de leur public. Et ce n'est pas leur dernier et posthume album officiel Goodbye contenant seulement trois inédits (le remplissage étant assuré par de nouvelles performances scéniques) qui consolera la planète du rock de voir chacun des trois suivre des trajectoires désormais divergentes.

Copyright 2014 Music Story Olivier Souane

Quand la rumeur prend forme en Août 1966 que Messieurs Clapton (ex Yardbirds du temps de l'anonymat avant leur premier hit «For Your Love»), Bruce et Baker, trois musiciens à la réputation déjà fortement établies dans le milieu jazzy-rock londonnien et dont les chemins s'étaient déjà croisés au sein de groupes tels que les Bluesbreakers de John Mayall ou le Graham Bond Organization, ont décidé d'associer leurs destins musicaux, personne, même dans l'attente fébrile d'un des premiers super-groupes émergeants du blues boom anglais, ne pouvait prévoir à quel point cet ovni musical (deux ans d'existence et trois albums studio et demi seulement) marquerait pourtant son temps et l'histoire du rock et se révélerait comme l'un des groupes les plus novateurs et les plus enthousiasmants du Flower-Power.

Car ces trois virtuoses (la basse imposante, mélodique et volubile de Jack Bruce à la voix chaude et envoutante ; la guitare puissante, incisive et inspirée d'Eric Clapton dont la dextérité magique de fluidité faisaient merveille dans les solis ; la capacité de roulement perpétuel de Ginger Baker fortement influencé par le légendaire percussionniste Phil Seaman) n'allaient pas se contenter de faire étalage de leur potentiel technique mais en plus accoucher d'une forme musicale inédite poussant le rock aux confins d'une vision plus tranchante, plus radicale de ses structures rythmiques au sein d'une formule (le trio basse-guitare-batterie) dont ils allaient contribuer à établir définitivement le canon (inspirant depuis nombre de groupes directement inscrits dans leur filiation). Et ceci particulièrement sur scène où, au fil du temps et des egos grandissants de Bruce et Clapton, ils allaient pourtant de plus en plus se complaire à une certaine logorrhée musicale, source de leur légendaire réputation en ces temps de vénération des « guitar heroes ».

Si leur premier album Fresh Cream fut plus qu'un galop d'essai et si quelque titres originaux parmi de nombreuses reprises de standards du blues (auxquel tous les trois étaient comme il se doit, viscéralement attachés) étonnent encore, c'est le deuxième album Disraeli Gears qui les fait entrer au Panthéon du rock. Commercialement d'abord puisque l'extraordinaire « Sunshine of your Love » dont le justement célèbre riff proto-hard, élastique et swingant les propulse en haut des charts, mais d'abord et avant tout bien sûr musicalement, tant la formule initiée dans l'album précédent atteint dès celui-ci l'absolue perfection d'une fusion puissamment inspirée, impétueuse, sauvage et entraînante de pop psychédélique et de blues déjanté et iconoclaste. Le troisième et bien nommé album Wheels of Fire (au top dans les charts américains) les propulsa définitivement dans la sphère restreinte des stars adulées de dimension internationale à l'égal des Beatles ou de Jimi Hendrix. Il faut dire que le contenu était à la hauteur même si d'un niveau peut-être un peu plus inégal que celui du précédent album. Et ceci sûrement à cause de la partie live de ce double opus où mis à part une version d'anthologie du classique « Crossroads », un indéniable ennui point par moments durant des versions vraiment délayées de certains standards du groupe sur scène. Car en ce qui concerne la partie studio, on reste sur de fabuleux sommets avec en particulier le magnifique et ensorcelant « White Room » illuminé par un fulgurant solo de wah-wah de Clapton, qui leur procure un hit retentissant aux States.

Et pourtant on était plus très loin de la fin. Les frustrations (Clapton supporte mal la facilité à composer de Bruce de formation classique au départ) et conflits d'égo de ces très fortes personnalités (particulièrement sensibles sur scène où Baker se plaint amèrement de ne plus être entendu dans le maelstrom sonore des deux six-cordistes en constante surenchére amplificatrice - eh oui Bruce joue d'une basse six cordes), et les divergences musicales de plus en plus explicites (Clapton en particulier pressé de quitter la voie d'une recherche systématique de la puissance pure qui allait mener au hard-rock pour des voies plus subtiles) font se séparer brutalement un groupe, pourtant en pleine gloire, en Novembre 68 au grand désespoir de leur public. Et ce n'est pas leur dernier et posthume album officiel Goodbye contenant seulement trois inédits (le remplissage étant assuré par de nouvelles performances scéniques) qui consolera la planète du rock de voir chacun des trois suivre des trajectoires désormais divergentes.

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