Un style pénétrant et une narration limpide : on vit avec l'ancien étudiant Raskolnikov dès la première page. Tous ses tourments, toutes ses rencontres nous accrochent, chapitre après chapitre, pour nous approcher, au bout, de son malaise intérieur.
Crime et chatiment est un monument de la littérature pour ses qualités d'écriture, mais aussi pour la profondeur de la réflexion qui s'amorce, au détour d'une remarque ou d'une situation. Sans jamais perdre le fil de l'histoire au profit d'une thèse plutôt qu'une autre, Dostoïevski parachève l'équilibre entre, d'une part la dizaine de personnages principaux, une dizaine de personnages secondaires et l'action proprement dite d'autre part.
La profondeur de l'ensemble constitue un accomplissement trop rare pour ne pas être encensé.