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5.0 étoiles sur 5
Et de trois!, 8 décembre 2010
Troisième édition du Crossroads festival organisé par Eric Clapton au bénéfice du centre de désintoxication qu'il a créé à Antigua. Troisième édition donc dans la continuité des deux précédentes: Excellence et diversité! avec certes des moments un peu plus ordinaires mais celà est inévitable dans ce genre de manifestation. Clapton a comme à l'habitude convié ses potes toutes générations confondues avec pour maître de cérémonie l'habituel et facétieux Bill Murray. Ouverture sur les chapeaux de roue avec Clapton et Sonny Landreth, époustouflant virtuose du bottleneck, puis c'est au tour de Robert Randolph seul artiste à ma connaissance à utiliser la pedal-steel guitar pour jouer du blues! Les prestations défilent entrecoupées d'interview et commentaires des protagonistes. Prestation sans surprise de ZZ Top, plutôt médiocre pour Doyle Bramhall et John Mayer, remarquable pour Vince Gill, Albert Lee et le grand James Burton que l'on n'avait pas vu depuis des lustres! Le second cd ouvre avec le passage de l'excellent Derek Trucks Band, suivi de l'incontournable Buddy Guy! Grand moment que celui où notre homme casse une corde et en professionnel improvise tout en changeant de guitare! Vient ensuite Jeff Beck, grand maître pour un "Nessum Dorma" à tomber!et pour finir la prestation du patron avec son compère Stevie Winwood, duo toujours magique! Le final est sans aucun doute l'instant le plus émouvant, qui voit BB King arriver en chaise roulante sur scène pour un "Thrill is gone" qui porte bien mal son nom, car le frisson est là et bien là! BB King égal à lui-même après toutes ces années, son phrasé inimitable, ses postures et sa façon de mener son petit monde pétri d'admiration pour le maître! On en redemande des moments comme ça! On ne peut s'empêcher de se dire après avoir visionné tout cela que certains arrivent visiblement au bout du chemin, et que la prochaine édition se fera peut-être sans eux! Le génial Hubert Sumlin fortement diminué par la maladie, Johnny Winter entre aperçu pour le final et dont on se demande comment il tient encore debout! et BB King bien-sûr! Quoiqu'il en soit vivement la quatrième édition , dans un deux ou trois ans! On attendra!
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14 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Que de la bonne musique, 9 novembre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Crossroads Guitar Festival 2010 [Blu-ray] (Blu-ray)
Eric Clapton réunit de nouveau une pléiade de stars du blues et du rock et nous offre plus de 4 heures de musique de grande qualité. Tout cela passe de Robert Cray, à ZZ Top, Jeff Beck, Derek Trucks, Jimmy Vaughan, Earl Klugh, Sheryl Crow, Ron Wood,etc.. et Clapton associé à son compère Stevie Winwood. Un Crossroads assez alerte débute son set, suivi de I shot The Sheriff, Had To Cry Today, Dear Mr Fantasy et un montrueux Voodoo Chile, où de nouveau God nous gratifie de solos énormes.C'est BB King, le mentor de beaucoup des participants à ce festival, qui termine le concert. J'adhère sans problème à ce genre de réunion, la musique est d"une grande qualité. L'image et le son du blu-ray sont parfaits. Que demander de plus? Merci Clapton.Un fan de la première heure!
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Carrefour du blues pour certains, chemin de croix pour d'autres..., 3 mai 2011
Ca commence sur les chapeaux de roues avec un duo Clapton-Sonny Landreth. Ce dernier est fabuleux à la slide, il chante bien, un peu à la Johnny Winter et il a de fabuleuses Strats, épatant. Suit Robert Randolph à la pedal steel et son groupe pour un fabuleux funk-blues de haute volée (on pense à Sly and the Family Stone), soli ravageurs, très inspirés, sonorité rappelant Hendrix. Il est rejoint par Pino Daniele et Joe Bonamassa qui ne peuvent que faire de la figuration face à ce diable à la pedal-steel, qui en plus a une voix formidable. Le concert se poursuit avec Robert Cray, accompagné d'Hubert Sumlin et de Jimmie Vaughan. Bien que malade, Sumlin a encore de beaux restes, superbe feeling et groove aérien. Par contre, Jimmie Vaughan c'est la cata: Son pourri, doigtés d'hémiplégique,zéro feeling, voix annonante et fausse. Son look de mafioso gominé n'arrange rien. Quand il y a eu distribution de talent chez les Vaughan, il avait du partir acheter le pain! Puis ZZ Top nous gratifie de deux morceaux, c'est un peu mou de la patte, les vacances commencent tôt au Texas cette année? S'en suit Doyle Bramhall II, sympathique comme une porte de prison, blues-rock laborieux, pas de quoi casser trois pattes à Ducky Betts... Heureusement Gary Clark Jr et sa superbe Epiphone Casino rouge nous ramène au pays d'un blues noir et inspiré (y aura-t-il aussi des quotas, comme au foot?). Ca repart dans le country avec Sheryl Crow qui ressemble de plus en plus à Lance Armstrong. Ca s'écoute gentiment, mais elle a une horrible robe verte... Bert Jansch nous offre ensuite une très belle ballade irlandaise, très émouvante, suivie par un petit cours de blues de la part de Stephan Grossman et de Keb Mo', sympa pour les ignares comme moi! Arrive Vince Gill, pour moi la révélation de ce concert. Avec sa vieille Telecaster un peu élimée au manche, son look de bûcheron intellectuel et sa banane permanente, il nous offre une prestation country-blues de toute beauté. Il faut dire qu'il est accompagné d'une bande de joyeux lascars: James Burton, l'Achille Zavatta de la telecaster, Albert Lee, Keb Mo' et Earl Klugh à la guitare classique, qui jouera après un superbe Angelina en solo et le seul passage jazzy du concert avec son groupe. John Mayer clot ce premier DVD avec une prestation peu convaincante, la formule trio lui convenant peut-être moins (voir son live avec un groupe plus consistant). Derek Trucks a la tête de Gregg Allman, mais heureusement les doigts de son frangin. Accompagnant une Susan Tedeschi très pêchue, il nous gratifie de superbes passages de slide que Warren Haynes, totalement impuissant, ne peut qu'admirer (même punition pour David Hidalgo et Cesar Rosas!). On a droit ensuite à un petit match entre Buddy Guy, Ron Wood et Jonny Lang: 3-0-0 (c'est encore les noirs qui gagnent). Survient le sorcier Jeff Beck. Dans Nessun Dorma de Puccini (bluesman italien) son touché, son jeu de vibrato, cette musicalité incroyable qui sort de sa Stratocaster atteint les étoiles alors que le ciel se couche sur Chicago. Dieu en profite pour arriver, I Shot the Sheriff un peu moyen, mais avec son vieux complice Winwood, il nous gratifie d'un Voodoo Chile (not slight return) de toute beauté. Après Dieu, le roi arrive, un peu fatigué et dans The Thrill is gone, BB King nous montre qu'il sait encore faire chanter Lucille. Chacun fayote un peu, c'est de bonne guerre! Un très beau concert, animé par Bill Murray en transformiste, merci Eric!
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