Après les réussites d'Hackett et Rutheford en solo c'est Tony Banks le ténébreux et fabuleux claviériste de Genesis qui s'y jette. Il assure seul les claviers et guitares et se fait acompagner seulement de Chester Thompson le fameux batteur qui à l'époque accompagne Genesis dans sa tournée (Collins étant définitivement frontstage) et de Kim Beacon un chanteur inconnu qui le restera! Peut-etre est-ce un peu à cause de sa voix un peu passe-partout, limite fade, que ce disque distille un curieux sentiment d'ennui à son écoute. Non pas que ce soit mauvais, mais c'est la plupart du temps mou (étonnant avec le batteur issu du jazz-rock!), voire lourd (Somebody Else's Dream) et à aucun moment le disque ne décolle et on s'ennuie ferme. Les sons de synthé sont beaux mais ne se démarquent pas assez de ceux déja entendus dans "And then they were 3" le dernier opus de Genesis sorti l'année d'avant (et fort décevant pour les fans de l'époque...). Les morceaux sont jolis, sans plus, la couleur et les rythmes assez monochromes à l'image de la peinture de la pochette. Là où Hackett avait sorti une comète et Rutherford une perle, Banks échoue, ce fut pour moi une déception.. Le futur le prouvera :Banks sera le seul à ne pas exister musicalement hors Genesis, ce disque est un signe malheureusement!