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Démolir Nisard Broché – 7 septembre 2006


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Descriptions du produit

Extrait

Selon Désiré Nisard, la littérature française a entamé son irrésistible déclin dès la fin du)(vile siècle et la mort de Bossuet, opinion qu'il énonce en 1835, c'est dire comme les choses ont dû se dégrader encore, c'est dire quelle aversion lui eût à coup sûr inspiré cet ouvrage, daté des premières années du xxI' siècle. Et certes, il ne sera pas écrit dans le style des classiques latins chers à son coeur, mais cette tare n'eût été que le prétexte allégué par ce faux jeton de Nisard pour justifier son dédain, nous ne sommes pas si naïfs. La cause réelle de sa rancoeur se devine sans grande dépense de sagacité. Quelle est en effet la cible principale de ce brûlot ? Désiré Nisard lui-même, bien contrit de la chose. On le serait à moins. Car l'intention de l'auteur de ces pages est claire et crânement annoncée : il va s'agir d'anéantir Désiré Nisard, et l'oeuvre sera accomplie. C'est un serment que je fais là. Je vais le harceler avec mes chiens, lâcher sur lui mes faucons, piller ses vergers, brutaliser sa famille, entendez-vous ? Je vais démolir Désiré Nisard.

Curieux projet, me dit Métilde, puis elle veut savoir qui est Désiré Nisard, comme si cet individu méritait qu'on s'intéresse à lui. Ma réponse fuse : Désiré Nisard ? C'est à peine si on le sait, et d'ailleurs tout le monde s'en moque.

Revue de presse

Dans ce livre désopilant et salvateur, Eric Chevillard y va fort, cogne dur, dépoussiérant ce bon vieux genre littéraire qu'est le brûlot. Un brûlot qu'il parvient même à agrémenter d'une ode à l'ennemi ! Sous sa plume alerte et affûtée, les morceaux de bravoure s'enchaînent. Plus virtuose et drôle que jamais, l'auteur de La nébuleuse du crabe et de Palafox s'en donne à coeur joie, ne reculant devant aucune infamie. Nisard est peut-être mort en 1888, mais son venin circule encore un peu partout. Aidons Chevillard à vaincre au plus vite, à mettre inlassablement à mal les Nisard de notre époque. (Alexandre Fillon - Lire, septembre 2006)

Démolir Nisard. L'extirper de l'oubli pour mieux le réduire à néant. En faire l'ennemi numéro 1, le parangon de l'académisme le plus étroit et bientôt le malfaiteur universel, le responsable de tous nos maux. Voilà le jeu, savoureux s'il en fut. Réduire en cendres «sa parole raisonneuse, sermonneuse et range-ta-chambre». Imaginer toutes sortes de morts et de tortures. [...]
Contre tous les Nisard du monde - combien sont-ils encore à baver sur le roman contemporain ? -, son livre est une éclatante manifestation de liberté. Un régal pour le lecteur. (Michel Abescat - Télérama du 9 Septembre 2006)

[...] Désiré Nisard était un homme vaniteux, doué pour espérer et recevoir des honneurs, carriériste sans vergogne sous des régimes contradictoires, député, ministre, enseignant, écrivailleur, et académicien à n'en plus pouvoir. Auteur d'une Histoire de la littérature française, il en fixait définitivement la fin au XVIIe siècle, la suite n'étant que du pipi de chat. Bref, faute de le démolir, on pouvait au moins s'en passer. Mais Chevillard n'a pas cette indulgence et finirait presque par nous convaincre de lui donner un coup de main, surtout qu'il ne manque pas de bonnes idées, prenez le dernier paragraphe de la page 65 : «Le gaver de cailloux. Planter dans son oeil un clou. Effranger la peau de ses chevilles. Polir sur son crâne les six faces du pavé. Lui promettre et ne pas tenir. Le pousser de l'avion. Désherber son golf. Le vendre pour sa fourrure à un taxidermiste aveugle. Couler sa barque. Saigner dans son lait. Rire de ses deuils. Farcir de grelots sa panse. Vider ses tubes et ses pots. Disperser ses collections. Outiller ses taupes et ses furets. Bombarder son logis. Raccourcir ses pantalons. L'appeler fourreau devant le sabreur qui cherche où rengainer sa lame. Affamer son tigre.»
On a du mal à croire Eric Chevillard, non pas que Nisard n'eût probablement pas de tigre, ni que l'auteur manque de sincérité, mais son extrême drôlerie nous cache avec élégance et efficacité un esprit de sérieux proche du désespoir que comprend qui peut. [...] (Jean-Baptiste Marongiu - Libération du 7 septembre 2006)

Quel cri a poussé le glyptodon, au moment de son extinction, il y a des millions d'années ? Chevillard nous le dévoile au terme de son enquête scientifique. S'il étudie minutieusement la vie secrète des zoopores, c'est pour mieux élucider les mécanismes de destruction qu'induisent les parasites les plus tenaces...
Nullard Nisard, si bien que Chevillard finit par illustrer ce principe clé du classicisme énoncé par Racine : «Faire quelque chose de rien !» Camper l'épopée du peu ! Le péril, c'est qu'à consacrer toute sa vie à démolir Nisard, on risque, par contagion, de devenir Nisard... C'est vous dire qu'à lire Chevillard on rit tout le temps de son intarissable invention parodique. Cela tient de la nasarde de Cyrano, de l'Oulipo, d'Homère et de Rocambole, du pot-pourri et de la prosopopée bien allumée. Une démesure carnavalesque. Un défi hilarant ! (Patrick Grainville - Le Figaro du 16 novembre 2006)

Au bout de ce règlement de comptes, une évidence s'impose : on adore Chevillard, parce que, chaque fois, on se marre. Slogan vendeur, non trompeur et à diffuser au plus grand nombre. Il est si rare en littérature à notre époque, dont l'écrivain se moque dans ce pied de nez à sa furieuse tendance commémorative. Cette année marque en effet le deux centième anniversaire de la naissance de Désiré Nisard. (Valérie Marin La Meslée - Le Point du 14 décembre 2006)


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Détails sur le produit

  • Broché: 172 pages
  • Editeur : Les Editions de Minuit (7 septembre 2006)
  • Collection : ROMANS
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2707319651
  • ISBN-13: 978-2707319654
  • Dimensions du produit: 18,5 x 1,5 x 13,5 cm
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3 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile  Par jacques delzan sur 28 septembre 2006
Format: Broché
Oui, encore un chef d'oeuvre de Chevillard après "Du hérisson" et "Oreille rouge" (et d'autres!). A lire ce portrait charge d'un critique littéraire du XIXe siecle complètement oublié et qui devient pour le narrateur le responsable de tous les maux et les tares de l'homme, on se demande comment il se peut que Chevillard ne soit pas le plus lu de nos romanciers! C'est drôle constamment, un humour fin et poétique, c'est politique aussi, mais de façon subtile, et d'une lecture fluide. Jouissif!
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2 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile  Par louga de montelimar TOP 1000 COMMENTATEURSVOIX VINE sur 6 novembre 2010
Format: Broché
Chevillard n'aime pas Nisard, il l'écrit. Je me demande si celà nécessitait autant de pages, de répétitions. Certes, dans ce que Chevillard déteste chez Nisard, il n'y a pas que Nisard (il y a même Sarkozy!) mais on ne voit pas bien où il veut en venir, si ce n'est à la toute fin, où me semble-t-il Chevillard perce sous Nisard.
Mais ses doutes, Chevillard les a exprimé brillamment dans "La nébuleuse du Crab" ou "oreille rouge" alors qu'ici, passé une ouverture magnifique, on s'ennuie ferme. Il y a bien sûr quelques phrases-pépites comme il en a le secret, mais moins que dans ses oeuvres parues en poche,à tel point qu'il se plaît à en souligner une qu'il juge particulièrement réussie.
Reste l'exercice de détestation. Là aussi j'espérais mieux, Chevillard donne dans la mauvaise foi, ce qui est de bonne guerre, et nous surprend parfois, mais il recycle aussi pas mal, notamment la vieille blague soviétique: Une limousine vide entre dans la cour du Kremlin, kossigyne en descend .(reprise avec Fillon plus récemment)
Au risque d'être sacrilège envers un auteur que j'aime beaucoup, je comparerai Chevillard à Greg (l'auteur d'Achille Talon), avec leur style extrêmement "verbeux" leurs meilleurs opus sont des chefs d'oeuvre, mais lorsqu'ils sont moins inspirés (ou le lecteur moins disponible) le résultat semble d'une pompeuse lourdeur.
Pour ceux qui n'ont pas encore lu Chevillard, je conseillerais d'attendre que le temps (et l'éditeur) fasse son oeuvre: De commencer par les volumes publiés en poche, ou par ses aphorismes publiés sur son Blog et dans "le tigre" ou en recueil: la série des "Autofictif".
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0 internautes sur 1 ont trouvé ce commentaire utile  Par C.Sorel sur 2 février 2013
Format: Format Kindle Achat vérifié
Chevillard fait résonner un rire agréablement cruel dans ce texte atypique dans lequel on reconnaît pourtant aussi bien les accents de Lautréamont que ceux de Nabokov (de Feu pâle) ou de Calvino... Le pauvre Nisard se voit poursuivi par une diatribe réjouissante et l'on s'amuse à compter les coups jusqu'au bout...
A lire absolument, sous peine de devenir la prochaine cible de Chavillard...
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0 internautes sur 1 ont trouvé ce commentaire utile  Par Woland TOP 1000 COMMENTATEURS sur 1 novembre 2010
Format: Broché
Le titre de l'ouvrage ne laisse planer aucun doute sur la manoeuvre littéraire à laquelle va se livrer le narrateur: la force du libelle à l'endroit de cet illustre inconnu risque de faire du bruit dans le landerneau de l'imprécatrice critique.
Nisard, Jean-Marie-Napoléon-Désiré Nisard pour être plus précis, est de ces hommes qui estiment avoir marqué leur époque - un XIX ème siècle ramassé entre 1806 et 1888 - par la qualité de leur état de service. N'en déplaise à ces nombreux détracteurs, l'homme puise dans ses titres une renommée que lui seul semble louer. Maître de conférence et Directeur de l'Ecole Normale, Inspecteur Général de l'enseignement supérieur, Maître des requêtes au Conseil d'Etat, Député ministériel, Membre de l'Académie Française et Commandeur de la Légion d'honneur... L'individu a bel et bien existé. Mais qui se souvient de ce Désiré Nisard qu'il conviendrait de démolir?

Un homme en particulier - le narrateur ou l'auteur du présent ouvrage - se charge d'une tâche exaltante, une vengeance ourdie avec soin et sans vergogne à l'égard d'un homme réputé odieux et péremptoire.
« En deçà de Malherbe (poète, 1555-1628) et au delà de Massillon (homme d'église, 1663-1742), il n'y a plus rien qui mérite l'attention dans la littérature et les moeurs se sont perverties en même temps que la langue ». Cet opiniâtre conservateur, thuriféraire de Corneille, Racine et Boileau et contempteur des Romantiques, Michelet...
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3 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile  Par Kinbote sur 30 octobre 2006
Format: Broché
Chevillard aurait raté son coup s’il avait choisi un personnage fictif. Ce n’est pas le cas : Nisard a « réellement » existé. Une fois ce détail révélé, un malaise jouissif infiltre chaque page du roman. Violence et rire ont rarement été si bien mêlés (sauf chez Michaux). On en sort gluant et heureux comme après l’amour. Un grand roman ; indispensable.
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