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5.0 étoiles sur 5
Une deuxième partie intense !, 14 mars 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Dôme, Tome 2 : (Broché)
Cette deuxième partie du "Dôme" est plus intense que la première, plus réaliste aussi.
Je ne parlerai pas de l'intrigue pour ne pas gâcher le plaisir de ceux qui n'ont pas encore lu le premier roman (n'oublions pas qu'à l'origine c'est un livre unique, on ne parle jamais de la deuxième moitié). Je rappelle simplement le fait bien connu : une barrière transparente, infranchissable et indestructible coupe la petite ville de Chester's Mill, située dans le Maine, du monde extérieur et les habitants vivent donc dans l'incertitude du lendemain : le dôme restera-t-il en place ? Comment survivre ? Le pouvoir en place, en la personne de Jim Rennie (dit Big Jim) profite de la situation pour installer une véritable dictature policière qui fait taire, au besoin par la force, ceux qui protestent. Les ressources commencent à diminuer, en particulier le propane et parallèlement la panique commence à monter.
Si dans la première partie on a l'impression que les caractères sont, finalement, assez caricaturaux (tout blanc/tout noir), avec cette suite l'ensemble s'approfondit. Désormais, les habitants de Chester's Mill réfléchissent et choisissent leur coté.
Ceux qui subissaient passivement décident d'agir. D'autres abandonnent ou sombrent dans la folie. Des groupes satellites se créent et l'action s'accélère pour donner l'image inquiétante d'une ville coupée du reste du monde. Un échantillon de vie sous vide.
Dans cette deuxième partie, Dale Barbara sera un peu plus en retrait et cela permet justement à des caractères jusqu'ici secondaires de se développer et l'intrigue devient plus dense.
Si la dictature de Jim Rennie est devenue dangereusement forte, le confinement physique devient encore plus qu'inquiétant. Le climat est estival alors que nous sommes fin d'octobre, l'air a une odeur de cendre, la nature elle-même perd ses couleurs. Une catastrophe s'annonce et tous les habitants la sentent arriver.
Une chose est certaine : la tension augmente et cela jusqu'au bout, aucun ralentissement.
A lire absolument. Surtout, si après la première partie vous êtes dubitatifs, n'oubliez pas qu'à l'origine il s'agit d'un livre unique et qu'il faut impérativement poursuivre jusqu'au bout.
L'intérêt du roman ne se dévoile qu'avec ce deuxième roman !
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5.0 étoiles sur 5
Un dôme terrible !, 7 avril 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Dôme, Tome 2 : (Broché)
Qu'on se le dise « Dôme « est un monument littéraire terrible. Certainement, le meilleur King de ces dernières années. Pas le meilleur King néanmoins, mais suffisamment bon pour qu'il soit dans le top Ten (entre la 5ème et la 10ème place peut-être ?).
« Dôme » commence de manière stupéfiante et il est difficile de reprendre son souffle les cent premières pages. Après le décor s'installe. La multitude de personnages oblige le lecteur à un certain temps d'adaptation, mais Stephen King a su passer d'un personnage de l'un à l'autre avec dextérité.
Contrairement à Duma Key ou à Histoire de Lisey, la psychologie des personnages est moindre. De ce fait, on retombe par moment dans les travers de Stephen King avec des personnages foncièrement bons ou des personnages foncièrement méchants. Des gentils-gentils contre des méchants-méchants. Cependant le manichéisme n'est pas aussi prononcé dans Dôme qu'il a pu l'être dans Le Fléau par exemple. De plus, c'est une particularité chez Stephen King qu'en fin de compte, on apprécie.
Et pourquoi les choses devraient-elles être plus compliquées ?
Cela mis à part, les personnages sont très intéressants. Malheureusement, la multitude de personnages oblige Stephen King a passé d'un personnage à l'autre rapidement et souvent on ne retrouve qu'un personnage que longtemps après. De ce fait, on s'attache moins aux personnages, peut-être qu'on a plus de mal aussi à s'y retrouver. Enfin bref, si la multitude de personnages a mieux été géré que dans Cellulaire par exemple, nous sommes loin du panache du Fléau, car si le Fléau brille par sa dualité, il brille aussi par l'attachement énorme que le lecteur ressent pour ses personnages.
Dans « Dôme », on s'attache moins aux personnages. On a donc un peu moins de peine pour eux. A vrai dire, il y avait de la place pour que Stephen King creuse encore plus profondément et fasse durer les choses, mais bon à ce niveau le roman dépasse déjà les 1000 pages alors...
« Dôme » excelle par contre dans ses scènes d'actions. Comme dit plus haut dès les premières pages, nous sommes happés dès le départ. Même si le rythme redescend après la première centaine de pages, il se passe beaucoup de choses dans ce « Dôme » et le lecteur en prend vraiment pour son grade. Les cent dernières pages sont toutes aussi jouissives que les cent premières pages, même si la toute fin peut paraître simpliste, voir risible pour certains. Cela reste néanmoins une fin à la Stephen King, logique en soi lorsque l'on sait que ce n'est pas forcément le point fort de l'auteur.
Mais ses points forts sont ailleurs. « Dôme » brille aussi par son côté humaniste. Stephen King nous déploie des sentiments forts, crues et touchants. Dans « Dôme », il dénonce les pires atrocités que sont capables de commettre les hommes en situation de crise, le profit que tire certains de cette situation de crise, prêt à tout pour satisfaire leurs exigences, à tuer, à sacrifier des innocents, sûrs en plus de leur bonne foi. Pour le bien de tous comme ces gens diraient.
Le chemin menant vers l'Enfer n'est-il pas pavé de bonnes intentions ?
Bref, Stephen King insère beaucoup de références, notamment faisant de Chester Mill, un IIIème Reich miniaturisé. Il donne ainsi un grand sens politique au « Dôme », une manière de peut-être dénoncer les systèmes totalitaires de ce monde.
Enfin pour finir, et même si on pourrait épiloguer encore et encore sur ce très bon roman, je dirais que « Dôme » est un roman surprenant. Personnellement, je ne m'attendais pas vraiment à ça. J'ai été un peu déçu au début car je m'attendais à quelque chose de plus fantastique, voir plus horrifique. Oh bien sûr, l'horreur est présent ici, mais pas dans le sens où je l'entends. Ici, il n'y a de fantastique que dans le dôme en question, qui frôle même la Science-fiction si je puis dire. Non, je ne m'attendais pas à ça et même si j'ai mis du temps à m'acclimater au « Dôme », je suis heureux de l'avoir lu, me suis régalé même à tel point que j'ai fais duré les dernières pages comme jamais je ne l'avais fait auparavant.
Un « Dôme » terrible donc !
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