On est loin, enfin, d'une histoire destinée aux moins de douze ans...
Le fantastique, ces dernières années, nous montrait les vampires comme des super héros, et non comme des créatures surnaturelles.
Les séries HBO ont pour habitude de considérer qu'elles s'adressent à des personnes intelligentes et cultivées. C'est l'impression que l'on a quand on se plonge dans la lecture de « Lord Faureston ». Et c'est foutrement agréable!
Le rythme est dû à un savant découpage, et pas à des scènes d'action éparpillées en nombre susceptible de donner le change. Le rythme est associé -très faussement- à la vitesse. Ici, l'affaire est admirablement démontrée: le dialogue, le peaufinage des personnalités, les rapports de séduction (peut-être le centre absolu de ce qu'est une histoire réellement vampirique), créent le rythme, sans artifice.
Et c'est, encore une fois, une vraie histoire vampirique. Le surnaturel est par essence difficile à admettre, et rare, pour le moins, ce qui est ici mis en place avec une justesse étonnante, car c'est par le truchement du personnage principal -le colérique Drake- que l'on est confronté à l'étrange. En cela, nous avons une ½uvre totalement « stokerienne ».
Etonnant.
Et parfait.
Aucune inquiétude quant à la suite. Juste une terrible impatience...