| ||||||||||||||||||
Détails sur le produit
Souhaitez-vous compléter ou améliorer les informations sur ce produit ? Ou faire modifier les images?
|
Mots-clés inspirés de produits similaires(De quoi s'agit-il ?)Soyez le premier à ajouter un mot-clé pertinent (fortement associé à ce produit)
|
|
Partagez votre opinion avec les autres clients:
|
||||||||||||||||||||||
|
Commentaires client les plus utiles
15 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
L'Italie de Berlusconi, côté prolétaires,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : D'acier (Broché)
"D'acier" est un très bon roman, bien écrit, bien conçu, captivant, écrit par une jeune Italienne, et qui a fait un tabac dans son pays. La couverture montre deux très jeunes filles (au début elles ont treize ans) et c'est vrai: quand on a refermé le livre, on comprend que malgré les personnages multiples et les péripéties, le roman est centré sur leur histoire, sur leur amitié d'enfance ou peut-être leur amour. Silvia Avallone connaît le milieu qu'elle décrit: une petite ville sur la côte, face à l'île d'Elbe (qui revient toujours, inaccessible, comme un horizon mythique, un peu comme "le rivage des Syrtes" dans le roman, devenu un classique, de Julien Gracq). Ce n'est pas l'Italie des cartes postales mais une ville industrielle où il reste encore un haut fourneau, alors que presque tout a déjà été délocalisé. C'est un peu Zola en 2000 - et on se dit que Zola n'est pas totalement dépassé et qu'il y a encore dans nos sociétés des restes d'une conscience de classe. Car l'histoire se passe entre HLM, plage, bars et usine, dans le milieu ouvrier - un milieu purement italien, il n'est pas question des immigrés. Le style de la romancière est remarquable, précis, et très bien rendu par la traductrice, Françoise Brun, y compris pour les termes techniques et l'argot des jeunes d'aujourd'hui. Le découpage du récit est rapide, comme dans un film de gangsters. C'est un livre sur notre Europe post-industrielle déboussolée, mais il n'est pas totalement noir, ce roman est très humain.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile
3.0 étoiles sur 5
L'Italie d'un autre oeil.,
Ce commentaire fait référence à cette édition : D'acier (Broché)
Grace à une émission matinale et à sa chroniqueuse littéraire, j'ai découvert ce livre que je n'aurai surement pas acheté si je m'étais arrètée au titre que je ne comprend pas très bien d'ailleurs... Bon roman sur une Italie bien loin du loin du bling bling et assez noir quelquefois. Les deux héroïnes sont très attachantes et l'univers de certaines adolescentes fort bien évoqué.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
9 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Métal hurlant,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : D'acier (Broché)
Elle est dans quel état ces derniers mois Silvia Avallone ? Euphorique ou dépassée par les événements ? Elle est passée de l'anonymat à la célébrité, à 25 ans, après la parution de son premier roman en Italie, plébiscité par le public (plus de 350 000 exemplaires), encensé par la plupart des critiques, descendu avec hargne par les autres, en voie d'être adapté au cinéma, traduit dans douze pays. Et avec cette référence évidente et lourde à porter : l'Emile Zola de Germinal. D'acier est sorti en France en mars, a obtenu le Prix des lecteurs de l'Express. En attendant d'autres récompenses, sans doute. Ce livre n'est pas une gifle, c'est un crochet dans l'abdomen. A couper le souffle. De multiples personnages s'y côtoient dans une même ville : Piombino, en Toscane, en bord de mer. Le paradis ? L'enfer plutôt. C'est une ville industrielle dominée par une aciérie et son haut fourneau, avec les immeubles de sa cité de béton, poétiquement appelée Stalingrado. Avallone raconte le quotidien des ouvriers et de leurs familles, au début du XXIe siècle. Les femmes flétries à 30 ans, les hommes violents et alcooliques, certains déjà pères à 18. Et les magouilles pour gagner un peu de fric, la cocaïne pour tenir à l'usine le jour et passer la nuit dans des boîtes de nuit glauques. Tout un univers, couleur de rouille, dans lequel évoluent deux gamines, pas encore quatorze ans, belles comme des icônes, que leur seule amitié fait tenir. La romancière ne fait pas dans la dentelle : langage de charretier, style scandé, crudité à tous les étages. Du réalisme social au goût marécageux qui n'épargne personne, avec une énergie inimaginable. Comme pour Zola en son temps, on pourrait la taxer de vulgarité, trouver qu'elle en fait trop, qu'elle en rajoute dans le sordide. C'est un point de vue qui se défend, mais qui ne résiste pas à la puissance d'évocation de ce roman, à la construction linéaire et implacable, qui ne lâche jamais prise. Un bouquin en fusion qui brûle au troisième degré. Métal hurlant !
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Partagez votre opinion avec les autres clients: Créer votre propre commentaire
|
Commentaires client les plus récents |
|
|
|