Commentaires client les plus utiles
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Potentiel confirmé et joliment exploité!, 3 mars 2009
Après un premier album qui permettait de découvrir d'étonnants musiciens et un style plutôt sympathique (métal progressivomalmsteenosymphonique pour les non-initiés), mais qui voyait son efficacité relativisée par une production très modeste et un chanteur certes capable mais pas éblouissant, Symphony X devait frapper plus fort la seconde fois. C'est chose faite, et de bien belle manière avec ce "Damnation Game".
Un son plus correct (même si ce n'est pas encore de la superproduction), des compos affinées, plus agressives et efficaces, mais surtout: l'arrivée de Sir Russell Allen au chant. Ce grand chanteur, inconnu à l'époque (bien moins aujourd'hui), transcende les chansons du groupe. C'est simple, en ce qui me concerne, il est du niveau d'un Dio! Quel voix! Tantôt douce et chaleureuse (cf. les accalmies de "The Edge of Forever" ou la première partie de "A Winter's Dream"), parfois plus puissante et agressive (cf. "The Damnation Game" ou "Dressed to Kill"), elle fait des étincelles et rend l'écoute de ce disque indispensable. Oui, je ne m'en cache pas, je suis fan du monsieur.
Ce disque n'est pas le plus connu du groupe et c'est seulement à partir du suivant que Symphony X commencera à goûter au succès... Mais alors que certains pensent qu'il ne faut pas commencer par "The Damnation Game" pour s'initier à ce talentueux combo américain, je crois au contraire qu'il est l'album idéal pour commencer le voyage. Pas encore aussi symphonique ou agressif que les productions suivantes, il est plus sobre mais contient des morceaux tout aussi magnifiques (écoutez "The Edge of Forever" ou "A Winter's Dream" pour vous en convaincre).
Il est la rencontre parfaite entre Dream Theater et Malmsteen, mais sans sombrer dans la démonstration ou la surenchère technique. Il sait aussi se faire sombre. Bref, il a quasiment toutes les qualités et donne envie d'en écouter davantage. Si vous commencez par une grosse bombe bien plus épique, lyrique, symphonique et super produite, vous aurez peut-être plus de difficultés à tomber sous le charme de cet album-ci (qui n'en manque pourtant pas) après... Mieux vaut y aller crescendo, mais ce n'est que mon avis.
Bref, ce deuxième essai marque une vraie évolution et une belle progression. Sans être le meilleur album de Symphony X, "The Damnation Game" est une belle offrande, lyrique, aux ambiances réussies et aux mélodies accrocheuses. Les musiciens vous en mettent plein les oreilles, et après avoir écouté le disque jusqu'à épuisement, on n'a qu'une seule envie: connaître la suite! Point de déception à l'horizon, l'album suivant sera une tuerie, un véritable chef d'oeuvre... mais ceci est une autre histoire.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui
Non
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5
Test réussi pour le nouveau chanteur, 7 juillet 2008
The Damnation Game, le deuxième album de Symphony X donc. Sorti en 1995, c'est aussi le premier à me marquer, de part la présence de Russel Allen, qui va transcender la musique de Symphony X.
Ce qui marque tout de suite, c'est le style musical pratiqué ici. Dès les premières notes du disque, on ressent bien le caractère prog du disque avec, en option une marque très neoclassique. La musique reste assez sombre et plutôt intimiste. En effet, on est loin d'un prog à la Dream Theater, très démonstratif, ici, la musique y est plus ambiancée. Cela est fortement du à une production qui ne met en valeur aucun instrument, parfois on peut avoir l'impression d'avoir une musique en sourdine, mais heureusement la plupart du temps cela ne dérange pas, et ça renforce même l'aspect sombre et étrange. Et même si les riffs metal ne manquent pas (« Savage Curtains », « Dressed To Kill »,...), la musique ne possède pas toujours la puissance du heavy metal, privilégiant le caractère énigmatique.
Ainsi, « Whispers » est un morceau mid-tempo, proche de la ballade, mais avec un air hypnotique qui revient en boucle. Pareil pour « A Winter's Dream, Prelude », une compo planante. Les paroles travaillées, la pochette curieuse ne font que renforcer cette impression d'un univers insondable... Cependant, il m'arrive de trouver cette apparence un peu froide et pas toujours immergeante.
Oublions cela, parlons maintenant technique. Car sur ce disque, il est question de technique. Mais jamais outrancière (ou presque), elle sert plutôt bien la musique, comme sur l'intro de Secrets, tout en retenue, un superbe passage. Michael Romeo est certainement celui qui donne l'aspect le plus metal à Symphony X, ses riffs n'oublient pas d'envoyer la purée quand il le faut. La batterie aussi, en alternant entre rythmes efficaces à la double ou plus techniques et syncopées. Russel Allen est totalement à l'aise, et varie habilement son registre. Ainsi, il rend le refrain de « Dressed To Kill » dément et carrément power metal par une voix aggressive, mais parvient à nous envoûter sur la part I de « A Winter's Dream, Prelude ». Les solos de grattes sont très inspirés par Malmsteen et son sweeping, c'est dire le niveau. Le clavier répond parfois, mais tient essentiellement un rôle d'accompagnement, certainement ce qui la musique si étrange, mais mélodieuse et douce. La basse remplit son boulot sans fioritures.
Maintenant qu'on sait que l'instrumentation tient la route, faut voir si les compos sont bonnes. Déjà, elles ne sont pas très alambiquées, six d'elles tournent à une durée moyenne de 5 minutes. Ce qui n'est plutôt pas très long pour du prog. Et tant mieux, car on parvient ainsi à accrocher assez facilement. Parfois quelques longueurs (« The Haunting », « Savage Curtains »), surtout à cause d'un riff un peu trop technique qui ne me touche pas, mais la plupart du temps on s'y retrouve sans problème. Deux compos ressortent particulièrement. « The Edge Of Forever », longue de 8:58, dispose d'un magnifique échange piano/guitare, de solos inspirées et d'un bon refrain. Et « A Winter's Dream », en deux parties. Après une intro sympa avec la belle voix de Russel Allen, mais un peu longuette, la Part II, « Ascension », commence. Un petit solo de Romeo, un couplet et surgit le superbe refrain. Ce morceau donne un aperçu des prochains disques de Symphony X qui continueront dans la même voix, avec un caractère plus épique.
Donc pour ce disque, on assiste à une musique racée, pas forcément évidente, mais qui peut clairement envoûter l'auditeur sensible et pas trop rebuté par un aspect technique. Le metal est bien présent sous la nappe prog à touches neoclassiques. L'ambiance dégagée y est étrange et un peu magique, mais pas toujours touchante. 3,5/5, car j'ai comme l'impression que Symphony X se chauffe pour la suite ; et que je les aime bien, donc je les châtie bien.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui
Non
5.0 étoiles sur 5
Les Débuts de la grandeur, 7 juin 2007
Toujours marchant un peu à taton vers leur genre défini, Symphony X nous livre là un album très varié et où Russel Allen fait une première apparition remarquée et remarquable. A part ça on retrouve un Michael Romeo plus fort et virtuose qu'avant et toute sa bande qui nous blancent leurs solos resplendissants dans la tronche ( michael Pinnela aux claviers et ses solos presque aussi impressionnants que ceux de Romeo à la guitare)
Bref Album à n'acheter que si on est déjà adepte de Symphony X.
Mieux vaut commencer par The Oddyssey ou V Mythology suite)
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui
Non
|
|
Commentaires client les plus récents
|