Björk a détesté cette expérience cinématographique et ça se comprend aisément. Sa fabuleuse prestation (une "professionnelle" n'aurait pas fait mieux) et les scènes musicales (musique qu'elle a composé) sont les seuls points positifs de ce film. Pour le reste, c'est misérabilisme à tous les étages ! Von Trier se livre à une véritable prise d'otages émotionnelle, un chantage lacrymal. Pendant plus de deux heures, nous assistons, impuissants, à la destruction psychologique puis physique du personnage incarné par l'Islandaise, qui, en martyre, enchaine les malheurs sans broncher jusqu'au final d'une violence inouïe (quel dommage qu'un si bel idéal - l'abolition de la peine de mort - soit porté par un si grossier étendard !). Un véritable parcours du combattant, aussi bien pour l'héroïne que pour les spectateurs ! :) Doit-on y voir un signe : depuis ce film, Björk n'a plus sorti d'albums aussi convaincants que ses trois premiers (Debut, Post et Homogenic). Le Danois aurait-il "déréglé" notre Islandaise ?