18 internautes sur 20 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
PSY-CHE-DE-LI-QUE !!!, 9 octobre 2000
Par Un client
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Dandy Warhols Come Down (CD)
Dernier album rock hallucinogène du siècle ! On se croirait presque de retour dans le Londres psychédélique de 68. Plus mature que "Dandys rule OK !", plus british que "13 tales...", à la fois hypnotisant, euphorisant, planant ou dansant... On ne se lasse pas du voyage.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui
Non
3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
bordélique et génial, 16 septembre 2006
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Dandy Warhols Come Down (CD)
Débarqués de nulle part (Portland, Oregon) après un premier album passé totalement inaperçu, les Dandy Warhols créent l'une des grosses sensations de l'année 1997 avec ce « Come Down » étonnant, bordélique et génial. Tout commence dans une forêt de sons électriques qui montent lentement pendant une bonne minute avant que la rythmique ne se mette en place. Le son est riche et résolument psychédélique, il y a des effets partout, les guitares tournoient dans la stéréo, la basse est lourde. Arrive alors la voix traitée et fainéante de Courtney Taylor Taylor qui emmène tout dans la stratosphère. Dire que ça plane est un euphémisme ! En plus, à l'inverse de la plupart des groupes psychédéliques de ces dernières années, les Dandies ne se contentent pas de soigner leur son, ils écrivent avec ce « Be-in » d'ouverture une vraie chanson composée dans les règles de l'art.
On a à peine le temps de se remettre de cette transe de près de sept minutes que résonnent déjà les premiers accords de guitare et l'orgue « Doorsien » de « Boys Better », chanson pop incroyable sur laquelle les Dandies, en ces temps de politiquement correct, se permettent même la petite provoc' machiste drôle et crétine (« Les filles faites attention, les garçons sont meilleurs »). Tout l'art des Dandy Warhols est résumé dans ces deux premiers morceaux : à chaque nouvelle chanson qui commence, on ne sait jamais si on va tomber sur un long morceau psychédélique et planant (« Orange »), une pop song de folie (« Everyday should be a Holiday »), une ballade délicate (« Green »), voire une bonne petite surprise de derrière les fagots (l'incroyable et imparable « Minnesoter » qui dans un monde parfait aurait fait un carton monumental).
Tout au long de cet album d'une classe effarante, les Dandies gardent une attitude de branleurs patentés qui en irrite certains et qui leur permet aussi bien d'atteindre les sommets pops sidérants de l'irrésistible « Not if you were the last junkie on earth » que de conclure l'album avec deux instrumentaux sans intérêt. Mais c'est ça aussi le talent : être capable de tutoyer les étoiles et la minute d'après se vautrer en beauté. Heureusement, les Dandy Warhols ne se vautrent que très peu sur ce disque, et même si « 13 Tales From Urban Bohemia » et le petit dernier « Odditorium » sont encore plus aboutis et impressionnants, ce « Come Down » doit quand même être recommandé à tous les vrais amateurs de rock et ceux qui pensent qu'il n'y a plus de grands groupes aujourd'hui.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui
Non
2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Faites tourner ..., 21 septembre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Dandy Warhols Come Down (CD)
... sur la platine. Qu'est-ce que vous imaginiez ? Quoique que dans le cas des Dandy Warhols, toxicos ultimes produisant de la musique de toxicos pour ... tout le monde, on peut tout imaginer.
L'insuccès relatif du groupe venu de nulle part, enfin de Portland, Oregon, ce qui revient au même, reste une des plus grandes énigmes des dernières années. Car ceux-là avaient tout bon dès ce « ... come down », leur second disque. De leur nom en hommage au Velvet Underground et à son mentor (dont il reste peu de traces dans la musique), de leur capacité à écrire des tubes (que pas grand-monde a entendus), de leur sens de l'humour redoutable et particulier (fallait oser des titres comme « Not if you were the last junkie on Earth », « Hard on for Jesus », « Boys better », « Cool as Kim Deal » ...), de la mégalomanie galopante de leur leader Courtney Taylor, ... ils présentaient dès le départ des caractéristiques autrement plus intéressantes que, au hasard, Radio... (non, je l'ai pas dit ...).
Fraîchement signés sur Capitol, et donc avec quelques moyens, les Dandy Warhols vont réaliser avec ce « ... come down » le disque parfait. Enfin, mieux que ça, le disque de rock déglingué parfait, à savoir un vaste foutoir, où au milieu de traits de génie imparables se pavanent quelques titres sans trop d'intérêt (des choses comme « Orange », « Wheeping tree », les instrumentaux de la fin comme du Hawkwind endormi ).
Ce disque est un disque de drogués ... comme ceux du Brian Jonestown Massacre, avec qui ils partageront l'affiche d'un film documentaire (« Dig ! »). Ou plus tard ceux des Warlocks. Ce qui fait qu'on joue, entre fumées épaisses et poussières blanches, sans trop regarder l'horloge. Il faut être totalement rétamé pour commencer à l'aube des années 2000 de toutes les peurs un Cd par un morceau de sept minutes, archétype de la drug song, et remettre ce genre de couverts à intervalles réguliers tout au long du disque (« Orange », « I love you », « Green », le final ...). On se retrouve dès lors avec des batteries métronomiques, des guitares et des voix trafiquées, des mid-tempo lourds. Toutes les bases sonores qui ont fait la réputation des My Bloody Valentine, Stereolab, Spiritualized et assimilés ...
Et en plus, les Dandy Warhols savent écrire des chansons, des vraies, à l'ancienne, avec des jolies mélodies et des refrains qu'on peut même se laisser aller à siffloter. Des choses comme « Minnesoter », « Not if you were the last junkie on Earth » power-pop post grunge parfaite, « Every day should be a holyday » pop-rock de rêve, « Cool as Kim Deal », statue sonore érigée en hommage à la toxico bassiste des Pixies, auraient dû passer en boucle sur les radios ... Seulement quelques boutonneux surdiplômés les remarqueront et s'en serviront dans des génériques de séries télé, des spots de pub, des jeux vidéo ... Un moindre mal qui permettra aux Dandy Warhols de ne pas se faire jeter par Capitol et de nous livrer les excellents disques suivants hautement recommandables que sont « Thirteen tales from urban bohemia » et « Welcome to the Monkey House » ...
Allez, faites tourner ...
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui
Non