Il semble impossible que Laure Adler puisse écrire une biographe de Hannah Arendt, tant cette dernière est aux antipodes de ce que représente aujourd'hui Laure Adler. Les termes modernes qu'elle emploie ne peuvent s'appliquer à l'histoire de H.A, comme "militante anti-nazi de la première heure" (elle a quand même eu une liaison amoureuse avec
Heidegger qui s'est rallié philosophiquement et politiquement au national-socialisme) et elle a certes eu une action militante, mais réduite et a réussi à partir en France assez tôt. Elle ne se serait pas qualifiée comme "défenseur des droits de l'homme" au sens relativiste et communautariste que l'on connaît dans la bouche de Laure Adler. La référence à Derrida est aussi ridicule mais pas anodine à voir dans sa liaison avec Heidegger une nouvelle histoire d'Héloïse et Abelard.
Derrida et Adler, grands chantres du relativisme, de l'antihumanisme et du combat contre la liberté et la faculté de juger - qui était au centre de la philosophie de Arendt - post-modernistes s'il en est, sont aux antipodes de la philosophie de Arendt.
Aussi, si vous voulez connaître Hannah Arendt, c'est très simple: lisez Hannah Arendt!