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intellectuellement indigent, 17 octobre 2007
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A la fin de ce livre Marenches attribue la chute de l'empire romain aux Chrétiens de l'époque. Pauvre Saint-Martin, légionnaire d'origine hongroise! Les historiens reléguèrent il y a longtemps de tels clichés qui surprennent de la part d'un homme chargé de renseigner la République, au rang de la propagande anti-cléricale et de la médisance de parpaillot américain. Puis Marenches se demande pourquoi les entreprises coloniales de pays tels que la France, la Hollande, l'Angleterre, l'Espagne, etc furent tant décriées pendans la deuxième moitié du siècle passé, au contraire des menées impérialistes de feu l'Union Soviétique. Il répond à cette question difficile avec la sagacité d'un garçon de bain-douche, qu'on doit cette différence de traitement au fait que les pays sus-cités à l'exeption du dernier firent leurs expéditions coloniales par la voie des mers... Cette bilevesée affligeante est digne de "La Foire aux Cancres"! Comment un homme qui faisait preuve d'une telle indigence intellectuelle accéda-t'il au poste de directeur des services secrets français? Qu'Ockrent ait co-signé de telles sotises témoigne de la médiocrité des grands relais de la crétinformation.
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Une leçon d'histoire, de politique et de vie, 21 janvier 2004
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Le comte Alexandre de Marenches, directeur des services secrets français pendant 11 ans, nous livre ici ses mémoires. Que les amateurs des nouvelles de Tom Clancy et des films de James Bond s'abstiennent: l'homme est d'une grande pudeur et garde la réserve que sa fonction lui a imposée. Mais au delà de ce voile sur les activités de ses services, M. de Marenches nous présente une réflexion nourrie sur l'état des relations internationales. Sa vision du monde est parfois contestable: très manichéen, il tire à boulets rouges sur le mal communiste qu'il voit partout (Libye, Corée du Nord, etc., ne dit-on pas que c'est lui même qui fut à l'origine de l'expression "empire du Mal", suggérée au Président Reagan lors de l'une de leures entrevues?) Par ailleurs, il n'anticipe pas la chute de l'URSS dont l'expansion est à son sens inéluctable. Mais gardons-nous de lui jeter la première pierre, il est facile de juger aujourd'hui l'Histoire alors que Marenches, écrivant en 1986, ne faisait que la deviner entre les lignes. L'autre aspect historique de ce livre, à savoir les "années de jeunesse" de Marenches de la seconde Guerre Mondiale à la Libération, est une narration personnelle et émouvante des événements qu'il a vécu dans l'intimité de tous les grands protagonistes. Mais ce qu'il reste de ce livre, ce sont à mon sens les mémoires d'un homme exceptionnel, à la morale chevaleresque, mu par son éthique et un désintéressement politique et financier total. Des Mémoires à mettre entre les mains de bon nombre de nos dirigeants actuels...
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La vie d'un homme au coeur du pouvoir, 24 décembre 2003
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La carrière d'Alexandre De Marenches est exceptionnelle. Âgé de 19 ans en 1940, il n'accepte pas la défaite, traverse les Pyrénées et l'Espagne, rejoint l'Algérie et participa comme volontaire à la campagne d'Italie. Aide de camp du maréchal JUIN, il dirigera ensuite pendant 11 ans les services secrets français (de 1970 à 1981), appelé par le président Pompidou. Dans ce livre d'entretiens avec Christine OCKRENT, Alexandre de Marenches raconte ce parcours, livre ses réflexions sur la situation politique du monde (de 1986) et le fonctionnement des services secrets. La partie sur l'affaire Greenpeace est notamment très intéressante. Un autre passage des plus intéressants est celui qui concerne la chute du shah en 1979 et la menace islamiste. Il a en effet rencontré à la veille de sa chute le monarque iranien qui n'a rien vu venir, affaibli par l'age et la maladie. Très tôt il eut la clairvoyance de mesurer le danger que posait un personnage comme Khomeiny, dont il s'opposa à la venue en France. Il montre que les américains, comme en Irak en 2003 étaient décidés à établir un régime démocratique en remplaçant le shah qui était pourtant à l'époque leur plus fidèle allié. Il traite bien sur longuement de la menace soviétique la grande obsession de l'après guerre. Comme tant d'autres à l'époque il surestime la puissance de l'armée et des services secrets soviétiques, vis à vis desquels il a des phrases très élogieuses et il ne sent pas du tout la fin prochaine du système. Ayant été en contact avec les grands de ce monde, (Pompidou, Giscard, Reagan, le shah d'Iran, etc...) son témoignage se lit donc avec le plus grand intérêt pour mieux comprendre cette époque, avec ses craintes et ses aveuglements.
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