|
Détails sur le produit
Souhaitez-vous compléter ou améliorer les informations sur ce produit ? Ou faire modifier les images?
|
Mots-clés associés par les clients à ce produit(De quoi s'agit-il ?)Cliquez sur un mot-clé pour trouver les produits, discussions et clients qui y sont associés.
|
|
Partagez votre opinion avec les autres clients:
|
||||||||||||||||||||||
|
Commentaires client les plus utiles
33 internautes sur 33 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
MELO, BURLESQUE, POLAR, DRAME PSYCHOLOGIQUE ?,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Dans ses yeux (DVD)
Une perle. Il y a des films, qui, on ne sait trop pourquoi, touchent en plein coeur. DANS SES YEUX en fait partie. Un bon film, c'est une alchimie entre une histoire, des comédiens, une mise en scène, mais souvent cela ne suffit pas. Il y a l'élément clé, appelons cela : le talent.Dans ce thriller sentimental, le réalisateur Juan José Campanella réussit tout ce qu'il touche : une magnifique et poignante histoire d'amour contrariée, et une enquête policière, mais aussi la mise en forme de son récit, sur deux époques, qui se répondent et se complètent sans cesse, creusant un peu plus à chaque scène le profil de ses personnages. De nos jours, un enquêteur à la retraite, se met à l'écriture d'un roman. En fait, c'est une partie de sa vie qu'il réécrit. Pour cela, il se replonge dans le souvenir d'un meurtre sordide, à demi élucidé, et retrouve la femme qu'il a aimée 25 ans plus tôt, sans jamais oser le lui dire. Dans une Argentine encore sous le joug de la dictature, Campanella dresse le portrait d'un enquêteur, Benjamin Esposito, qui ne veut pas renoncer à trouver son coupable, protégé par une hiérarchie cynique et corrompue. On y croise des personnages humains et sensibles, comme le mari de la victime, accablé de douleur, qui tous les jours se rend dans une gare, espérant croiser l'assassin de sa jeune épouse. Il y a aussi l'adjoint d'Esposito, Sandoval, un type seul, alcoolique, à qui Esposito sert d'alibi soirs après soirs lorsque Sandoval trop saoul, ne peut plus rentrer chez lui. Et puis il y a la chef d'Esposito, Irène, promise à un riche mariage, conformiste, coincée entre sa hiérarchie rigide, et son désir de satisfaire son enquêteur. Campanella a beaucoup tourné de séries télé aux Etas Unis (Dr House, NY Unité spéciale, au rythme survolté) mais ici, il opte pour un rythme fluide, une réalisation assez académique, tout en nous offrant des morceaux de bravoure inoubliables. Les enquêteurs savent que leur suspect supporte une équipe de foot, et se rendra à un match. Pour traduire la difficulté à retrouver cet homme, Campanella commence par un plan de nuit, survol de la ville, et la caméra se rapproche d'un stade, s'attarde un instant sur les joueurs avant de bifurquer vers les tribunes, et se rapprocher encore jusqu'à ce qu'on identifie Esposito et Sandoval parmi la foule, la caméra semble se poser à leur côté, quand éclate une course poursuite hallucinante dans les tribunes puis dans les couloirs du stade. Le tout en un seul plan séquence. Admirable tour de force technique, mais au delà de cela, un grand moment de mise en scène. Campanella est aussi à l'aise dans les scènes intimistes. Il capte les détails, comme ce bouton de chemisier arraché, qui aura des répercutions inattendues. Le film oscille entre le lyrisme sentimental, la comédie, l'enquête policière, et l'horreur. L'horreur de la douleur, du deuil impossible, de la vengeance froide, des victimes qui se font bourreaux, l'horreur du sacrifice (celui de Sandoval, restera dans les annales, par sa force dramatique). Et la beauté aussi, la beauté d'une femme, les regards, les espoirs, l'amitié, les gestes (les portes de bureau qu'on ferme selon que l'entretien est privé ou professionnel, gimmick amusant qui prend tout son sens sur l'ultime plan du film). Les comédiens sont tous fabuleux, notamment Ricardo Darin, vu dans LES NEUF REINES. Le réalisateur va au bout de ses idées, de ses intentions. Scènes violentes quand il le faut, ou franchement burlesques, ou lacrymales avec violons et kleenex en prime. Il ose. Et ça marche. DANS SES YEUX a obtenu l'Oscar du meilleur film étranger en 2009. Est-ce un polar romantique, ou un grand mélodrame Noir ? C'est en tout cas un très grand film, non exempt de petits défauts, mais dont le souffle, la profondeur et la beauté emportent tout sur leurs passages. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
27 internautes sur 28 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
argentine de la passion, de la cruauté, de la justice servile,
Par
Achat authentifié par Amazon(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Dans ses yeux (DVD)
Ce film Argentin, projeté en salle actuellement est profondément émouvant. Il est de langue espagnole (alors que le descriptif amazon indique anglais et français concernant les langues ! Espérons que lors de la parution du DVD une VF sera présente) . Moi, je l'ai vu en salle avec les sous-titres français. L'espagnol de l'argentine comme tout le monde sait a un accent particulier, plus doux et proche de l'italien, le texte, pour ceux qui ont un tant soit peu de connaissances en espagnol est fort clair.L'actrice Soledad Villamil est magnifique, ses yeux captivent et expriment toute sa clairvoyance concernant le drame, exprime aussi clairement l'amour qu'elle porte au policier écrivain...Soledad-Solitude un prénom bien adapté au rôle qu'elle joue jusqu'à ce que le partenaire moins brillant, et surtout dénigré par le milieu de la justice, la rejoigne... Une belle histoire d'amour est juxtaposée à l'histoire d'un crime horrible, crapuleux , d'un être sexuellement malade. Juxtaposée également au désespoir du mari de la victime qui s'exprime dans l'expression d'une vengeance personnelle, bien éloignée d'une justice qui, elle, est bafouée totalement par les magistrats pourris, vendus, maffieux, de l'époque Noire de l'Argentine. Un film splendide que l'on n'oubliera pas facilement. Je commande le DVD à paraître en septembre... marialicia 19 juin 2010 Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Quand les regrets nous portent plus loin et plus haut que les larmes...,
Par G. Vachaudez "marcheur tranquille" (Bruxelles) - Voir tous mes commentaires (TOP 100 COMMENTATEURS) (VRAI NOM)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Dans ses yeux (DVD)
Un film qui vous captive dès la première image et que vous ne lâcherez pas avant la dernière... Un double malaise à apaiser, une urgence paradoxale à résoudre le présent en replongeant dans un passé resté en carafe 25ans plus tôt, des questions qui surgissent chez le spectateur qui ne comprend pas ce qui n'a pas été résolu. Impossible de décrocher de cette histoire si bien ficelée.Un enquêteur à la retraite décide d'écrire un roman sur une affaire vieille de 25 ans. Il en informe Irène, son ancienne supérieure (Soledad Villamil). La réaction de cette dernière va nous projeter dans un malaise qui va traverser tout le récit. Cette affaire semble lourde à assumer aujourd'hui encore. Nous allons suivre l'enquêteur, Benjamin Esposito (Ricardo Darin) dans un véritable travail de fourmi sans comprendre ce qui le pousse à "refaire" cette enquête en la mettant par écrit. Mais, il ira plus loin que l'évocation de ses souvenirs, il va reprendre les choses par le début, recommencer ses investigations et aboutir à une découverte impensable... Le scénario est d'une intelligence remarquable. Il nous fait vivre cette histoire en nous révélant les événements par petites touches, un peu comme si c'était notre histoire, accrochage assuré ! Les retours dans le passé ne permettront pas de comprendre de suite que quelque chose cloche, ce qui rend le récit plus interpellant encore. Et enfin, une histoire d'amour va venir s'ajouter au récit policier. Rebondissements et émotions garantis jusqu'à l'ultime seconde. Les acteurs sont d'une telle présence et d'une telle justesse que l'écran prend vie, que le récit avance comme la vie elle-même. Soledad Villamil a des regards d'une profondeur insondable, une exactitude absolue dans son rôle de femme soumise à cette société argentine de l'époque, avec ses convenances sociales et la corruption de son système. Ricardo Darin fait passer sous des aspects tranquilles un bouillonnement intérieur constant, le volcan sous la banquise pourrait-on dire. Il est aidé en cela par la caméra énergique voire "vivante" du réalisateur. Faire percevoir le calme apparent de cette manière est remarquable. Un mot du côté cinématographique pur, un seul mot : parfait. Éclairages, angles, mouvements, décors aux objets que l'on pourrait prendre,... tout concourt à magnifier le récit. Enfin, la scène du match de football est un exploit tant par le côté technique qu'artistique. Quelle vie chez ce réalisateur ! La musique (dont vous pourrez lire le commentaire intitulé :"L'indicible nostalgie de notre jardin secret" au moyen du lien Dans Ses Yeux (Bof)) est un chef-d'oeuvre, et le mot est bien pesé. Elle exprime la mélancolie, les regrets, la douceur et la souffrance (parfois) des sentiments amoureux. Peu d'instruments, mais enregistrés et dosés à la perfection pour nous plonger dans une langueur dont on ne revient pas facilement. Comment le dire en quelques mots ? Reconstruire aujourd'hui en replongeant dans le passé... Repasser par nos errements mais, en cherchant un autre chemin... Ou encore, l'énergie des regrets plutôt que les larmes... Bouleversant ! Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Partagez votre opinion avec les autres clients: Créer votre propre commentaire
|
Commentaires client les plus récents |
|
|
|