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Commentaires client les plus utiles
6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
"We do not know the day of final victory, but we have seen the turning of the tide...", George W. Bush, 2 mai 2003,
Par Latour07 (Paris, France) - Voir tous mes commentaires (#1 CRITIQUE au Tableau d'HONNEUR) (TOP 500 COMMENTATEURS) (TESTEURS)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Dans la vallée d'Elah (DVD)
Le cinéma américain sait s'inscrire dans une culture très attachée à l'expression de la Liberté. Quel bel exemple pour nous, une référence. Comment en effet ne pas être surpris de la qualité des engagements des réalisateurs comme Paul Haggis (qui a notamment réalisé "Lettres d'Iwo Jima"), Brian de Palma ("Redacted"), Nick Broomfield ("Battle for Haditha"), Ridley Scott ("Mensonges d'Etat"), Paul Greengrass ("Green Zone"), et Doug Liman dans le récent film "Fair Game"."La Vallée d'Elah" délivre un message pertinent, amenant le spectateur, avant tout nord-américain, à se poser les questions sur ce qui se fait réellement en Irak, sous les couleurs du patriotisme les plus respectables et mises en scène. Je prends à nouveau (cf. "Redacted") les effrayantes statistiques sur les militaires américains de retour d'un séjour en Irak : "Up to 31 percent of soldiers returning from combat in Iraq experience depression or post-traumatic stress disorder that affects their jobs, relationships, or home life, according to a new study by Army researchers.", CNN - 7 juin 2010. En cliquant sur Google "post traumatic stress disorder iraq 2010" des dizaines de pages succèdent à des dizaines de pages. Encore faut-il, pour les promoteurs viandards, boute-en-guerre hystériques, débiles mentaux et autres fous dangereux qui ne jurent que par la propagande de Ruppert Murdoch (Fox TV), véritable bras droit du lavage de cerveau de la Maison Blanche sous le non-regretté George W. Bush et son équipe de Faucons, savoir lire l'anglais et s'intéresser quelque peu à la sociologie américaine. L'histoire est simple. Un soldat de retour d'Irak, au Nouveau Mexique, de permission, est porté déserteur. Son père, ancien policier militaire (Tommy Lee Jones est vraiment un grand acteur) part à sa recherche. L'enquête policière sert à mettre en lumière les effrayantes souffrances mentales de ces jeunes hommes. A la fin du film, le drapeau américain hissé au sommet du poteau, à l'envers conclue le dérangement des certitudes patriotiques. Je recommande au spectateur de regarder l'intégralité du générique de fin qui apportera la confirmation du drame en Irak ayant fait basculer l'équilibre mental de Mike, le fils militaire, porté déserteur. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
11 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Pas un film génial, mais un film aussi nécessaire que réussi,
Par LD (Paris, France) - Voir tous mes commentaires (TOP 10 COMMENTATEURS) (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)
Achat authentifié par Amazon(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Dans la vallée d'Elah (DVD)
Dans la Vallée d'Elah est un film de Paul Haggis (scénariste des derniers Eastwood, dont c'est la deuxième réalisation). Je vous engage très fortement à vous le procurer, en particulier si vous croyez comme moi qu'une des grandeurs du cinéma américain a toujours été d'allier récits "bien ficelés" et volonté de divertir d'une part, et réflexion bien sentie sur l'état d'une société d'autre part, tout en étant le plus proche possible du développement des personnages choisis, dans ce qu'ils ont de spécifique. Bref, d'allier l'intelligence des personnages, du récit, des situations et des personnages aux codes d'un genre censé divertir. Ne lisez pas forcément ce qui suit, et regardez-le si vous n'avez rien contre le cinéma américain de divertissement qui tend un miroir aux spectateurs américains en leur proposant de réfléchir sur eux-mêmes (réflexion dont on ne devrait de toute façon pas faire l'économie même si on n'est pas américanophile).Soit un père ancien militaire qui recherche son fils soldat revenu sur le sol américain après quelques mois passés en Irak, manquant à l'appel. Sur le canevas plus qu'éprouvé de l'enquête / quête de vérité, Haggis va petit à petit faire le portrait de cet homme aux valeurs bien ancrées, enfin confronté aux effets d'une guerre à laquelle il croit forcément, sans comprendre comment elle affecte autrement que les guerres passées (y compris le Vietnam) la cohérence même de la patrie, les valeurs qu'elle met en avant (et le père avec elle) et le lien qui lie les pères à leurs fils. Loin du film à thèse, redoutablement bien vu dans la façon dont il amène le personnage à la conscience sans pour autant essayer de lui faire adopter des positions qui ne pourraient pas être les siennes, Dans la Vallée d'Elah, de façon certes indirecte, finit par montrer autrement ce que d'autres films de et autour de la guerre ont montré plus directement (déshumanisation, sacrifice rituel d'une jeunesse jetable, soutien automatique mais théorique de la nation à ses soldats qui ne résiste pas à leur retour, responsabilité des pères et de la patrie dans la construction d'une innocence et de valeurs saccagées à chaque nouvelle génération, un peu plus sans rémission à chaque fois, etc.). Mais il le fait par le prisme du père, au travers d'une compréhension d'un état des choses et de la conscience d'une responsabilité personnelle et collective forcément limitée. Le fait qu'y soient liées, là aussi plus ou moins directement, les questions centrales des valeurs, du recyclage de la notion d'héroïsme, du statut et des actions de l'Empire, du lien entre la patrie et ses enfants et des pères et des fils, rendent ce film passionnant à plus d'un titre, d'autant qu'il est extraordinairement tenu et ne fait jamais dans la surenchère. A mes yeux, un film remarquable, assez détaché de l'actualité pour proposer une vision du lien entre l'Amérique et ses guerres, et dans le même temps montrant à quel point le pays a franchi un autre cap avec cette guerre-là. C'est pour cette raison que je réfute l'argument (entendu ici et là) selon lequel le film serait idiot parce que le personnage principal ferait mine de découvrir que la guerre, c'est pas beau, alors qu'il a été au Vietnam. Outre qu'on n'est pas forcé de croire qu'absolument tous les soldats américains se sont livrés à des exactions, il serait bon d'avoir un minimum de perspective historique et de ne pas oublier que les valeurs défendues par les Etats-Unis à l'extérieur sont sensiblement les mêmes, mais que cette guerre-là repose sur des mensonges, une hypocrisie et une mise en avant de l'impunité dans la chaîne de commandement politique et militaire qui ne sont certes pas nouveaux mais à un tout autre niveau. Enfin, on peut toujours faire de mauvais procès à un film, qui plus est lorsqu'il ne fait pas dans la dénonciation bien-pensante (on l'aurait alors attaqué parce que trop peu subtil et propagandiste, je commence à connaître la critique française qui fait profession de distribuer bons et mauvais points, à défaut de vraiment hiérarchiser...). La stratégie de Haggis, celle des réalisateurs qui font le pari de ne pas aller trop loin des habitudes des spectateurs américains lorsqu'ils veulent les toucher largement, n'a pourtant pas marché: le film a rapporté des clopinettes. Il faut croire que le film vient déjà trop tard, lassitude aidant, ou trop tôt. Il est pourtant un des premiers à ne pas faire uniquement dans le métaphorique, sans pour autant asséner du prêt-à-penser aux spectateurs. C'est à mon sens assez remarquable pour le voir. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
6 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
La guerre, c'est moche,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Dans la vallée d'Elah (DVD)
Il faut noter que c'est la nation industrialisée la plus belliciste qui produit parallèlement les oeuvres cinématographiques les plus antimilitaristes. Du temps de John Ford, cela se terminait au bar, par une bonne bagarre entre le sergent Quincannon et une douzaine de tuniques bleues. Puis à l'époque de Coppola, les substances illicites et l'amour libre, sur fond de Doors, permettaient d'oublier un peu les dures souffrances de la guerre. Aujourd'hui, chez Paul Haggis, on n'hésite pas à hisser l'US Flag à l'envers, l'armée ment, les tortionnaires sont absous et les serveuses de bar servent le café topless. Non mais où va-t-on ?A part ça, Tommy Lee Jones le fait très bien, comme d'habitude. Et Charlize Théron épate par sa capacité à n'être jamais la même. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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