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Dans les vignes : Chroniques d'une reconversion Broché – 9 février 2011

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Extrait

Avant-propos

Il a fallu que j'arrive en Languedoc, à presque quarante ans, mon regard suivant le ruban de l'autoroute A9, découvrant les coussins de vignes des Corbières, les océans de vignes qui, de Narbonne à Montpellier, et même au-delà, répondent aux étangs et à la mer, pour que je fasse le lien entre la vigne et le vin et que ce trait d'union posé entre l'un et l'autre réveille des souvenirs d'enfance restés des désirs enfouis, en suspension.
Quand j'habitais à Paris, j'allais le dimanche dans les magasins de plants et de plantes du quai de la Mégisserie. Je me suis toujours demandée à qui ces magasins pouvaient bien vendre les boutures de roses trémières, de campanules, de lupins, de pieds d'alouette, les bulbes de dahlias, de glaïeuls, les graines de cosmos, de pois de senteur. Je regardais toutes ces plantes en rêvant que je semais, plantais, des parterres, des bordures, des plates-bandes, feuillues, florales, légumières, légumières et florales. J'en repartais les mains vides, parfois, maigre consolation, avec un pot de géranium ou de menthe. J'avais aussi fini par acheter le guide Clause, Traité pratique du jardinage, qui ne m'était d'aucune autre utilité sauf celle de faire comme si j'avais un jardin. À Paris, le manque de la campagne creusant un vide, j'avais commencé à trouver de la poésie à la botanique. Finit-on toujours par retourner là d'où l'on vient ?
Je me suis installée dans les vignes en janvier 2005, après presque vingt ans de journalisme, dont dix à Paris, pensant en avoir fini avec l'écrit. Ce récit, comme le retour à l'écrit, a fini par s'imposer. Il a commencé à prendre forme dans un blog tenu sur Rue 89, site fondé par des collègues journalistes de Libération, explorant eux aussi des modèles économiques nouveaux. Jusqu'alors, l'économie, rubrique à laquelle j'ai été assez longtemps abonnée, était pour moi quelque chose d'abstrait, un concept du ressort de l'idéologie. Le travail de la terre, la fabrication et le commerce du vin m'ont fait entrer dans le concret. Tous ceux qui travaillent avec leur corps et leurs mains, tous ceux qui travaillent la terre savent de quoi je vais parler, mais eux-mêmes n'en parlent pas ou rarement, voire l'escamotent, quand ils n'essayent pas de l'annihiler. On aimerait que le labeur, à l'instar du mot lui-même, soit d'une autre époque, que le corps soit totalement asservi à l'esprit, se fasse oublier, à l'exception de la pratique du sexe et du sport, que l'esprit soit affranchi du temps qu'il fait et des aléas afin d'atteindre à la totale maîtrise. La vigne n'est pas seulement une composante de l'agriculture. Le vin qu'elle donne la place ailleurs, sur les tables des villes, dans un imaginaire individuel et collectif. Cela contribue à en faire une aventure à taille humaine.

Montpellier, printemps 2010

Présentation de l'éditeur

En janvier 2005 Catherine Bernard, quarante ans, journaliste originaire de l'Ouest de la France, achète trois hectares d'une parcelle dans les coteaux du Languedoc et s'installe comme vigneronne. Elle commence une autre vie, une nouvelle vie. Ce livre est le récit de son installation dans une région viticole bien particulière, le Languedoc, transformée dans les années 1960 par l'installation des pieds-noirs et où l'on arrache aujourd'hui les vignes avec les primes de l'Europe. La première leçon que Catherine prend de la terre : accepter qu'elle ne sait pas, admettre que ce qu'elle a appris pendant son année au CFPPA est au mieux un cadre. Elle entre dans la force des choses. Dans ce livre, elle raconte avec humour son installation, la conversion en bio de ses vignes et la naissance de ses premiers vins. Elle fait aussi un portrait sans concession de la viticulture aujourd'hui, entre l'éden des petits chimistes et le graal des oenologues.

Catherine Bernard est née à Nantes en 1963. Journaliste de 1984 à 2004, notamment pour l'hebdomadaire L'Usine nouvelle, et les quotidiens La Tribune et Libération dont elle été la correspondante à Montpellier pour le Languedoc-Roussillon de 1999 à 2004. En 2004, formation au CFPPA (Centre de formation et de promotion agricole) pour préparer un BPA (Brevet professionnel agricole) de viticulture-oenologie. Elle tient un blog sur Rue 89. Elle vit près de Montpellier.

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Amateur de vin, de tradition familiale vigneronne (petit-fils et petit-neveu), j'ai le secret espoir peut-être un jour de lâcher ma vie professionnelle actuelle (sans intérêt si ce n'est celui de payer mes factures) pour devenir vigneron. Et ce livre est vraiment parfait pour se motiver encore plus. Très bien écrit, l'auteur décrit parfaitement tous les éléments auxquels doit faire face la vigneronne face à ces questionnements et la corporation (les autres vignerons du cru, les oenologues, les marchands de produits phytosanitaires ou de matériel, la coopérative de type CUMA). Je dévore les pages et je ne peux que le recommander à toute personne qui rêve de franchir le pas. Tout est loin d'être rose mais la plénitude transpire dans chacune de ses pages.
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Par cathulu TOP 500 COMMENTATEURS le 21 février 2011
Catherine Bernard semble accumuler à plaisir les obstacles: à quarante ans, après avoir suivi une formation , elle quitte sa profession de journaliste et s'installe comme vigneronne dans une région qui lui est étrangère: les coteaux du Languedoc. Elle nous raconte entre humour et colère (contre les incohérences des directives européennes , les produits chimiques employés à tire larigot et les diktats des oenologues) son installation sur cette terre qu'elle va ressentir jusqu'au plus profond d'elle.
Ceci nous vaut de superbes pages où l'auteure sent qu'elle s'enracine au sens propre : " La terre arrime mon corps, l'asservit à ses conditions, mais exactement dans le même temps , libère mon esprit d'une quête des impossibles de tout genre. Je n'ai plus réellement besoin de vacances, je suis dans la vacance. Je suis dépaysée au sens propre et figuré."
Catherine Bernard s'interroge aussi sur les rapports qu'entretiennent maintenant le vin et les mots, dans un but purement mercantile, et souligne le fait que maintenant "Boire du vin est devenu un exercice intellectuel et compliqué."
Un récit qui va à l'essentiel et même si parfois on aurait aimé en savoir un peu plus (sur sa formation, sa façon de gérer sa vie de mère et de vigneronne) qui peint de manière ni idyllique ni passéiste un monde passionnant, celui du vin.

A recommander aux curieux et aux amoureux du vin, du bio et de la terre en général.
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