Dany Brillant

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Biographie

Né Dany Cohen le 28 décembre 1965 à Tunis, dans une famille séfarade, le futur Dany Brillant passe ses jeunes années loin du soleil méditerranéen, à Sainte Geneviève des Bois, en région parisienne à partir de l'année suivante. Elève sérieux, mais peu concerné par une carrière en blouse blanche ou en costume-cravate, il passe une partie de son enfance et de son adolescence entre les disquaires parisiens où il découvre Serge Reggiani, Yves Montand, Frank Sinatra et Charles Aznavour, qui resteront ses maîtres à penser, et sa chambre où il gratte imperturbablement sur la guitare que lui a offert ... Lire la suite

Né Dany Cohen le 28 décembre 1965 à Tunis, dans une famille séfarade, le futur Dany Brillant passe ses jeunes années loin du soleil méditerranéen, à Sainte Geneviève des Bois, en région parisienne à partir de l'année suivante. Elève sérieux, mais peu concerné par une carrière en blouse blanche ou en costume-cravate, il passe une partie de son enfance et de son adolescence entre les disquaires parisiens où il découvre Serge Reggiani, Yves Montand, Frank Sinatra et Charles Aznavour, qui resteront ses maîtres à penser, et sa chambre où il gratte imperturbablement sur la guitare que lui a offert son grand-père pour ses quatorze ans. Ses parents ayant choisi pour lui la voie médicale, il se retrouve, une fois le bac en poche, à Paris, vivant la vie de bohème des étudiants telle qu'il se l'imagine. Rive gauche, cabarets, jazz, sonorités latinos et piano-bars, le jeune Dany, qui se verrait bien acteur, abandonne très vite la fac de médecine pour s'inscrire au Cours Florent et chanter dans les cabarets du Quartier Latin. Les textes des autres, d'abord, puis très rapidement ses propres compositions. Quartier Latin, Odéon, Saint-Germain des Prés, Boul'Mich' : autant de quartiers parisiens chargées de mémoire et sur lesquelles Dany et ses amis musiciens battent le pavé, les mirettes chargées de hauts d'affiches, de public applaudissant à tout rompre et de salles combles.

Cabaret

Faisant ses débuts aux Trois Maillets, le cabaret germanopratin de Jacques Boni, le jeune homme s'entend répéter par le propriétaire : « sois brillant, Dany ! » avant d'entrer en scène. Une exhortation qui l'inspirera plus qu'énormément. « Dany Brillant », en effet, ça sonne un peu comme le nom d'un héros de roman noir de Léo Malet, ça évoque le jazz, les arrière-salles enfumées des piano-bars, les femmes fatales aussi vénéneuses que glamour, le pavé du Quartier Latin et le surin vite dégainé par un marlou de Montmartre. Pour Dany, ce sera plus qu'un pseudonyme, mais carrément un nom en parfaite corrélation avec l'univers artistique qu'il aime tant. Adjugé, Dany sera désormais Brillant.

L'minot du Boul'Mich'

Contribuant à restaurer l'ambiance « parigote » des Trois Maillets avec ses airs un peu surannés ressuscitant le Paname de Vian, Dany Brillant devient l'un des piliers du cabaret et l'une des attractions majeures de Saint-Germain des Prés. Repéré par Warner, Dany compose et enregistre son premier album en 1991, C'est Ça Qui Est Bon. Deux titres sont retenus par la maison de disques pour tourner en boucle sur les ondes : « Viens à Saint-Germain » et, bien sûr, « Suzette ». Le succès est immédiat et Dany assume parfaitement le rétro de ses compositions. Aucun cliché germanopratin n'est oublié dans les clips des morceaux tirés de l'album et l'artiste aux cheveux gominés et à la mèche rebelle devient une vedette à travers tout l'Hexagone. Un second album, en 1993, montre cependant les limites de l'exercice artistique : de l'aveu rétrospectif même de Dany Brillant, C'est Toi, ne se démarque pas vraiment de C'est Ça Qui Est Bon et, en dépit d'un succès d'estime, le public semble estimer que Dany Brillant ne sera l'artiste que d'un seul album, ayant opportunément surfé sur un courant porteur, mais destiné à un oubli rapide.

Havana Affair

Posant ses valises à La Havane, Dany Brillant explore la culture musicale cubaine en vue d'un troisième album, aux sonorités latino et créoles, inspiré tant par la salsa que la bossa nova. Prenant tout son temps pour composer ce qui sera, pour lui, l'album du come-back, Brillant ne sort Havana qu'en 1996. Travaillé, ciselé, peaufiné, ce troisième album marque le retour de Dany Brillant sur la scène hexagonale, porté par le titre « Quand je vois tes yeux ». En avance sur la déferlante « latino », Dany Brillant enchaîne tournées et galas et retrouve la faveur du public, d'autant que Havana ne constitue en rien un reniement, mais plutôt une extension des univers musicaux qu'il avait explorés jusqu'à présent. Son retour en grâce est également synonyme de respectabilité aux yeux de la profession qui n'avait vu en lui qu'un produit jetable, difficilement exploitable après le carton de « Suzette », cinq ans plus tôt. Contacté par le cinéma, Dany Brillant fait quelques incursions dans le domaine de la composition de bandes originales pour les besoins du Nouveau Monde ou de Des nouvelles du Bon Dieu de Didier Le Pêcheur. En revanche, malgré ses années au Cours Florent, sa participation devant la caméra se limitera à quelques figurations ou apparitions en forme de clin d'oeil.

Dolce Vita under the Sun

Nouveau Jour (1999), que l'artiste considère comme son disque le plus abouti, évoque indubitablement les fragrances londoniennes de la nouvelle scène anglaise. Si l'auteur est toujours aussi motivé par l'idée de faire danser son public, Nouveau Jour lui permet surtout de muscler la puissance de ses textes, point qui péchait le plus dans sa discographie où les paroles n'étaient que de vagues prétextes pour servir de support à la mélodie. Après le brouillard londonien, c'est vers le soleil italien que Dany Brillant s'en va pour vivre la « dolce vita » à laquelle il consacrera son cinquième album. Hommage à Sinatra autant qu'à Morricone, Dolce Vita (2001) s'inspire aussi bien de la musique traditionnelle italienne que du folklore pop italo-new-yorkais ou des bandes originales de western-spaghetti. Sachant jouer des clichés, Brillant ne livre pas ici une énième redite sur le thème d'une Italie fantasmée, mais plutôt une série de clins d'oeils sur la perception de ce pays à travers son cinéma et sa culture populaire.

Dany around the world

Paris, La Havane, Londres, Rome... le Dany Brillant Flying Circus choisit de s'arrêter à la Nouvelle-Orléans pour les besoins de son sixième album, qui paraît en 2004. Qui dit « New Orleans » dit jazz, et c'est donc sous cette influence que l'auteur entame la composition d'un album logiquement nommé... Jazz... à la Nouvelle Orléans. Nouveau succès pour l'artiste qui fidélise son public (cela fait longtemps que les émissions de variétés ne l'invitent plus guère et que l'intéressé s'en soucie comme d'une guigne, remplissant les salles sans promotion tapageuse. Jazz, mambo et fox-trot ayant été ses inspirations majeures pour Jazz..., Dany Brillant songe à un medley de toutes les musiques qu'il aime pour son septième opus. S'inscrivant dans la mode des reprises, il entame la composition d'Histoire d'un Amour, qui sort en 2007. Tango, bolero, swing, fox-trot, mambo, boogie-woogie sont donc à l'honneur pour ce grand pot-pourri musical un peu daté qui évoque indéniablement les années 50. Que des reprises, donc, de « Volare » à « Viens danser », explorant le meilleur de la musique rétro de la côte Est américaine, de France, d'Italie ou d'Amérique latine, mais toujours arrangées à la sauce Brillant. Nouvelles dates, nouvelles tournées, samba sous le bras et mambo en bandoulière que Dany Brillant repart alors sur les routes, de Paris à Carthage, à la rencontre des amateurs de charme rétro et aux nouveaux amateurs de sonorités oubliées, redécouvertes par l'artiste.

L'homme aurait pu n'être que l'interprète d'une chanson (« Suzette est l'arbre qui cache ma forêt », a-t-il confessé en interview) ou rester engoncé dans le carcan du crooner rétro à cravate-lacet. Il n'en est rien. Explorateur des contrées musicales négligées ou ringardisées trop vite, le brillant Dany continue son travail de prospecteur des sonorités enfouies sous les sables du temps. À la façon d'un Bob Morane de la musique, c'est avec patience que Dany Brillant époussette, reconstitue et se réapproprie les merveilles musicales des temps révolus pour mieux les faire revivre là où d'autres préfèrent les enfermer dans les musées virtuels de l'écoute, au nom de la sacro-sainte - et illusoire - argutie du « c'était mieux avant ». Souvent Rive gauche, toujours brillant, Dany n'en finit plus d'envoyer ses cartes postales des quatre coins du monde.

Paru à l'automne 2009, Puerto Rico est le premier disque de Dany Brillant consacré aux musiques latines. « On verra demain » est le premier single extrait diffusé en radio. Le crooner enchaîne avec le Salsa Tour dans les Zénith en janvier 2010, et une résidence au Casino de Paris du 16 au 28 mars. L'année suivante, le crooner globe-trotter effectue un retour sur ses vingt ans de carrière et part réenregistrer la crème de son répertoire à Miami avec l'équipe de production de Ricky Martin. Le résultat est la compilation Viens à Saint-Germain qui revisite ses tubes à la mode latino dansante du moment. L'album paru en septembre 2012 est suivi d'une tournée anniversaire au printemps suivant. Copyright 2014 Music Story Benjamin D'Alguerre

Né Dany Cohen le 28 décembre 1965 à Tunis, dans une famille séfarade, le futur Dany Brillant passe ses jeunes années loin du soleil méditerranéen, à Sainte Geneviève des Bois, en région parisienne à partir de l'année suivante. Elève sérieux, mais peu concerné par une carrière en blouse blanche ou en costume-cravate, il passe une partie de son enfance et de son adolescence entre les disquaires parisiens où il découvre Serge Reggiani, Yves Montand, Frank Sinatra et Charles Aznavour, qui resteront ses maîtres à penser, et sa chambre où il gratte imperturbablement sur la guitare que lui a offert son grand-père pour ses quatorze ans. Ses parents ayant choisi pour lui la voie médicale, il se retrouve, une fois le bac en poche, à Paris, vivant la vie de bohème des étudiants telle qu'il se l'imagine. Rive gauche, cabarets, jazz, sonorités latinos et piano-bars, le jeune Dany, qui se verrait bien acteur, abandonne très vite la fac de médecine pour s'inscrire au Cours Florent et chanter dans les cabarets du Quartier Latin. Les textes des autres, d'abord, puis très rapidement ses propres compositions. Quartier Latin, Odéon, Saint-Germain des Prés, Boul'Mich' : autant de quartiers parisiens chargées de mémoire et sur lesquelles Dany et ses amis musiciens battent le pavé, les mirettes chargées de hauts d'affiches, de public applaudissant à tout rompre et de salles combles.

Cabaret

Faisant ses débuts aux Trois Maillets, le cabaret germanopratin de Jacques Boni, le jeune homme s'entend répéter par le propriétaire : « sois brillant, Dany ! » avant d'entrer en scène. Une exhortation qui l'inspirera plus qu'énormément. « Dany Brillant », en effet, ça sonne un peu comme le nom d'un héros de roman noir de Léo Malet, ça évoque le jazz, les arrière-salles enfumées des piano-bars, les femmes fatales aussi vénéneuses que glamour, le pavé du Quartier Latin et le surin vite dégainé par un marlou de Montmartre. Pour Dany, ce sera plus qu'un pseudonyme, mais carrément un nom en parfaite corrélation avec l'univers artistique qu'il aime tant. Adjugé, Dany sera désormais Brillant.

L'minot du Boul'Mich'

Contribuant à restaurer l'ambiance « parigote » des Trois Maillets avec ses airs un peu surannés ressuscitant le Paname de Vian, Dany Brillant devient l'un des piliers du cabaret et l'une des attractions majeures de Saint-Germain des Prés. Repéré par Warner, Dany compose et enregistre son premier album en 1991, C'est Ça Qui Est Bon. Deux titres sont retenus par la maison de disques pour tourner en boucle sur les ondes : « Viens à Saint-Germain » et, bien sûr, « Suzette ». Le succès est immédiat et Dany assume parfaitement le rétro de ses compositions. Aucun cliché germanopratin n'est oublié dans les clips des morceaux tirés de l'album et l'artiste aux cheveux gominés et à la mèche rebelle devient une vedette à travers tout l'Hexagone. Un second album, en 1993, montre cependant les limites de l'exercice artistique : de l'aveu rétrospectif même de Dany Brillant, C'est Toi, ne se démarque pas vraiment de C'est Ça Qui Est Bon et, en dépit d'un succès d'estime, le public semble estimer que Dany Brillant ne sera l'artiste que d'un seul album, ayant opportunément surfé sur un courant porteur, mais destiné à un oubli rapide.

Havana Affair

Posant ses valises à La Havane, Dany Brillant explore la culture musicale cubaine en vue d'un troisième album, aux sonorités latino et créoles, inspiré tant par la salsa que la bossa nova. Prenant tout son temps pour composer ce qui sera, pour lui, l'album du come-back, Brillant ne sort Havana qu'en 1996. Travaillé, ciselé, peaufiné, ce troisième album marque le retour de Dany Brillant sur la scène hexagonale, porté par le titre « Quand je vois tes yeux ». En avance sur la déferlante « latino », Dany Brillant enchaîne tournées et galas et retrouve la faveur du public, d'autant que Havana ne constitue en rien un reniement, mais plutôt une extension des univers musicaux qu'il avait explorés jusqu'à présent. Son retour en grâce est également synonyme de respectabilité aux yeux de la profession qui n'avait vu en lui qu'un produit jetable, difficilement exploitable après le carton de « Suzette », cinq ans plus tôt. Contacté par le cinéma, Dany Brillant fait quelques incursions dans le domaine de la composition de bandes originales pour les besoins du Nouveau Monde ou de Des nouvelles du Bon Dieu de Didier Le Pêcheur. En revanche, malgré ses années au Cours Florent, sa participation devant la caméra se limitera à quelques figurations ou apparitions en forme de clin d'oeil.

Dolce Vita under the Sun

Nouveau Jour (1999), que l'artiste considère comme son disque le plus abouti, évoque indubitablement les fragrances londoniennes de la nouvelle scène anglaise. Si l'auteur est toujours aussi motivé par l'idée de faire danser son public, Nouveau Jour lui permet surtout de muscler la puissance de ses textes, point qui péchait le plus dans sa discographie où les paroles n'étaient que de vagues prétextes pour servir de support à la mélodie. Après le brouillard londonien, c'est vers le soleil italien que Dany Brillant s'en va pour vivre la « dolce vita » à laquelle il consacrera son cinquième album. Hommage à Sinatra autant qu'à Morricone, Dolce Vita (2001) s'inspire aussi bien de la musique traditionnelle italienne que du folklore pop italo-new-yorkais ou des bandes originales de western-spaghetti. Sachant jouer des clichés, Brillant ne livre pas ici une énième redite sur le thème d'une Italie fantasmée, mais plutôt une série de clins d'oeils sur la perception de ce pays à travers son cinéma et sa culture populaire.

Dany around the world

Paris, La Havane, Londres, Rome... le Dany Brillant Flying Circus choisit de s'arrêter à la Nouvelle-Orléans pour les besoins de son sixième album, qui paraît en 2004. Qui dit « New Orleans » dit jazz, et c'est donc sous cette influence que l'auteur entame la composition d'un album logiquement nommé... Jazz... à la Nouvelle Orléans. Nouveau succès pour l'artiste qui fidélise son public (cela fait longtemps que les émissions de variétés ne l'invitent plus guère et que l'intéressé s'en soucie comme d'une guigne, remplissant les salles sans promotion tapageuse. Jazz, mambo et fox-trot ayant été ses inspirations majeures pour Jazz..., Dany Brillant songe à un medley de toutes les musiques qu'il aime pour son septième opus. S'inscrivant dans la mode des reprises, il entame la composition d'Histoire d'un Amour, qui sort en 2007. Tango, bolero, swing, fox-trot, mambo, boogie-woogie sont donc à l'honneur pour ce grand pot-pourri musical un peu daté qui évoque indéniablement les années 50. Que des reprises, donc, de « Volare » à « Viens danser », explorant le meilleur de la musique rétro de la côte Est américaine, de France, d'Italie ou d'Amérique latine, mais toujours arrangées à la sauce Brillant. Nouvelles dates, nouvelles tournées, samba sous le bras et mambo en bandoulière que Dany Brillant repart alors sur les routes, de Paris à Carthage, à la rencontre des amateurs de charme rétro et aux nouveaux amateurs de sonorités oubliées, redécouvertes par l'artiste.

L'homme aurait pu n'être que l'interprète d'une chanson (« Suzette est l'arbre qui cache ma forêt », a-t-il confessé en interview) ou rester engoncé dans le carcan du crooner rétro à cravate-lacet. Il n'en est rien. Explorateur des contrées musicales négligées ou ringardisées trop vite, le brillant Dany continue son travail de prospecteur des sonorités enfouies sous les sables du temps. À la façon d'un Bob Morane de la musique, c'est avec patience que Dany Brillant époussette, reconstitue et se réapproprie les merveilles musicales des temps révolus pour mieux les faire revivre là où d'autres préfèrent les enfermer dans les musées virtuels de l'écoute, au nom de la sacro-sainte - et illusoire - argutie du « c'était mieux avant ». Souvent Rive gauche, toujours brillant, Dany n'en finit plus d'envoyer ses cartes postales des quatre coins du monde.

Paru à l'automne 2009, Puerto Rico est le premier disque de Dany Brillant consacré aux musiques latines. « On verra demain » est le premier single extrait diffusé en radio. Le crooner enchaîne avec le Salsa Tour dans les Zénith en janvier 2010, et une résidence au Casino de Paris du 16 au 28 mars. L'année suivante, le crooner globe-trotter effectue un retour sur ses vingt ans de carrière et part réenregistrer la crème de son répertoire à Miami avec l'équipe de production de Ricky Martin. Le résultat est la compilation Viens à Saint-Germain qui revisite ses tubes à la mode latino dansante du moment. L'album paru en septembre 2012 est suivi d'une tournée anniversaire au printemps suivant. Copyright 2014 Music Story Benjamin D'Alguerre

Né Dany Cohen le 28 décembre 1965 à Tunis, dans une famille séfarade, le futur Dany Brillant passe ses jeunes années loin du soleil méditerranéen, à Sainte Geneviève des Bois, en région parisienne à partir de l'année suivante. Elève sérieux, mais peu concerné par une carrière en blouse blanche ou en costume-cravate, il passe une partie de son enfance et de son adolescence entre les disquaires parisiens où il découvre Serge Reggiani, Yves Montand, Frank Sinatra et Charles Aznavour, qui resteront ses maîtres à penser, et sa chambre où il gratte imperturbablement sur la guitare que lui a offert son grand-père pour ses quatorze ans. Ses parents ayant choisi pour lui la voie médicale, il se retrouve, une fois le bac en poche, à Paris, vivant la vie de bohème des étudiants telle qu'il se l'imagine. Rive gauche, cabarets, jazz, sonorités latinos et piano-bars, le jeune Dany, qui se verrait bien acteur, abandonne très vite la fac de médecine pour s'inscrire au Cours Florent et chanter dans les cabarets du Quartier Latin. Les textes des autres, d'abord, puis très rapidement ses propres compositions. Quartier Latin, Odéon, Saint-Germain des Prés, Boul'Mich' : autant de quartiers parisiens chargées de mémoire et sur lesquelles Dany et ses amis musiciens battent le pavé, les mirettes chargées de hauts d'affiches, de public applaudissant à tout rompre et de salles combles.

Cabaret

Faisant ses débuts aux Trois Maillets, le cabaret germanopratin de Jacques Boni, le jeune homme s'entend répéter par le propriétaire : « sois brillant, Dany ! » avant d'entrer en scène. Une exhortation qui l'inspirera plus qu'énormément. « Dany Brillant », en effet, ça sonne un peu comme le nom d'un héros de roman noir de Léo Malet, ça évoque le jazz, les arrière-salles enfumées des piano-bars, les femmes fatales aussi vénéneuses que glamour, le pavé du Quartier Latin et le surin vite dégainé par un marlou de Montmartre. Pour Dany, ce sera plus qu'un pseudonyme, mais carrément un nom en parfaite corrélation avec l'univers artistique qu'il aime tant. Adjugé, Dany sera désormais Brillant.

L'minot du Boul'Mich'

Contribuant à restaurer l'ambiance « parigote » des Trois Maillets avec ses airs un peu surannés ressuscitant le Paname de Vian, Dany Brillant devient l'un des piliers du cabaret et l'une des attractions majeures de Saint-Germain des Prés. Repéré par Warner, Dany compose et enregistre son premier album en 1991, C'est Ça Qui Est Bon. Deux titres sont retenus par la maison de disques pour tourner en boucle sur les ondes : « Viens à Saint-Germain » et, bien sûr, « Suzette ». Le succès est immédiat et Dany assume parfaitement le rétro de ses compositions. Aucun cliché germanopratin n'est oublié dans les clips des morceaux tirés de l'album et l'artiste aux cheveux gominés et à la mèche rebelle devient une vedette à travers tout l'Hexagone. Un second album, en 1993, montre cependant les limites de l'exercice artistique : de l'aveu rétrospectif même de Dany Brillant, C'est Toi, ne se démarque pas vraiment de C'est Ça Qui Est Bon et, en dépit d'un succès d'estime, le public semble estimer que Dany Brillant ne sera l'artiste que d'un seul album, ayant opportunément surfé sur un courant porteur, mais destiné à un oubli rapide.

Havana Affair

Posant ses valises à La Havane, Dany Brillant explore la culture musicale cubaine en vue d'un troisième album, aux sonorités latino et créoles, inspiré tant par la salsa que la bossa nova. Prenant tout son temps pour composer ce qui sera, pour lui, l'album du come-back, Brillant ne sort Havana qu'en 1996. Travaillé, ciselé, peaufiné, ce troisième album marque le retour de Dany Brillant sur la scène hexagonale, porté par le titre « Quand je vois tes yeux ». En avance sur la déferlante « latino », Dany Brillant enchaîne tournées et galas et retrouve la faveur du public, d'autant que Havana ne constitue en rien un reniement, mais plutôt une extension des univers musicaux qu'il avait explorés jusqu'à présent. Son retour en grâce est également synonyme de respectabilité aux yeux de la profession qui n'avait vu en lui qu'un produit jetable, difficilement exploitable après le carton de « Suzette », cinq ans plus tôt. Contacté par le cinéma, Dany Brillant fait quelques incursions dans le domaine de la composition de bandes originales pour les besoins du Nouveau Monde ou de Des nouvelles du Bon Dieu de Didier Le Pêcheur. En revanche, malgré ses années au Cours Florent, sa participation devant la caméra se limitera à quelques figurations ou apparitions en forme de clin d'oeil.

Dolce Vita under the Sun

Nouveau Jour (1999), que l'artiste considère comme son disque le plus abouti, évoque indubitablement les fragrances londoniennes de la nouvelle scène anglaise. Si l'auteur est toujours aussi motivé par l'idée de faire danser son public, Nouveau Jour lui permet surtout de muscler la puissance de ses textes, point qui péchait le plus dans sa discographie où les paroles n'étaient que de vagues prétextes pour servir de support à la mélodie. Après le brouillard londonien, c'est vers le soleil italien que Dany Brillant s'en va pour vivre la « dolce vita » à laquelle il consacrera son cinquième album. Hommage à Sinatra autant qu'à Morricone, Dolce Vita (2001) s'inspire aussi bien de la musique traditionnelle italienne que du folklore pop italo-new-yorkais ou des bandes originales de western-spaghetti. Sachant jouer des clichés, Brillant ne livre pas ici une énième redite sur le thème d'une Italie fantasmée, mais plutôt une série de clins d'oeils sur la perception de ce pays à travers son cinéma et sa culture populaire.

Dany around the world

Paris, La Havane, Londres, Rome... le Dany Brillant Flying Circus choisit de s'arrêter à la Nouvelle-Orléans pour les besoins de son sixième album, qui paraît en 2004. Qui dit « New Orleans » dit jazz, et c'est donc sous cette influence que l'auteur entame la composition d'un album logiquement nommé... Jazz... à la Nouvelle Orléans. Nouveau succès pour l'artiste qui fidélise son public (cela fait longtemps que les émissions de variétés ne l'invitent plus guère et que l'intéressé s'en soucie comme d'une guigne, remplissant les salles sans promotion tapageuse. Jazz, mambo et fox-trot ayant été ses inspirations majeures pour Jazz..., Dany Brillant songe à un medley de toutes les musiques qu'il aime pour son septième opus. S'inscrivant dans la mode des reprises, il entame la composition d'Histoire d'un Amour, qui sort en 2007. Tango, bolero, swing, fox-trot, mambo, boogie-woogie sont donc à l'honneur pour ce grand pot-pourri musical un peu daté qui évoque indéniablement les années 50. Que des reprises, donc, de « Volare » à « Viens danser », explorant le meilleur de la musique rétro de la côte Est américaine, de France, d'Italie ou d'Amérique latine, mais toujours arrangées à la sauce Brillant. Nouvelles dates, nouvelles tournées, samba sous le bras et mambo en bandoulière que Dany Brillant repart alors sur les routes, de Paris à Carthage, à la rencontre des amateurs de charme rétro et aux nouveaux amateurs de sonorités oubliées, redécouvertes par l'artiste.

L'homme aurait pu n'être que l'interprète d'une chanson (« Suzette est l'arbre qui cache ma forêt », a-t-il confessé en interview) ou rester engoncé dans le carcan du crooner rétro à cravate-lacet. Il n'en est rien. Explorateur des contrées musicales négligées ou ringardisées trop vite, le brillant Dany continue son travail de prospecteur des sonorités enfouies sous les sables du temps. À la façon d'un Bob Morane de la musique, c'est avec patience que Dany Brillant époussette, reconstitue et se réapproprie les merveilles musicales des temps révolus pour mieux les faire revivre là où d'autres préfèrent les enfermer dans les musées virtuels de l'écoute, au nom de la sacro-sainte - et illusoire - argutie du « c'était mieux avant ». Souvent Rive gauche, toujours brillant, Dany n'en finit plus d'envoyer ses cartes postales des quatre coins du monde.

Paru à l'automne 2009, Puerto Rico est le premier disque de Dany Brillant consacré aux musiques latines. « On verra demain » est le premier single extrait diffusé en radio. Le crooner enchaîne avec le Salsa Tour dans les Zénith en janvier 2010, et une résidence au Casino de Paris du 16 au 28 mars. L'année suivante, le crooner globe-trotter effectue un retour sur ses vingt ans de carrière et part réenregistrer la crème de son répertoire à Miami avec l'équipe de production de Ricky Martin. Le résultat est la compilation Viens à Saint-Germain qui revisite ses tubes à la mode latino dansante du moment. L'album paru en septembre 2012 est suivi d'une tournée anniversaire au printemps suivant. Copyright 2014 Music Story Benjamin D'Alguerre


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