Après un très bon numéro 17 (
Daredevil, Tome 17 : Sans peur), je me demandais ce qui attendait le lecteur dans ce numéro 18. Autant le dire : il ne s'agit pas d'un numéro d'une importance capitale, même si Matt Murdock reprend du poil de la bête.
Pour faire court, Matt Murdock commence à disjoncter, à perdre son sang-froid et à déprimer après que son épouse, Milla, a été internée. Ses proches, dont Luke Cage (alias Powerman) tentent de l'aider à se ressaisir, et une affaire criminelle aux ramifications insoupçonnées va enfin lui donner cette chance.
Si l'histoire principale (la troisième de ce tome) reste de grande qualité, dans la lignée d'un bon polar, même s'il n'y a pas de surprise de taille, j'ai été déçu des deux premières histoires par lesquelles débute ce recueil : la première n'est pas vraiment une réussite graphique, loin s'en faut. Quant à la seconde ("Le Sang de la Tarentule", avec Black Tarentula comme personnage principal), elle est plus que dispensable, autant en termes de dessin (Chris Samnee) qu'en termes de scénario (Ed Brubaker et Ande Parks).
Panini Comics a trop souvent tendance à faire du remplissage afin de maintenir le prix des livres à un certain niveau, et c'est relativement pénible.
Un petit mot final sur la traduction, qui est d'assez bonne qualité, ce qui a tendance à se perdre dans les comics.