11 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile
1.0 étoiles sur 5
Le One More Day de Daredevil avec un zest d'Onslaught ... (attention spoilers ), 22 juillet 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Daredevil, Tome 22 : Shadowland (Broché)
Ce commentaire couvre la sage Shadowland parue dans DD 309-312 et Shadowland 1-5.
A la fin du run de Brubaker , on atteignait déjà des sommets d'absurdité concernant Daredevil . Celui-ci devenait le leader de La Main en espérant que les ninjas l'aiderait à maintenir l'ordre dans Hell's Kitchen.
A la fin de cette histoire, Joe Quesada, qui en 1998 avait relancé brillamment la série, justifie cette saga comme l'apothéose du run de Bendis , une remise à plat " excitante" de l'univers de Matt Murdock ...
DD a la brillante idée d'établir au sein de Hell's Kitchen une citadelle nommée Shadowland . Suite à la débandade de Norman Osborn , il instaure au sein de son quartier une loi martiale qui terrorise les délinquants .Après avoir sauvagement tué Bullseye , Murdock sombre du côté obscur et se met en tête de tuer ses anciens amis qui tentent de le raisonner . Ils découvriront qu'en fait Daredevil est possédé par un esprit maléfique de La Main ...
Comme dans la saga Onslaught qui voyait le professeur Xavier détruire New York possédé par les mauvaises pulsions de Magneto , Daredevil est partiellement innocenté de ses mauvaises actions histoire de prévoir son retour dans quelques cinquante numéros .
C'est paradoxalement Murdock le grand perdant de cette histoire : il ne reste rien de notre héros qui apparait comme une coquille vide bête, brutal et paranoïaque. Son glissement vers le mal n'est jamais réellement décrit. En face de lui, Marvel se déchaine avec les featurings gratuits et inutiles. Si l'on peut comprendre que Spider-Man , Luke Cage et Elektra viennent aider leur ami , il faudra m'expliquer ce que viennent faire Misty Knight , Moon Knight , le Punisher, Shang Shi et Wolverine dans cette galère .
Pendant ce temps la série, qui était un havre de réalisme dans un univers Marvel multipliant les events farfelus, s'immerge dans le pathétique.
Dakota North se bat maintenant au fusil à pompe et réussit à piéger des ninjas ; Ghost Rider intervient, libéré par le Kingpin , Foggy escalade à mains nues la citadelle pour parler à Matt , Daredevil entreprend de ressusciter Bullseye après l'avoir assassiné pour en faire son allié , Black Panther après avoir assuré l'intérim des Fantastiques se pose le nouveau DD...
Tout cela finalement est très prévisible. A peu près tous les dix ans Matt Murdock pète les plombs. Chez Miller il faisait croire à ses amis qu'il était mort. Chez Nocenti , après Inferno , il quittait New York pour la campagne . A son retour, il perdait la mémoire et se mit à boxer sous le nom de son père ...
Chez Chichester et De Matteis, il simulait sa propre mort pour protéger ses amis , endossait un costume en acier et sombrait dans la schizophrénie . Lorsque il revint à la vie civile sans que cela dérange l'état civil New Yorkais de voir l'avocat ainsi ressuscité, il voudra , drogué par Mysterio, tuer un bébé .
Oui ! Je sais, on est dans le monde des Comics ! Mais quand même ! L'arc de Bendis malgré quelques défauts, ramenait un peu de cohérence dans tout ce foutoir ... Ben Urich avançait la thèse, enfin nommée, que Murdock souffrait de dépression nerveuse. Nous étions dans une ambiance de polar avec un super héros sans pouvoir, exactement comme le début du run de Miller avant qu'il n'introduise ces maudits ninja.
Comme chez Spider-Man , Quesada via Andy Diggle casse ses jouets avant de quitter Marvel . Alors que l'univers Marvel se remet à peine de Civil War , on peut quand même s'étonner de cette histoire qui voit un héros mettre sa ville à feu et à sang sans être plus inquiété que cela...
Billy Tan propose un style agréable et cohérent si l' on considère qu'il a à dessiner une flopée de Ninjas , de héros et New York détruit . Cependant le côté vaguement manga ne sied pas à l'univers de DD (j'insiste) ... Roberto De La Torre s'en tire mieux avec un mélange des styles de Maleev et Lark . J'ai quand même du mal avec son Kingpin et son manteau à plumes... Je n'ai pas aimé les couvertures de Cassaday confondantes de simplisme.
A la fin de cet Arc Murdock descend barbu d'un bus à la campagne et entreprend une énième reconstruction de sa vie . En espérant qu'il y trouve enfin un bon psy (et un bon scénariste) ...
A la fin de cet arc , je me suis surpris à paraphraser Brando dans Apocalypse Now : "l'horreur , l'horreur" ...
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui
Non
3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile
1.0 étoiles sur 5
Une descente aux enferts pour Daredevil malheureusement pour le lecteur aussi..., 10 août 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Daredevil, Tome 22 : Shadowland (Broché)
Quesada et Bendis se livrent encore une fois à un grand déballage, un "event" de plus pour Marvel qui ne compte plus que sur l'aspect "impactant" de ces "soi-disants" évenements pour vendre (pour combien de temps encore?) de la soupe.
Daredevil est victime là encore d'un scénario médiocre, déja vu (le personnage qui sombre du côté obscur). Le tout sans émotions. On ne ressent aucune empathie en lisant cet arc, Matt Murdock et ses ninjas agissent d'une façon simpliste au possible.
Des policiers se font passer pour des "ninjas" (et du coup possédes inexplicablement leurs facultés), Foggy Nelson se transforme en alpiniste chevroné...
Daredevil "victime" de son démon (combat interieur qui aurait pu être dépeint pour rendre la chose un minimum interêssante) n'exprime aucunement sa "souffrance" hormis quelques grimaces en fin d'album. Le seul changement visible de cette prise de pouvoir démoniaque est le costume noir et les yeux rouge(noir = méchant pour ceux qui n'aurait pas saisit la subtilité du scénario) et comble du ridicule les cornes de son masque qui s'allongent de plus en plus (tel un Pinochio, plus l'histoire s'enfonce dans l'absurde et les incohérences plus les cornes du personnage poussent).
Les personnages "guest-stars" se livrent à de ridicules combats inutiles et on se demande d'ailleurs ce que vient faire un Punisher "volant" au secours de "super-héros" qu'il s'est toujours éfforcé d'éviter jusqu'il y a peu.
Le Caid adopte un style vestimentaire "Hip-hop" ridicule digne d'un Mac de serie B, la Panthére Noire devient le "remplacant" (faudra qu'on m'explique)de Daredevil, ce dernier fuyant "incognito" comme à son habitude désormais dans la serie (voir le résumé de mon confrére ci-dessus).
Bref, Marvel ne doit pas s'étonner de voir les ventes de ses comics s'éffondrer. Les comics en France souffraient d'une image négative dans les années 70 et 80 ce qui était d'ailleurs injuste aux regards des formidables artistes et scénaristes qui oeuvraient alors sur les séries phares(X-men, Daredevil, Spiderman, 4 Fantastiques, Vengeurs, Iron Man). Paradoxallement, aujourd'hui les comics ont "acquis" une respectabilité, une reconnaissance publique (grâce aux créateurs de cette époque), le grand publique les découvrent sur le grand écran, et les "créateurs" actuels s'autocongratule pour le formidable travail accomplit alors qu'ils pillent et épuise ce qui faisait la force et l'originalité des comcis.
Jamais le niveau de ces comics n'ont été aussi pauvres et médiocre dans leurs grandes majorités. Les personnages perdent tout attraits et toutes inovations à disparus...
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui
Non