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Un excellent choix d'oeuvres de Darius Milhaud, dont plusieurs dirigées par le compositeur, 17 janvier 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Darius Milhaud : Six Petites Symphonies (CD)
Darius Milhaud (1892-1974) affirmait être né à Aix-en-Provence, peut-être par amour pour cette ville, mais, selon d'autres sources, il serait en réalité né à Marseille. De 1909 à 1915, il est élève du Conservatoire de Paris, où il a comme professeurs Charles-Marie Widor (1844-1937), André Gédalge (1856-1926) et Paul Dukas (1865-1935), et fait à cette époque, en 1912 exactement, la rencontre du Paul Claudel. Atteint de rhumatismes, il est réformé de l'armée. Claudel, ministre plénipotentiaire à Rio de Janeiro, l'invite alors à devenir son secrétaire ; Milhaud accepte, et c'est à cette occasion qu'il découvre les musiques sud-américaines, pour lesquelles il s'enthousiasme et dont on retrouve des traces dans plusieurs de ses oeuvres. De retour à Paris, il s'associe au « Groupe des Six », groupe de compositeurs parrainé par Erik Satie (1866-1925) et qui comprend également Louis Durey (1888-1979), Arthur Honegger (1892-1955), Germaine Tailleferre (1892-1983), Francis Poulenc (1899-1963) et Georges Auric (1899-1983). Il a également fréquenté les poètes Léo Latil, Francis Jammes, et André Gide. Il voyage énormément, et découvre en particulier le jazz aux Etats-Unis en 1922. Il s'intéresse également au cinéma, pour lequel il écrira plusieurs musiques de film. Parce qu'il est juif, il part en 1940 pour les Etats-Unis, et ne reviendra en France qu'en 1947 ; il se verra alors offrir un poste de professeur de composition au Conservatoire de Paris. Il est mort à Genève mais, selon ses souhaits, il est enterré à Aix-en-Provence.
L'argument de « L'Homme et son désir », composé entre 1917 et 1918 alors que Milhaud se trouvait au Brésil, est de Paul Claudel, et se déroule dans la forêt amazonienne. La partition, l'une des oeuvres majeures du compositeur, est écrite pour quatre voix (sans parole), un petit orchestre et un fort effectif de percussions (dont un fouet et un sifflet !), et s'inspire des musiques sud-américaines. La création eut lieu le 6 juin 1921, avec une chorégraphie de Jean Börlin, par les Ballets suédois, sous la direction orchestrale de Désiré-Émile Inghelbrecht.
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