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Le succès mondial d'Eminem (plus de 10 millions d'albums vendus) a donné des idées à la concurrence, et notamment au concurrent direct de Dr Dré, le prolifique Timbaland. Le magicien des consoles a lui aussi déniché un rapper blanc et provocateur en la personne de Bubba Sparxxx, incarnation du "redneck", le bouseux de l'Amérique profonde. Si le flow reste très correct (sans atteindre la vélocité de celui d'Eminem), le premier clip, où l'on voit Bubba Sparxxx se vautrer dans une porcherie, donne une idée de la profondeur de son inspiration. Focalisé autour de quelques tubes comme le très white trash "Ugly",
Dark Days Bright Nights brille moins par ses rimes que par ses beats, rythmiques futuristes, battements puissants et déstructurés, ficelés par le prodigieux Timbaland. Ce qui est déjà suffisant pour en faire un album au-dessus de la moyenne hip-hop.
--Julien Silk
Critique
Bubba Sparxxx balance son flow direct, tel un Eminem hardcore, sur
Dark Days, Bright Nights. Retravaillé à la sauce Timbaland,
Dark Days, Bright Nights s'avère être un bon album de rap sudiste, aux rythmes crunk passablement énervés.
Sur
« Ugly », Bubba Sparkxxx recycle
« Get UR Freak On » avec l'aide de Missy Elliott en personne. Bubba Sparxxx excelle ensuite à compter ses histoires de petit gars du sud, de "petit blanc" délinquant, habillé comme un taulard de série B rêvant d'actrices porno.
Dark Days, Bright Nights renvoie à une réalité typiquement américaine, il est alors difficile d'apprécier pleinement cet album sans se référer aux textes. Bubba Sparxxx est doué, son positionnement à l'extrême droite de Eminem n'est pas forcément sa meilleure idée, surtout que musicalement
Dark Days, Bright Nights devient vite répétitif.
François Alvarez - Copyright 2012 Music Story