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5.0 étoiles sur 5
Mythique, 24 décembre 2003
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Peut être l'album du siècle. Plus on le connaît, plus on l'aime. Ce groupe avait bien compris qu'un album est d'abord un tout dont chaque chanson dépend des autres. Voilà pourquoi un best of de Pink Floyd est une aberration. Alors si en plus chaque morceau est un monument... Le thème de Breathe qui revient pas mal dans l'album procure un bien être paradisiaque. On The Run rappelle qu'ils font parti des précurseurs de la musique électronique (ainsi que tous les bruitages). Les 2 morceaux vraiment rock sont excellents : Time et Money qui malgré sa réputation d'intrus dans l'album, a largement sa place. Dans cet album il y a peut être aussi la meilleure chanson jamais entendue : The Great Gig In The Sky. C'est en tout cas la plus émouvante que je connaisse. L'analogie avec un orgasme est également frappante. Us And Them est presque aussi touchante avec un refrain d'une puissance rare. Enfin l'apothéose avec Brain Damage (the lunatic is on the grass) et Eclipse qui clôture triomphalement l'album.
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5.0 étoiles sur 5
un chef d'oeuvre..., 13 janvier 2008
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dark side : c'est la vie... tout simplement. tout y est: un battement de coeur, la joie, la tristesse, la folie, le temps qui s'écoule, l'argent, l'hypocrisie, l'amour,l'amitié, la guerre,la mort... oui dark side parle de tout ça...et en plus, sur une musique magique et envoutante. waters, gilmour, wright, mason, nous ont peaufiner une merveille. ce n'est pas juste un album à écouter... car plus on l'écoute, plus on l'aime, plus il est "en nous", plus on le ressent.à chaque écoute on découvre toujours quelque chose et on ne s'en lasse jamais... album à posséder pour tous ceux qui aime la musique...
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7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Une musique venue d'ailleurs ?, 14 janvier 2011
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« Gini ... Pink Floyd ... un goût et une musique venus d'ailleurs ». Le « partenariat », signé pour la tournée européenne du Floyd en 1974, avec l'espèce d'eau de Javel aromatisée pour ados des années Giscard, fut moyennement (doux euphémisme) apprécié par les fans, et le groupe s'empressa de résilier le contrat publicitaire ...
De ce côté-là aussi, le Floyd faisait tomber toutes les barrières, repoussait toutes les limites. Oh, certes, il n'y avait plus que quelques maniaques auditeurs du Grateful Dead pour croire que la musique devait être gratuite et éloignée de toute contingence matérielle, mais Pink Floyd allait enfoncer une porte (bien entrouverte, et depuis longtemps) où tous les autres groupes allaient s'engouffrer, ou du moins essayer... Le morceau-phare de « Dark side ... », « Money », et ses bruits de tiroirs-caisse en intro était en quelque sorte prémonitoire.
« Dark side ... » est un disque hors-norme, résultant d'un travail en studio jamais effectué auparavant. Relégués aux oubliettes les quatre mois d'enregistrement sur huit pistes de « Sgt Pepper's ... », les semaines à capter ce qui sortait de la cave de Nellcote pour « Exile ... ». Les possibilités infinies de la stéréo sont poussées dans leurs derniers retranchements par Alan Parsons, une console seize pistes est pour la première fois utilisée. Tout cela pour un disque dont tous les titres sont déjà joués depuis des mois en public. Le résultat dépassera tout ce qui était connu, et pendant dix ans, pas un vendeur de hi-fi digne de ce nom, ne fera une démonstration de matériel sans faire tourner « Dark side ... » sur la platine ... Il y aurait largement de quoi dépasser la longueur impartie à un commentaire, rien qu'en énumérant les bruitages, battements cardiaques, bribes de conversations, effets stéréo tourbillonnants sur la musique, de phasing sur les parties chantées. Un sujet de discussion à laisser aux maniaques du high-tech qui remplissent les forums de ratiocinations audiophiles au gré des rééditions et remastérisations du disque.
Non, « Dark side .. », c'est autre chose, beaucoup plus que du joli son ... Le Floyd place la barre très haut, trop haut en tout cas pour tous les besogneux qui croupissent dans le marigot du rock progressif, genre dans lequel le groupe se retrouvait plus ou moins étiqueté. Les rôles dans Pink Floyd sont pour la dernière fois bien définis : Waters s'occupera du concept et des textes (la paranoïa, le repli sur soi, l'incommunicabilité, thèmes que dès lors il ne cessera de développer jusqu'à plus soif), Gilmour et les autres peaufineront la musique. Chacun apporte sa pierre à l'édifice, « Dark side ... » est un disque collectif. Par la suite, les trois autres, le doigt sur la couture du pantalon, ne seront plus là que pour mettre en sons ce que leur imposera Waters ...
Le Floyd réussit en 1973 à faire une musique d'avant-garde (disque d'ambient ? de new age ? easy listening ? d'electronica ? de french touch ? ...) accessible à tous, cultivant au passage nombre de paradoxes. Sophistication extrême ? La plupart de ceux qui l'ont acheté dans les 70's l'écoutaient sur des électrophones au mieux dotés d'une paire de cubes en bois à une voie tenant lieu d'enceintes hi-fi ... Pas « facile », pas commercial, « Dark side ... » va se vendre par millions pendant des décennies. Européen, poussant au paroxysme des formes musicales typiques de l'Angleterre ou de l'Allemagne (prog et krautrock), le disque va rester douze ans dans le top 50 des ventes aux Etats-Unis ...
Hormis quelques glouglous de Moog aujourd'hui un peu datés, ce disque est toujours aussi neuf près de quarante ans après sa sortie. Il a marqué au fer rouge tous ceux qui étaient là pour l'entendre dans les années 70, c'était le disque des fins de nuit, quand on avait quinze ans, qu'on voulait faire et défaire le monde, mais qu'il fallait bien rentrer, et espérer pas croiser le vieux qui allait trimer dans les escaliers. Et ceux que le premier décollage stratosphérique de la gratte de Gilmour sur « Time » a laissés de marbre, ceux qui n'ont pas été scotchés à la première écoute de « Big gig in the sky », rythme de baise, voix de braise de Clare Torry, et bien ces gens-là ne doivent pas avoir d'oreilles, ou pire, de coeur ...
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