Henri a toujours su se rendre indispensable. Ses compositions de malfrat aux côtés de Lino, Alain, Serge, Jean-Pierre sont inoubliables. Extarordinaire dans le "Doulos, inévitable "dans "Le deuxième souffle", incontournable dans le "Samourai", étonnant dans les "Portes de la nuit",Henri s'est imposé comme un des chefs de file des deuxièmes rôles.
Là il devient proprement ébouriffant. Ces 3 minutes, où catcheur déchu, il roule dans le caniveau éclaboussant Romy pour ensuite mourir sous les yeux de la belle d'une attaque de fièvre palustre, ces minutes-là sont les meilleures de sa brillante carrière. Cela rappelle, de façon très indirecte mais très présente, la Massina dans la Strada.
Qu'en si peu de temps, autant de choses soient exprimées, c'est du grand art.