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De Rouge et de Noir : Les vases grecs de la collection de Luynes Broché – 18 novembre 2013


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Extrait

«RARES ET ADMIRÉS» :
LE DUC DE LUYNES ET LES VASES GRECS

Le duc de Luynes
«On a dit d'Honoré d'Albert, duc de Luynes (fig. I), qu'il était le dernier des grands seigneurs français (...). Un grand nom, une grande fortune, l'appréciation juste des devoirs que ces avantages imposent et les facultés nécessaires pour les bien remplir : - le goût des grandes et belles choses; l'influence territoriale et l'autorité scientifique; le sentiment raffiné des arts et la pratique de l'érudition; une répulsion instinctive pour tout ce qui était faux et de mauvais aloi, - le duc de Luynes avait tout cela; il avait, de plus, le sentiment des choses de son temps.»
Ceux qui se sont penchés sur la vie et la personnalité d'Honoré d'Albert, duc de Luynes (1802-1867) ne tarissent pas d'éloge, peut-être en réaction à la relative méconnaissance de ses mérites auprès du plus grand nombre. «Il n'a jamais été célèbre, et à plus forte raison populaire. On savait vaguement que, possesseur d'une immense fortune, il protégeait les arts, mais rien de plus. On ignore généralement que ce Mécène était un profond érudit, honoré par l'Europe savante.» C'est que le duc de Luynes est une figure atypique pour le XIXe siècle, celle d'un aristocrate chercheur, amoureux de la Grèce antique, d'un grand collectionneur qui publie lui-même ses collections, d'un mécène des artistes comme des savants, lui-même versé dans le dessin et dans la recherche scientifique et historique.
Sa naissance dans une des plus grandes familles de France ne le disposait pas à une vie de travail érudit. Il a une brève carrière militaire dans la compagnie des gardes du corps du Luxembourg, et des fonctions politiques locales lui ont longtemps tenu à coeur (membre du conseil général de Seine-et-Oise de 1836 à 1851), d'autant qu'il les doublait de libéralités, aidant par subventions et fondations la vie de ses concitoyens. Il considérait que cela faisait partie des obligations de son rang, consignées dans un carnet personnel intitulé D.D.R., «Devoir des Riches». En 1848, il accompagne la naissance de la Seconde République, se faisant même, en juin, garant de l'ordre à la tête du bataillon de la garde nationale de Dampierre. Élu député à la nouvelle assemblée constituante puis législative, le coup d'état du 2 décembre 1851 met un terme à sa carrière politique. Mais si elles l'en éloignent parfois, ses obligations ne l'empêchèrent pas de se consacrer, à l'incompréhension de son père «peu sensible à de tels amusements chez un grand seigneur», à son anticomanie.
Son goût se forme au milieu des oeuvres d'art et des livres rares des demeures familiales. Il mène sa vie principalement au château de Dampierre (fig. 2), construit dans la vallée de Chevreuse au XVIIe siècle par Jules Hardouin-Mansart; à Paris, il loge à l'Hôtel de Luynes et de Chevreuse (fig. 3), un des plus beaux hôtels de l'ancienne aristocratie de Saint-Germain, l'adresse la plus prestigieuse sous l'Empire avant l'exil de sa mère en 1808. Situé au 31-33 rue Saint-Dominique, cet hôtel du XVIIe siècle fut détruit en 1900 lors du percement des boulevards Saint-Germain et Raspail. Ses connaissances naissent aussi de ses voyages nombreux, en Italie d'abord, dès son plus jeune âge, aussi en Angleterre, et bientôt en Méditerranée orientale, en Grèce et jusqu'a la Mer noire. C'est pour lui l'occasion de voir de près les vestiges du passé, d'acquérir aussi des pièces de choix; il mène lui-même des fouilles avec l'architecte Frédéric Debacq à Sybaris et Métaponte en 1828. Brièvement archéologue de terrain, il va ensuite approcher le passé par l'étude des monuments, monnaies et objets, aidé par une parfaite connaissance des textes. C'est un des membres fondateurs de l'lnstituto di Corrispondenza Archeologica créé en 1829, qu'il finance également avec le duc de Blacas. À ce titre, il participe avec ses articles sur les monnaies, les vases ou les édifices disparus ou en ruine à la définition de l'archéologie moderne; ce premier institut entièrement consacré à la recherche archéologique a l'objectif de fonder une véritable discipline, de faire de l'antiquaire un archéologue, ce qui passe d'ailleurs par une opposition aux vues des collectionneurs. Il a également eu, très jeune, un premier poste officiel au Louvre, nommé en 1825 directeur adjoint au musée Charles X, chargé du classement des collections égyptiennes et grecques ; il en démissionne deux ans plus tard pour ne plus mener ses activités que selon ses choix. Élu membre libre à l'Académie des inscriptions et belles-lettres le 24 décembre 1830, il refuse ensuite toujours d'être élu dans toute académie, considérant que sa fortune lui dicte un rôle de patron, de mécène, et l'empêche de se considérer en vrai chercheur. Il aurait craint que les honneurs académiques lui fussent donnés en fonction de son rang plutôt que de ses mérites et il se glorifie de n'être qu'un «simple amateur, fort honoré d'être attaché à l'académie», lui qui est consulté par les plus grands savants européens pour la sûreté de son jugement. Dans le domaine de la céramique grecque, alors en plein renouveau après la découverte des milliers de vases sortis de terre à Vulci dès 1828, il publie tôt des articles, dont un important en 1832 qui lui permet de préciser l'état de ses recherches à la fois sur les procédés de fabrication, et sur l'histoire de la céramique antique telle qu'il pouvait la percevoir.



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