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le 27 octobre 2006
Le terme anglais "Bullshit" recouvre en français deux notions très proches, "le baratin", (l'art de dire du vent)et la "connerie".
Dans cet essai stimulant, le philosophe Frankfurt essaye de comprendre la spécificité du baratin par rapport au mensonge.
Il y parvient en s'appuyant sur des extraits de Pound, de Wittgenstein, et de Saint Augustin.
Cet essai bref, mais intelligent, est en tout point remarquable.
Ne faites pas attention au titre, sciemment provocateur mais rempli d'humour noir.
A lire absolument.
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1 sur 1 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
C’est un petit livre, tout petit livre, sur lequel on met la main parce que le titre intrigue et fait sourire : qu’est-ce que cet Art de dire des Conneries ? Et l’on s’aperçoit que c’est un art en plein expansion souriante…

Faisons bref : en 1984 ou 1985, Harry G. Frankfurt, professeur de philosophie de son état, rédige un article à destination de ses pairs, On Bullshit ; quelques années plus tard, un éditeur lui propose de le publier sous forme d’un livre, nécessairement mince et à la typographie aérée. Depuis, il a été traduit en français d’habile façon, le traducteur indiquant ainsi que le « bullshit » du titre américain se situe à mi-chemin entre le « baratin » et les « conneries ». Dont acte.

Continuons à faire bref : après avoir commenté un ouvrage relatif à la fumisterie, proposé deux ou trois exemples littéraires permettant de bien distinguer le « bullshit » du mensonge, Frankfurt arrive à une conclusion pour le moins étonnante mais d’une lucidité absolue lorsqu’on s’y arrête deux minutes : le mensonge est moins grave que le baratin parce que le premier au moins entretient un rapport, même s’il est négatif, à la vérité, tandis que le second n’a aucun rapport à celle-ci, étant donné qu’il s’élabore sans lui accorder la moindre attention.

Bon, c’est un peu abrupt, et ça n’empêche en rien le mensonge d’être répréhensible, mais si on pense deux minutes, à l’ère du tout-au-média, télévisuel ou web 2.0, on s’aperçoit que 1° les baratineurs sont légion (qui n’a jamais donné son avis sur une question à laquelle il ne connaît quasi rien ? faut-il vraiment souligner le cas des artistes interrogés sur des questions géo-politiques ou sociétales cruciales à une heure de grande écoute ? insister lourdement sur les spécialistes en tout, et donc en rien, qui pullulent sur les réseaux sociaux ?) ; 2° leurs avis sont écoutés et répercutés, véritables bombes intellectuelles prêtes à exploser littéralement pour un oui ou pour un non.

Pour mieux comprendre le fonctionnement spectaculaire du monde ultra-médiatique qu’est le nôtre, mais aussi pour ré-apprendre la modestie et le silence au moment de prendre la parole sur certains sujets mal ou pas connus, ce bref essai devrait être une lecture obligatoire.
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VINE VOICEle 30 août 2007
Si vous ne savez pas bien où vous vous situez, lisez cet essai et vous distinguerez mieux à laquelle de ces familles vous (ou votre patron, votre député, votre voisin,...) vous situez !

Cet essai, qui se lit d'une traite, est aussi intelligent que revigorant !
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le 3 janvier 2011
Je n'ai pas lu la traduction mais le texte original est superbe et unique en son genre. J'aurais bien été embêté de devoir traduire « bullshit ». Du pipeau, peut-être ? Des foutaises ? Des salades ? En fin de compte, j'aurais peut-être inventé un néologisme. La bouse.
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le 27 mars 2015
Un tout petit bouquin pétillant d'intelligence à lire de préférence dans sa version originale car certaines expressions américaines sont souvent intraduisibles dans leur totale subtilité. L’exemplaire d'occasion que j'ai reçu est comme neuf.
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le 16 juin 2010
Ce livre constitue une traduction française de "On Bullshit", un essai philosophique qui est devenu un genre de bestseller. (On le trouve aisément avec un moteur de recherche.)

L'essai propose principalement une analyse langagière du concept de "bullshit". Plus précisément : une analyse des conditions nécessaires et suffisantes requises pour appliquer le concept de "bullshit" correctement. ("Langagière" ne signifie pas linguistique. Comme le faisait remarquer John Austin, lorsque nous examinons dans quelles situations nous utilisons quels mots, nous ne nous occupons pas simplement de mots. Nous nous occupons alors tout autant des réalités qu'ils désignent ou constituent.)

Frankfurt prétend que les "bullshitters", bien qu'ils se présentent comme des gens cherchant à communiquer de l'information, ne le sont pas du tout. Ils sont plutôt, en fait, des imposteurs qui cherchent à manipuler les opinions et les attitudes de ceux auxquels ils s'adressent. Ils cherchent donc avant tout à parvenir à cette manipulation. Par le fait même, ils sont plus ou moins indifférents au fait de savoir si ce qu'ils disent est vrai ou faux. Leur auditoire l'est parfois tout autant.

Dans le livre, Frankfurt aborde aussi quelques questions plus ou moins périphériques à sa principale réflexion. D'une part, il tente d'articuler la distinction entre mensonge et "bullshit". Ensuite, il suggère quelques raisons pouvant expliquer la prévalence et la persistance de la "bullshit" dans notre culture. Enfin, il soutient que la "bullshit" constitue une menace plus insidieuse que le mensonge à la vie civilisée.

On peut penser que l'essai a rencontré un large public, malgré le fait qu'il soit un texte philosophique assez pointu, parce que chacun d'entre nous a trop souvent l'occasion de rencontrer de la "bullshit". Lorsque nous rencontrons les discours de politiciens et de vendeurs, bien évidemment. Mais aussi dans toute une série de circonstances moins évidentes.

Que penser de la traduction ? Je ne l'ai pas lu, mais je ne parierais certainement PAS sur sa qualité. L'essai porte avant tout, je le répète, sur le sens d'une seule notion, la "bullshit". Sur son sens exact, à distinguer du sens de notions proches. On pourrait supposer que le traducteur aurait commencé son travail en prenant tout le temps nécessaire pour trouver le terme (ou les termes) permettant de restituer justement "bullshit". Or il n'en est rien : il a choisi de traduire cette notion par "connerie". (J'imagine que le "dire des conneries" du titre est supposé traduire le verbe "to bullshit".) Or n'importe quelle personne un tant soit peu à l'aise en français et en anglais vous dira que "connerie" n'a PAS le même sens que "bullshit".

Bien sûr, il est possible que la traduction de l'ouvrage rencontre des difficultés en raison de la nature même de l'exercice proposé : il est aisé de comprendre qu'il n'existe pas de terme français correspondant point par point au terme "bullshit". Néanmoins, plusieurs termes auraient été mille fois plus appropriés que "connerie" : "foutaise" ou "baratin", par exemple. On aurait aussi pu franciser le terme et ses dérivés, en utilisant des termes courants en québécois : "boulechitte", "boulechitter", etc. Il aurait aussi été possible, tout simplement, de ne pas traduire le terme, ce qui aurait donné un livre français sur les conditions d'utilisation d'un terme anglais dans les sociétés anglophones.

Étant donné que le principal terme de l'essai est mal traduit, que peut-on penser du reste de la traduction??!! En attendant de pouvoir lire en français le texte de l'auteur, il vaut donc mieux se référer au texte original.

(4 étoiles pour l'essai, 1 étoile pour la traduction.)
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