Un bon livre sur l'intelligence et la sensibilité des chevaux, un équilibre réussi entre émotion et raison. La dernière partie du livre est surprenante. Maria Franchini a exhumé des travaux oubliés du siècle dernier, dont le moins qu'on puisse dire est qu'ils suscitent la réflexion et le désir de creuser la question. Le cas de Hans, le cheval de Wilhem von Ostein, est souvent cité dans la littérature, pour être réduit aussitôt par une explication scientiste qui n'éclaire au mieux qu'une petite partie du phénomène. Les expériences ultérieures de Krall ne sont que très rarement mentionnées, sinon pour être évacuées avec encore plus de célérité. On peut espérer que le succès de ce livre amène un éditeur à investir dans la traduction des documents originaux de Krall, que tout lecteur curieux non germanophone aimerait avoir en main pour étudier.