Une écologie de prédation ?
Où l'auteur s'émerveille devant l'andromède paniculée et où il écrit p 44 : " on dit qu'il incombe aux américains " de travailler la terre vierge " , et que l'Agriculture, ici, prend déjà des proportions inconnues partout ailleurs ". Je pense que le fermier supplante l'Indien parce qu'il rachète la prairie, et se rend ainsi plus fort et, dans une certaine mesure , plus naturel" .
Ou encore, je cite :" les vents soufflaient sur les champs de maïs de l'Indien dans la prairie, et lui indiquait la voie qu'il n'eut pas la capacité de suivre .Il n'avait pas de meilleur outil avec lequel s'implanter dans le pays qu'une coquille de palourde . Mais le fermier est armé d'une charrue et d'une bêche ".p 45
Un ethnocentrisme qui laisse songeur .
Une écologie de petit blanc qui en oublie qu'il est l'occupant d'une terre qui ne lui appartient que par la force des armes et non pas par la charrue ou la bêche comme il aime à le faire accroire ( p 45 ) .
Qu'il se promène des heures sereinement dans la nature afin de méditer sur son sort d'homme libre, foulant le sol qui a bu le sang de l'indigène , inconsciemment complice d'une extermination programmée et rondement menée .
De l'amérique actuelle, celle de 2012 , l'écrivain américain thomas Sanchez dit qu'elle est : " politique qui monte à l'assaut ".Ces passages du livre de Thoreau préfiguraient-ils cette Amérique de carnage ?
C'était pourtant beau les bisons courant librement dans la prairie , les Indiens qui pratiquaient avant l'heure une écologie raisonnée de subsistance .
De belles ballades pour l'homme blanc civilisé , des réserves où se meure la vie pour le sauvage ( celui qui aime à vivre sans containtes selon Thoreau ) , le vrai !
Autre auteur américain à lire :
Mille femmes blanches : Les carnets de May DoddEt l'on constate que le civilisé a une vision étrange du naturel .