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Commentaires client les plus utiles
9 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Brillant,
Par Lorenzzo "Laurent Gersztenkorn" (Fontainebleau France) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : De la sagesse tragique - Essai sur Nietzsche (Poche)
Un livre éclairant la philosophie de Nietzsche avant d'aborder les œuvres complètes de celui ci plus le voyage lumineux de Michel Onfray et personnel sur la réhabilitation de ce grand philosophe. A ne rater sous aucun prétexte!
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29 internautes sur 34 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Un essai court et essentiel,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : De la sagesse tragique - Essai sur Nietzsche (Poche)
Malgré plusieurs erreurs sur des détails, ce livre est une première approche excellente de l'oeuvre de Nietzsche, qu'il faudra cependant complèter par une étude plus approfondie des grands thèmes et des grands textes. On pourra avant tout ici entrer dans la façon de penser nietzschéenne, se familiariser avec sa vision du monde et ainsi comprendre la cohérence d'une oeuvre aussi touffue.On regrettera uniquement que l'enthousiasme de l'auteur ne l'amène parfois à occulter certains aspects de Nietzsche qui ne correspondraient pas à sa lecture du philosophe. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
8 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
« La leçon de Nietzsche émancipe »,
Par J-michel Tartayre (Toulouse, France) - Voir tous mes commentaires (TOP 500 COMMENTATEURS) (VRAI NOM)
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Ce commentaire fait référence à cette édition : De la sagesse tragique - Essai sur Nietzsche (Poche)
On doit dire du philosophe Michel Onfray qu'il rend son lecteur intelligent. En témoigne ici son analyse circonstanciée de la pensée nietzschéenne et le portrait qu'il dresse de l'auteur d'Ainsi parlait Zarathoustra. À cet égard, le discours d'Onfray s'organise autour de deux axes majeurs de réflexion respectivement intitulés : « Les orages négateurs » et « La grande santé ».Dans le premier cas, Michel Onfray met en avant la valeur négative des systèmes de pensée qui fondent la rhétorique « civilisatrice », pour ne pas dire « colonisatrice », à partir de laquelle se sont construites et forgées les moeurs ou les règles de vie des sociétés occidentales depuis deux millénaires, et contre laquelle argumente le philosophe allemand, en particulier celle qui caractérise le christianisme et le socialisme en son temps. Dans le second cas, au contraire, il fait ressortir les idées inscrivant le propos de Friedrich Nietzsche dans la dynamique constructive d'une interprétation du monde et de soi-même qui se concentre sur la réalité de l'individu perçu comme un véhicule d'énergie vitale et d'instincts qu'il appartient à ce dernier de contrôler et de sublimer pour faire de soi-même « une oeuvre d'art », participant de la sorte des valeurs et des principes qui composent la nature du surhomme. Dans sa préface, Onfray confie avoir eu, dès son adolescence, une proximité avec la pensée nietzschéenne et tâche de s'en expliquer la raison après s'être demandé : « Pourquoi étais-je nietzschéen ? Comment l'étais-je ? » Il y répond en s'avouant avoir été fidèle au philosophe allemand, d'aimer en lui « l'école d'énergie, la célébration de la force, le culte de la vigueur, la grande santé, le débordement vital : le consentement à la vie jaillissant partout sous la plume du penseur. » Onfray fut très tôt séduit par le pouvoir émancipateur du discours nietzschéen et prend à ce titre sa défense, sous la forme d'un plaidoyer contre les contempteurs de tous bords qui, sortant allègrement des limites de l'interprétation, pour le dire avec le vocabulaire d'Umberto Eco, firent de lui le précurseur de l'idéologie nazie. Onfray explique que pareille erreur fut en partie déterminée par la vile décision de la soeur du philosophe qui, après sa mort, s'en prit à ses oeuvres et en fit, dit Onfray, « un penseur récupérable par les camps les plus opposés aux siens : antisémites, pangermanistes, nationalistes et nazis. » Au-delà de la polémique, l'auteur de La sculpture de soi donne à voir du philosophe au marteau le sapeur de l'Occident, celui qui a philosophiquement mis en pièces ses fondements : « Nietzsche opère la première Révolution copernicienne digne de ce nom dans la métaphysique occidentale. Rien avant lui ne s'apparente à une telle frénésie de lucidité. » Au portrait du surhomme, qui suscita tant de dénigrements de la part des contemporains de Friedrich Nietzsche, Onfray apporte un éclairage édifiant qui met fin à tout abus d'ordre interprétatif : « Le surhomme, confirme-t-il, n'est donc pas ce fou furieux qui détruit et sème feu et batailles derrière lui. Il n'est pas un ferment de mort, ni l'ange de la décomposition [...] Au contraire, le cheminement du surhomme est familier des cimes et des solitudes, loin des rumeurs de ville et des passions grégaires. » Nietzsche se révèle également dans cet essai comme le philosophe célébrant le corps dans sa complétude et ses potentialités, lesquelles confèrent à l'esprit sa nature aérienne, légère, et joyeuse : « Ivresse ou extase, retrouvailles du corps avec lui-même, réconciliation par-delà toutes les aliénations, le souci nietzschéen consiste à promouvoir Dionysos contre le Crucifié, la Vie contre la Mort. » Il est enfin le philosophe qui fonde la modernité « un demi-siècle avant Freud ». En effet, Michel Onfray met en perspective les travaux de ces deux personnalités dans sa conclusion, disant que le philosophe allemand a souvent inspiré, voire influencé, Sigmund Freud dans nombre de ses analyses : « Nietzsche formule un demi-siècle avant Freud la mécanique contenue dans la seconde topique freudienne : le conflit entre un moi désireux d'expansion et un surmoi générateur de répression, puis l'origine du malaise existentiel dans cette antinomie. Nietzsche fonde résolument la modernité en prenant parti contre le surmoi, contre les instances mortifères cristallisées dans le social. C'est en cela que toute confiance en la Volonté de puissance peut être dite confiance - et vouloir - en une Volonté de jouissance. » Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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