En 1999, après son passage au sein de la formation de Robert Fripp qui donna 'The First Day', 'Damage' et son dernier album expérimental 'Approaching Silence', je sentais que David Sylvian n'allait plus sortir de disque sous son nom mais tranquillement se retirer dans sa campagne américaine.
Heureusement, il n'en fut rien.
'Dead Bees On A Cake' est certainement son album le plus créatif, le plus diversifié, ceci est d'autant plus flagrant qu'il n'a pas pu tout mettre sur ce disque et que les perles manquantes sont sorties dans 'Everything And Nothing' peu de temps après.
Je ne dis pas pour autant que c'est son meilleur album car il est à mon goût trop sucré, pas forcément homogène voire un peu fourre tout, contrairement au chef d'oeuvre que fut 'The Secret Of The Beehive'.
Ceci dit, David Sylvian m'a encore impressionné, avec pour commencer, une perle 'I Surrender', long morceau à l'habitude de notre maestro, qui remplit mon niveau d'exigence après tant d'années d'attente. La suite est ecclectique, avec quand même un peu de son rock comme dans 'Godman' et se termine en beauté avec le somptueux 'Wanderlust' hymne classique depuis.