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Death of a Ladies Man [Import]

Leonard Cohen CD

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Page Artiste Leonard Cohen

Discographie

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Photos

Image de Leonard Cohen

Biographie

Né le 21 septembre 1934 à Montreal (Canada), le fils de tailleur juif Leonard Cohen a connu plusieurs vies contenues dans la même écorce d'homme.

Lycéen amateur de country et de flamenco, il change de rayon lorsqu'il découvre la poésie de Garcia Lorca. En dix ans, Leonard Cohen trouve le temps d'écrire quatre recueils de ... Plus de détails sur la Page Artiste Leonard Cohen

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70 albums, 11 photos, discussions, et plus.

Détails sur le produit


1. True Love Leaves No Traces
2. Iodine
3. Paper thin Hotel
4. Memories
5. I Left A Woman Waiting
6. Don't Go Home With Your Hard-On
7. Fingerprints
8. Death Of A Ladies Man

Descriptions du produit

Amazon.fr

Attention ! Grand disque fou ! Imaginez plutôt : Leonard Cohen poète folk intimiste rentre en studio avec le nabab mythique Phil Spector connu pour ses productions pop néo-wagnériennes ("Unchained Melody" pour les Righteous Brothers, "River Deep Mountain High" pour Ike et Tina Turner...). La rencontre tourne parfois au cocasse, comme lorsque Cohen, Dylan et Ginsberg braillent de concert "Don't Go Home With Your Hard-On" soit dans la langue de Charles Péguy : Ne rentrez pas chez vous avec la trique !!! Mais la beauté et le lyrisme sont aussi au rendez-vous avec les somptueux "True Love Leaves No Traces" et "I Left A Woman Waiting", aux arrangements veloutés. Death Of A Ladies Man peut dérouter certains fans de Cohen, mais il ravira les plus curieux. --Hubert Deshouse

Critique

Le disque le plus controversé de son auteur, et aussi la perle cachée de sa discographie. Nous sommes en pleine année punk, et Cohen décide d’enregistrer ses nouvelles chansons avec Phil Spector. Comme pour en finir définitivement, lui aussi, avec les restes de sa réputation de chanteur minimaliste - il dira des punks : «Je les comprenais, je me suis aussi souvent senti la volonté de tout détruire». Ses relations avec le père du «Wall of sound» sont cordiales, mais il doit faire face aux tocades de Spector : «Une fois, il m’a mis un revolver sous la gorge, et l’a armé. Il m’a dit : Je t’aime, Leonard - j’espère bien que tu m’aimes, Phil, lui ai-je répondu». Une fois les enregistrements terminés, Spector confisque les bandes et mixe le disque tout seul («J’avais le choix entre engager ma propre armée privée et le combattre sur Sunset boulevard, ou laisser faire. J’ai laissé faire »). Résultat : un disque longtemps renié par son auteur même («une catastrophe»), et qui déconcerta même les fans les plus transis du Canadien. Ian McCulloch, leader de Echo & The Bunnymen, déclarera : «Ce type ne m’a jamais déçu, sauf sur son album produit par Phil Spector, et encore…».

Tout est sans doute dans le «et encore…», cette victoire arrachée au forceps par un disque sur l’intransigeant McCulloch, et sur l’auditeur en général. Le très beau «True love leaves no traces», qui ouvre le disque, est certes déconcertant : la voix de Cohen paraît noyée dans les orchestrations, et lui-même pousse davantage son chant que d’habitude, comme s’il voulait se mesurer aux trouvailles sonores de Spector, en pure perte, bien sûr. Le producteur ne lésine pas sur les moyens : saxophone, clochettes, arrangements de cordes et de bois omniprésents, arrangements countrysants («Fingerprints») chœurs énormes («Memories» ou «Don’t go home with your hard-on»). Cohen ne chante plus dans une chambre de bonne, mais dans un hôtel de luxe (et non pas un «Paper-thin hotel», troisième morceau du disque : «The walls of this hotel are paper-thin…») où se bousculent même Bob Dylan et Allen Ginsberg, invités à pousser les chœurs sur «Don’t go home with your hard-on». Et cette richesse ne va pas si mal au teint de Cohen, aussi émouvant dans la ferveur (« True love leaves no traces», «Memories») que dans la délicatesse de «I left a woman waiting» («Whatever happened to my eyes, happened to your beauty»). Quittant sa cellule de moine, le Canadien est prêt désormais à chanter au milieu du monde, dans une boîte de Las Vegas ou un club country de Nashville, sans rien perdre de sa délicatesse. Disposé à se transformer sans se renier : «They’re many parts of me to touch / You have your choice».      

Jean-Marie Pottier - Copyright 2014 Music Story

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