Né à Montbrison, dans la Loire, en 1925, Pierre Boulez s'oriente tout d'abord vers une carrière scientifique avant que sa passion naturelle pour le piano (qu'il pratique depuis sa prime jeunesse) ne l'amène au Conservatoire de Paris en lieu et place de l'Ecole Polytechnique qu'il avait initialement choisie. Étudiant sous la direction ... Plus de détails sur la Page Artiste Pierre Boulez
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Pierre Boulez est sans nul doute l'un des plus grands chefs pour diriger la musique française et celle de Debussy en particulier. Sa parfaite connaissance des partitions ainsi que son acharnement à régler les moindres détails de l'interprétation font de son interprétation un régal de raffinement. La direction de Boulez est à la fois souple et rigide. Il ne cède rien à ses musiciens et entraîne l'orchestre dans un tourbillon de couleurs et de rythmes animé par un souffle passionné. Le tout est d'une précision diabolique ! --Marc Aigneaux
ParMélomaniac1ER COMMENTATEUR DU HALL D'HONNEURTOP 10 COMMENTATEURS
Format:CD
Fascinant comme toujours quand il dirige "La mer", Pierre Boulez met en évidence la structure grammaticale de chaque volet plus que la signification d'ensemble. Le texte est ainsi explicité dans ses composantes élémentaires, où l'on se grise d'entendre les merveilleuses alliances instrumentales rayonnant de cette partition magique.
Plus que les évocations blafardes qui naissent sous d'autres baguettes, le chef français dévoile une poésie minimaliste, exemplairement articulée, sereine, qu'on dirait empreinte de la philosophie orientale qui inspira le compositeur. D'autant que la prise de son -lointaine, artificiellement réverbérée, renforce cet onirisme.
L'on reste en marge de la temporalité habituelle de l'oeuvre mais voilà une invitation à la redécouvrir d'un regard contemplatif.
A l'instar de Toscanini, les "Nuages" empressés démontrent que le secret de la prosodie debussyste réside moins dans la lenteur du tempo que dans la netteté de l'articulation et la clarté des timbres. Grâce au même procédé, les "Sirènes" exhalent leurs sortilèges.
Je suis moins convaincu par les "Fêtes" qui restent ici fidèles au souhait du compositeur (qui voyait dans ses Nocturnes une « étude de gris ») quitte à persister dans un monochromatisme fade (à cause de micros trop timides ?) J'y préfère les lectures contrastées de Jean Martinon ou Colin Davis, dont la dynamique sonore s'étend de la trépidation quasi-inaudible (harpe et trompette en sourdine) jusqu'aux bruyantes fanfares simulant le passage de la Garde républicaine.
Mes conaissances musicales ne me permettent pas d'evaluer techniquement la qualité de cette interprétation , mais est-ce vraiment important pour apprécier la musique ?Ce que je peux affirmer c'est qu'a l'écoute de ce disque on est submergé par l'émotion et , si l'on aime la mer , c'est un plongeon dans le bonheur !!!
Mélomane invétéré et nullissime en solfège (c'est une manie que celle d'être autodidacte...Je tiens cela de mon père et de mes grands-parents), je dois à You Tube de pouvoir approfondir ma compréhension du travail musical grâce à la mise en ligne de concerts.... Ainsi j'ai découvert la superbe complexité de l'architecture musicale qui charpente "La mer" et "Les Nocturnes" de Claude Debussy.
La Mer n'est pas une oeuvre impressioniste...C'est une Oeuvre Charnière comme l'est la peinture de Cezanne, ni impressioniste, ni post-impressioniste, pas encore cubiste (voir les dernières Sainte-Victoire) Quant aux Nocturnes (etude en gris-merci à Mélomaniac de l'avoir signalé...On apprend tous les jours et c'est tant mieux), c'est une variation sur un gris d'été lumineux et sombre comme un appel à la vie et un rappel d'hiver qui sonne comme un lointain écho mortifère..."Nuages" est une pure merveille.
On mesure aussi la capacité artistique de Debussy à saisir, s'emparer de et traduire l'Ephèmère.
Deux versions ont ma préférence : celle de Munch pour l'Elegance, celle de Boulez pour la Clarté (ce n'est qu'un avis et comme disait Clint Eastwood...".....tout le monde en a un").