Ce disque est la démonstration que le talent n’attend pas le nombre des années. Angelika Kirchschlager, malgré son jeune âge, se frotte à un répertoire qui demande une diction impeccable et un sens parfait de la mélodie. Le programme de ce récital est habilement choisi. Il marie, si je puis dire, des lieder d’Alma Mahler et de son époux Gustav, ainsi que de magnifiques compositions de Korngold que la mezzo-soprano semble d’ailleurs beaucoup apprécier. Comme on pouvait s’en douter, l’accompagnement au piano d’Helmut Deutsche y est souverain. Son jeu au lyrisme débordant est pour beaucoup dans la réussite de ce disque. On pourrait aussi y associer l’ingénieur du son qui, dans un exercice loin d’être évident, parvient à faire cohabite la transparence et le naturel de manière à ce que l’écoute de cet enregistrement devienne un pur moment de bonheur.