littéralement "deceptive bends" ; pour cause qu'il est dangereux le tournant car TenCC se retrouve dévisé, les 2 Lennon ayant quité le groupe (Godley and Creme), il nous reste nos 2 MacCartney (Stewart / Gouldman). Je dois avouer que j'ai acheté le disque parce que la pochette me plaisait... (j'ai toujours rêvé d'être un scaphandrier chasseur de sirène). Sans Godley and Creme, je n'étais pas tranquille. Le vinyl délicatement ajusté sur la platine, je dépose le saphir avec une légère angoisse tant l'objet me parairait fragile ; mais dès le premier titre, on est rassuré : ça démarre fort, très fort. Des relents Beatles à plein nez, des mélodies superbes, de la dynamique. Nos deux anglais aiment la musique et ça s'entend. Les titres déboulent avec la même efficacité. Passé cette première face de la galette, il ne reste plus qu'à la retourner (à l'époque c'était comme ça, on retournait le disque). Sur cette 2ieme face, le style est un peu différent, un morceau acoustique ici, une petite ballade ailleurs , et un medley bien senti où les titres s enchainent parfaitement. Bref tout ça n'est pas sans nous rappeler un certain Abbey Road construit de façon similaire. Pour autant, Deceptive Bends n'est pas un plagiat, mais un disque positivement influencé, comme toutes les productions de ce groupe, avec un bonheur, une inspiration et une maitrise indéniables.