Il fait (souvent) froid dans la Norvège natale des Kings of Convenience.
Ce froid a inspiré le duo pour produire un 4ème album de grande qualité tant sa sonorité est cristalline comme de l'eau de glacier et tant l'atmosphère qui s'en dégage est saisissante comme le premier pas sur une étendue enneigée.
Après 3 ans d'absence, on pouvait penser qu'Eirik et Erlend étaient tombés dans une crevasse ou croupissaient dans l'eau glassée d'un fjord. Ils évoquent cette séparation dans 'Boat behind'.
'Declaration of Dependence' est la preuve éclatante que les KoC sont en pleine forme.
Pour ceux qui sont intrigués et veulent découvrir ce groupe, on peut leur faire justice en les rapprochant des écossais de Belle et Sebastian et éviter la comparaison, à mon avis pas flatteuse et pas justifiée, avec Simon & Garfunkel.
Ils chantent en duo accompagnés par 2 guitares en général. Donc, pas un CD, pour faire rebondir le chien en plastique coincé entre les enceintes de la plage arrière de la Golf TDI. Plutôt un CD taillé pour une écoute intimiste et qui malgré son origine d'Europe du Nord, inspire les premières soirées de printemps, fraiches mais au cours desquelles on peut humer l'arrivée des beaux jours.
Un bel album revigorant.
Si vous voulez découvrir les KoC sous un autre jour, remixés par leurs compatriotes, rois du synthé, les Royksöpp, achetez 'Versus'.
Dans tous les cas, faites-vous plaisir avec 'Declaration of Dependence' ; nous avons tous besoin d'un album de ce type dans notre Ipod.
"Fjords à savourer sans sucre ajouté".
Fabien Jacquot-Asnières sur Seine