Deftones

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Biographie

C'est à Sacramento, petite et provinciale capitale de la Californie, qu'est fondé le groupe Deftones, en 1988. Stephen Carpenter (3/8/1973, guitare) s'associe alors avec des camarades de lycée et de skate-board : Camillo Wong - dit « Chino » (« Chinois », en espagnol, surnom attribué du fait d'origines - entre autres - mexicaines et chinoises) - Moreno (20/6/1973, chant) et Abraham « Abe » Cunningham (1973, batterie). Après avoir essayé plusieurs bassistes, dont Dominic Garcia (futur Phallucy), ils choisissent Chi Cheng (1970). Carpenter baptise le groupe du nom de « Deftones », association ... Lire la suite

C'est à Sacramento, petite et provinciale capitale de la Californie, qu'est fondé le groupe Deftones, en 1988. Stephen Carpenter (3/8/1973, guitare) s'associe alors avec des camarades de lycée et de skate-board : Camillo Wong - dit « Chino » (« Chinois », en espagnol, surnom attribué du fait d'origines - entre autres - mexicaines et chinoises) - Moreno (20/6/1973, chant) et Abraham « Abe » Cunningham (1973, batterie). Après avoir essayé plusieurs bassistes, dont Dominic Garcia (futur Phallucy), ils choisissent Chi Cheng (1970). Carpenter baptise le groupe du nom de « Deftones », association de « Def », signifiant « super » en argot hip-hop et inspiré du label Def Jam, et du suffixe « -tones », fréquemment utilisé dans les noms de groupe de surf-rock ou garage-rock (Surftones, Fleshtones, Fuzztones, etc.). Un nom qui rend bien compte de l'ouverture musicale d'un groupe qui saura combiner des influences allant de la pop anglaise des années 80 au rap, en passant par le hardcore, le trip-hop et, bien sûr, le metal.

Après s'être constitué un répertoire, le quatuor rode ses compositions en donnant de nombreux concerts dans la région de Sacramento et jusqu'à Los Angeles ou San Francisco, jouant notamment au côté de Korn, avec lesquels ils lient une amitié réciproque (Chino Moreno apparaît en 1996 sur l'album Life is Peachy de Korn, qui intitule un des titres « Chi »). La démo (Like) Linus, que le groupe autoproduit et édite à l'automne 1993, donne un aperçu significatif du son du groupe, entre rap metal et heavy metal, avec des nuances mélodiques tant dans l'instrumentation que dans le chant de Chino Moreno, déjà très assuré et maîtrisé. Les morceaux annoncent déjà Adrenaline, le premier album qui sort deux ans plus tard. On y remarque un morceau sous forte influence des Bad Brains (« Answers », alternant reggae et hardcore, mélange que l'on ne retrouvera plus dans le répertoire « officiel » du groupe), dont les Deftones reprenaient à l'époque parfois, en concert, le frénétique « Right Brigade ».

Adrenaline

En 1994, le groupe est repéré lors d'un show à Los Angeles par un représentant du label de Madonna, Maverick Records, et signé peu de temps après. Il enregistre à l'été 1995 à Seattle avec Terry Date (Soundgarden, White Zombie, Pantera, Overkill, etc.), producteur de metal, qui deviendra par la suite l'un des plus demandés de la vague « néo-metal ». L'album sort en octobre et s'il n'aide pas le groupe à s'extraire de l'underground, ses deux singles (« Bored » et « 7 Words ») deviennent peu à peu des « tubes » alternatifs. A posteriori, ce premier album de Deftones est souvent considéré comme l'un des disques fondateurs du « néo-metal » avec le premier album de Korn (1994). Outre ces deux groupes-phares, Sugar Ray, Incubus, Mushroomhead et Limp Bizkit, qui tous publient un premier album entre 95 et 97, contribuent - avec d'importantes nuances de style et de ton - à donner l'orientation qui dominera le metal de la fin de la décennie et du début de la suivante.

Après Adrenaline, dont la sortie ne fait pas grand bruit, les Deftones se lancent dans une tournée intensive qui, avec le bouche à oreille et la promotion sur internet, contribue à créer le « buzz ». Tant et si bien que l'album se vend à plus de 200 000 exemplaires, sans même que les singles n'aient été radiodiffusés. La notoriété du groupe grandissant, les ventes de l'album resteront régulières (un peu à la façon du Bleach de Nirvana), l'album étant même certifié disque d'or (500 000 ventes) en juillet 1999.

Around The FurEn 1997, les Californiens sortent leur second album, Around The Fur, produit à nouveau par Terry Date. Aidé par les très accrocheurs singles « My Own Summer (Shove it) » et « Be Quiet and Drive (Far Away) », le disque marque la percée commerciale du groupe, qui devient l'un des fleurons du metal alternatif américain. Pour la première fois, le groupe intègre un « invité » (ce qui, comme cela se fait fréquemment dans le rap, est un cas courant dans le « néo-metal ») : Max Cavalera (ex-Sepultura), qui apparaît en duo avec Moreno sur « MX », dont les paroles inspireront le nom de sa future formation world/néo-metal, Soulfly. Deftones reprend la route et participe à plusieurs festivals de par le monde : Warped Tour, Pinkpop, Roslkide, Ozzfest. Le succès du groupe lors des concerts lui vaut une reconnaissance croissante. Pour faire patienter les fans, de plus en plus nombreux, paraît un maxi, intitulé Live, qui comporte le single « My Own Summer (Shove it) » et six morceaux du groupe en concert. Un disque d'un intérêt relativement limité et dont le principal but est de faire patienter les fans jusqu'à la parution à venir de leur pièce maîtresse.

White Pony

En 2000, le groupe - à présent constitué de cinq membres après l'intégration en tant que membre à part entière du DJ Frank Delgado, qui était déjà crédité sur les précédents albums - enregistre et édite un des disques majeurs du metal du début de la décennie : White Pony. Ce disque, constitué de douze morceaux, synthétise en les affinant les caractéristiques du groupe : sens dramatique et sensualité, agressivité féroce et lyrisme. La patte du DJ y est très sensible, avec des morceaux de toute beauté comme « Digital Bath », le duo Chino Moreno/Maynard James Keenan (Tool) « Passenger », ou le premier morceau de trip-hop du groupe, « Teenager ». Si l'on y trouve des morceaux débordants d'une fureur toute « deftonienne » (« Feiticeira » ou « Elite »), l'album, par ailleurs, surprend par des chansons où l'on distingue des influences new wave, dream pop et electro, alors peu communes chez les groupes de metal. White Pony, quoique prolongeant les travaux antérieurs, se distingue nettement de ses prédécesseurs et vaut à Deftones de s'aliéner une partie de son public, qui préfère l'agressivité franche des deux premiers disques. Ce troisième album des Californiens est cependant leur plus grand succès commercial (en 2003, plus d'un million d'exemplaires s'en étaient vendus aux Etats-Unis), renforcé par la sortie de deux CD collector agrémentées chacun d'un morceau bonus (« The Boy's Republic » ou « Mini Maggit » selon le disque). Quant à l'accueil critique, il est quasi unanimement positif. En 2001, paraît le single « Back to School (Mini Maggit) », qui est une version raccourcie et revisitée façon rap metal de « Pink Maggit », long morceau (7'32'') qui concluait l'album. Parallèlement, le groupe édite un singulier EP, composé de « Mini Maggit », de quelques titres « live » et d'un inédit, sur lequel on retrouve une étrange vidéo expérimentale (White Pony EPK), à la narration éclatée, dont l'histoire mêle confusément les thèmes de la mort, de l'érotisme et de la fuite - tous au coeur de l'album - dans un monde post-apocalyptique. L'expérience restera, hélas ! sans suite.

Radiohead metal

De fait, l'enthousiasme soulevé en 2000-2001 aura le temps de retomber : passé le temps de la tournée - durant laquelle Chino Moreno, hurlant furieusement, se dégrade sévèrement les cordes vocales en 2001 - le groupe ne revient dans les bacs qu'en 2003, pour un album poussif. Comme s'il manquait de caractère, l'album, qui devait initialement s'intituler Lovers, n'a finalement pas de titre. Hésitant entre l'approfondissement des travaux de White Pony et le retour au son lourd des débuts (avec notamment de pénibles morceaux d'une brutalité absurde et sur lesquels Moreno hurle à la manière « screamo » au risque d'abîmer sa voix capable de si belles choses par ailleurs), Deftones est, logiquement, un disque mi-figue mi-raisin. Quelques beaux morceaux se distinguent (dont la singulière ballade menée au piano « Anniversary Of An Uninteresting Event »), mais rien qui justifie les espoirs fondés en 2000. Nick Kent écrit alors dans Libération que ce groupe est le « Radiohead du metal » ; mais si White Pony était son OK Computer, Deftones n'a pas encore sorti son Kid A.

Raretés

Le groupe s'attelle à l'écriture du successeur de Deftones dès le printemps 2004. Mais l'enregistrement, qui commence en novembre la même année, s'étale sur près d'un an et demi et nécessite pas moins de cinq studios et deux producteurs. A cela, plusieurs raisons, la plupart liées à Chino Moreno : les tensions entre le chanteur et le producteur Bob Ezrin (Alice Cooper, Pink Floyd, Jane's Addiction, Nine Inch Nails), qu'il avait contribué à choisir ; son addiction au speed et à l'alcool ; son divorce ; l'enregistrement du premier album - éponyme - de Team Sleep (qui sort en mai 2005), son projet parallèle, puis la tournée... L'éparpillement des séances d'enregistrement laisse par ailleurs le temps au groupe d'enregistrer quelques reprises : « Jealous Guy » de John Lennon, pour Amnesty International ; « Drive » des Cars, dont iTunes a l'exclusivité ; et enfin « Wax & Wane », de Cocteau Twins. Cette dernière figure sur une compilation anniversaire qui paraît à l'automne 2005, soit dix ans après la parution d'Adrenaline : B-Sides & Rarities, composée d'un CD et d'un DVD. Le CD comprend, donc, de nombreuses reprises des groupes qui ont marqué les Deftones (Lynyrd Skynyrd, The Smiths, Helmet, Sade, The Cure, Duran Duran, etc.), pour la plupart superbes. Y figurent aussi quelques morceaux retravaillés du répertoire deftonien et inédits (dont un rap metal avec B-Real, de Cypress Hill, au chant). Quant au DVD, il rassemble tous les clips du groupe.

Electro-metal

Début 2006, Chino Moreno décide de ré-enregistrer toutes ses parties vocales, s'adjoignant son ami Shaun Laupez, par ailleurs guitariste de Far, à la production. Saturday Night Wrist, paraît enfin en octobre 2006. Un album marqué - outre l'apparition de Serj Tankian (System Of A Down) sur le single « Mein » - par des paroles aussi hermétiques qu'à l'habitude, mais largement marquées par les turbulences personnelles qui ont affecté le chanteur/parolier. Ce cinquième album de Deftones semble reprendre les choses là où elles avaient été laissées après White Pony. A la fois metal et expérimental, mettant davantage l'accent sur les sonorités electro/trip-hop, Saturday Night Wrist laisse à nouveau espérer de belles choses de la part de ce groupe unique.

En novembre 2008, Chi Cheng est victime d'un grave accident de voiture et est depuis plongé dans le coma. Le groupe met alors en attente l'album Eros, en cours d'enregistrement. Deftones part ensuite sur un nouveau projet avec l'ex-Quicksand Sergio Vega à la basse. Diamond Eyes voit le jour début mai 2010, avec le simple du même nom qui entre dans les classements rock aux Etats-Unis. Diamond Eyes marque un net regain de l'impact de Deftones, tant au plan commercial qu'artistique. De plus en plus difficile à classifier, Deftones sort en 2012 un excellent Koi No Yokan où Sergio Vega poursuit son intérim. Copyright 2014 Music Story Mikaël Faujour

C'est à Sacramento, petite et provinciale capitale de la Californie, qu'est fondé le groupe Deftones, en 1988. Stephen Carpenter (3/8/1973, guitare) s'associe alors avec des camarades de lycée et de skate-board : Camillo Wong - dit « Chino » (« Chinois », en espagnol, surnom attribué du fait d'origines - entre autres - mexicaines et chinoises) - Moreno (20/6/1973, chant) et Abraham « Abe » Cunningham (1973, batterie). Après avoir essayé plusieurs bassistes, dont Dominic Garcia (futur Phallucy), ils choisissent Chi Cheng (1970). Carpenter baptise le groupe du nom de « Deftones », association de « Def », signifiant « super » en argot hip-hop et inspiré du label Def Jam, et du suffixe « -tones », fréquemment utilisé dans les noms de groupe de surf-rock ou garage-rock (Surftones, Fleshtones, Fuzztones, etc.). Un nom qui rend bien compte de l'ouverture musicale d'un groupe qui saura combiner des influences allant de la pop anglaise des années 80 au rap, en passant par le hardcore, le trip-hop et, bien sûr, le metal.

Après s'être constitué un répertoire, le quatuor rode ses compositions en donnant de nombreux concerts dans la région de Sacramento et jusqu'à Los Angeles ou San Francisco, jouant notamment au côté de Korn, avec lesquels ils lient une amitié réciproque (Chino Moreno apparaît en 1996 sur l'album Life is Peachy de Korn, qui intitule un des titres « Chi »). La démo (Like) Linus, que le groupe autoproduit et édite à l'automne 1993, donne un aperçu significatif du son du groupe, entre rap metal et heavy metal, avec des nuances mélodiques tant dans l'instrumentation que dans le chant de Chino Moreno, déjà très assuré et maîtrisé. Les morceaux annoncent déjà Adrenaline, le premier album qui sort deux ans plus tard. On y remarque un morceau sous forte influence des Bad Brains (« Answers », alternant reggae et hardcore, mélange que l'on ne retrouvera plus dans le répertoire « officiel » du groupe), dont les Deftones reprenaient à l'époque parfois, en concert, le frénétique « Right Brigade ».

Adrenaline

En 1994, le groupe est repéré lors d'un show à Los Angeles par un représentant du label de Madonna, Maverick Records, et signé peu de temps après. Il enregistre à l'été 1995 à Seattle avec Terry Date (Soundgarden, White Zombie, Pantera, Overkill, etc.), producteur de metal, qui deviendra par la suite l'un des plus demandés de la vague « néo-metal ». L'album sort en octobre et s'il n'aide pas le groupe à s'extraire de l'underground, ses deux singles (« Bored » et « 7 Words ») deviennent peu à peu des « tubes » alternatifs. A posteriori, ce premier album de Deftones est souvent considéré comme l'un des disques fondateurs du « néo-metal » avec le premier album de Korn (1994). Outre ces deux groupes-phares, Sugar Ray, Incubus, Mushroomhead et Limp Bizkit, qui tous publient un premier album entre 95 et 97, contribuent - avec d'importantes nuances de style et de ton - à donner l'orientation qui dominera le metal de la fin de la décennie et du début de la suivante.

Après Adrenaline, dont la sortie ne fait pas grand bruit, les Deftones se lancent dans une tournée intensive qui, avec le bouche à oreille et la promotion sur internet, contribue à créer le « buzz ». Tant et si bien que l'album se vend à plus de 200 000 exemplaires, sans même que les singles n'aient été radiodiffusés. La notoriété du groupe grandissant, les ventes de l'album resteront régulières (un peu à la façon du Bleach de Nirvana), l'album étant même certifié disque d'or (500 000 ventes) en juillet 1999.

Around The FurEn 1997, les Californiens sortent leur second album, Around The Fur, produit à nouveau par Terry Date. Aidé par les très accrocheurs singles « My Own Summer (Shove it) » et « Be Quiet and Drive (Far Away) », le disque marque la percée commerciale du groupe, qui devient l'un des fleurons du metal alternatif américain. Pour la première fois, le groupe intègre un « invité » (ce qui, comme cela se fait fréquemment dans le rap, est un cas courant dans le « néo-metal ») : Max Cavalera (ex-Sepultura), qui apparaît en duo avec Moreno sur « MX », dont les paroles inspireront le nom de sa future formation world/néo-metal, Soulfly. Deftones reprend la route et participe à plusieurs festivals de par le monde : Warped Tour, Pinkpop, Roslkide, Ozzfest. Le succès du groupe lors des concerts lui vaut une reconnaissance croissante. Pour faire patienter les fans, de plus en plus nombreux, paraît un maxi, intitulé Live, qui comporte le single « My Own Summer (Shove it) » et six morceaux du groupe en concert. Un disque d'un intérêt relativement limité et dont le principal but est de faire patienter les fans jusqu'à la parution à venir de leur pièce maîtresse.

White Pony

En 2000, le groupe - à présent constitué de cinq membres après l'intégration en tant que membre à part entière du DJ Frank Delgado, qui était déjà crédité sur les précédents albums - enregistre et édite un des disques majeurs du metal du début de la décennie : White Pony. Ce disque, constitué de douze morceaux, synthétise en les affinant les caractéristiques du groupe : sens dramatique et sensualité, agressivité féroce et lyrisme. La patte du DJ y est très sensible, avec des morceaux de toute beauté comme « Digital Bath », le duo Chino Moreno/Maynard James Keenan (Tool) « Passenger », ou le premier morceau de trip-hop du groupe, « Teenager ». Si l'on y trouve des morceaux débordants d'une fureur toute « deftonienne » (« Feiticeira » ou « Elite »), l'album, par ailleurs, surprend par des chansons où l'on distingue des influences new wave, dream pop et electro, alors peu communes chez les groupes de metal. White Pony, quoique prolongeant les travaux antérieurs, se distingue nettement de ses prédécesseurs et vaut à Deftones de s'aliéner une partie de son public, qui préfère l'agressivité franche des deux premiers disques. Ce troisième album des Californiens est cependant leur plus grand succès commercial (en 2003, plus d'un million d'exemplaires s'en étaient vendus aux Etats-Unis), renforcé par la sortie de deux CD collector agrémentées chacun d'un morceau bonus (« The Boy's Republic » ou « Mini Maggit » selon le disque). Quant à l'accueil critique, il est quasi unanimement positif. En 2001, paraît le single « Back to School (Mini Maggit) », qui est une version raccourcie et revisitée façon rap metal de « Pink Maggit », long morceau (7'32'') qui concluait l'album. Parallèlement, le groupe édite un singulier EP, composé de « Mini Maggit », de quelques titres « live » et d'un inédit, sur lequel on retrouve une étrange vidéo expérimentale (White Pony EPK), à la narration éclatée, dont l'histoire mêle confusément les thèmes de la mort, de l'érotisme et de la fuite - tous au coeur de l'album - dans un monde post-apocalyptique. L'expérience restera, hélas ! sans suite.

Radiohead metal

De fait, l'enthousiasme soulevé en 2000-2001 aura le temps de retomber : passé le temps de la tournée - durant laquelle Chino Moreno, hurlant furieusement, se dégrade sévèrement les cordes vocales en 2001 - le groupe ne revient dans les bacs qu'en 2003, pour un album poussif. Comme s'il manquait de caractère, l'album, qui devait initialement s'intituler Lovers, n'a finalement pas de titre. Hésitant entre l'approfondissement des travaux de White Pony et le retour au son lourd des débuts (avec notamment de pénibles morceaux d'une brutalité absurde et sur lesquels Moreno hurle à la manière « screamo » au risque d'abîmer sa voix capable de si belles choses par ailleurs), Deftones est, logiquement, un disque mi-figue mi-raisin. Quelques beaux morceaux se distinguent (dont la singulière ballade menée au piano « Anniversary Of An Uninteresting Event »), mais rien qui justifie les espoirs fondés en 2000. Nick Kent écrit alors dans Libération que ce groupe est le « Radiohead du metal » ; mais si White Pony était son OK Computer, Deftones n'a pas encore sorti son Kid A.

Raretés

Le groupe s'attelle à l'écriture du successeur de Deftones dès le printemps 2004. Mais l'enregistrement, qui commence en novembre la même année, s'étale sur près d'un an et demi et nécessite pas moins de cinq studios et deux producteurs. A cela, plusieurs raisons, la plupart liées à Chino Moreno : les tensions entre le chanteur et le producteur Bob Ezrin (Alice Cooper, Pink Floyd, Jane's Addiction, Nine Inch Nails), qu'il avait contribué à choisir ; son addiction au speed et à l'alcool ; son divorce ; l'enregistrement du premier album - éponyme - de Team Sleep (qui sort en mai 2005), son projet parallèle, puis la tournée... L'éparpillement des séances d'enregistrement laisse par ailleurs le temps au groupe d'enregistrer quelques reprises : « Jealous Guy » de John Lennon, pour Amnesty International ; « Drive » des Cars, dont iTunes a l'exclusivité ; et enfin « Wax & Wane », de Cocteau Twins. Cette dernière figure sur une compilation anniversaire qui paraît à l'automne 2005, soit dix ans après la parution d'Adrenaline : B-Sides & Rarities, composée d'un CD et d'un DVD. Le CD comprend, donc, de nombreuses reprises des groupes qui ont marqué les Deftones (Lynyrd Skynyrd, The Smiths, Helmet, Sade, The Cure, Duran Duran, etc.), pour la plupart superbes. Y figurent aussi quelques morceaux retravaillés du répertoire deftonien et inédits (dont un rap metal avec B-Real, de Cypress Hill, au chant). Quant au DVD, il rassemble tous les clips du groupe.

Electro-metal

Début 2006, Chino Moreno décide de ré-enregistrer toutes ses parties vocales, s'adjoignant son ami Shaun Laupez, par ailleurs guitariste de Far, à la production. Saturday Night Wrist, paraît enfin en octobre 2006. Un album marqué - outre l'apparition de Serj Tankian (System Of A Down) sur le single « Mein » - par des paroles aussi hermétiques qu'à l'habitude, mais largement marquées par les turbulences personnelles qui ont affecté le chanteur/parolier. Ce cinquième album de Deftones semble reprendre les choses là où elles avaient été laissées après White Pony. A la fois metal et expérimental, mettant davantage l'accent sur les sonorités electro/trip-hop, Saturday Night Wrist laisse à nouveau espérer de belles choses de la part de ce groupe unique.

En novembre 2008, Chi Cheng est victime d'un grave accident de voiture et est depuis plongé dans le coma. Le groupe met alors en attente l'album Eros, en cours d'enregistrement. Deftones part ensuite sur un nouveau projet avec l'ex-Quicksand Sergio Vega à la basse. Diamond Eyes voit le jour début mai 2010, avec le simple du même nom qui entre dans les classements rock aux Etats-Unis. Diamond Eyes marque un net regain de l'impact de Deftones, tant au plan commercial qu'artistique. De plus en plus difficile à classifier, Deftones sort en 2012 un excellent Koi No Yokan où Sergio Vega poursuit son intérim. Copyright 2014 Music Story Mikaël Faujour

C'est à Sacramento, petite et provinciale capitale de la Californie, qu'est fondé le groupe Deftones, en 1988. Stephen Carpenter (3/8/1973, guitare) s'associe alors avec des camarades de lycée et de skate-board : Camillo Wong - dit « Chino » (« Chinois », en espagnol, surnom attribué du fait d'origines - entre autres - mexicaines et chinoises) - Moreno (20/6/1973, chant) et Abraham « Abe » Cunningham (1973, batterie). Après avoir essayé plusieurs bassistes, dont Dominic Garcia (futur Phallucy), ils choisissent Chi Cheng (1970). Carpenter baptise le groupe du nom de « Deftones », association de « Def », signifiant « super » en argot hip-hop et inspiré du label Def Jam, et du suffixe « -tones », fréquemment utilisé dans les noms de groupe de surf-rock ou garage-rock (Surftones, Fleshtones, Fuzztones, etc.). Un nom qui rend bien compte de l'ouverture musicale d'un groupe qui saura combiner des influences allant de la pop anglaise des années 80 au rap, en passant par le hardcore, le trip-hop et, bien sûr, le metal.

Après s'être constitué un répertoire, le quatuor rode ses compositions en donnant de nombreux concerts dans la région de Sacramento et jusqu'à Los Angeles ou San Francisco, jouant notamment au côté de Korn, avec lesquels ils lient une amitié réciproque (Chino Moreno apparaît en 1996 sur l'album Life is Peachy de Korn, qui intitule un des titres « Chi »). La démo (Like) Linus, que le groupe autoproduit et édite à l'automne 1993, donne un aperçu significatif du son du groupe, entre rap metal et heavy metal, avec des nuances mélodiques tant dans l'instrumentation que dans le chant de Chino Moreno, déjà très assuré et maîtrisé. Les morceaux annoncent déjà Adrenaline, le premier album qui sort deux ans plus tard. On y remarque un morceau sous forte influence des Bad Brains (« Answers », alternant reggae et hardcore, mélange que l'on ne retrouvera plus dans le répertoire « officiel » du groupe), dont les Deftones reprenaient à l'époque parfois, en concert, le frénétique « Right Brigade ».

Adrenaline

En 1994, le groupe est repéré lors d'un show à Los Angeles par un représentant du label de Madonna, Maverick Records, et signé peu de temps après. Il enregistre à l'été 1995 à Seattle avec Terry Date (Soundgarden, White Zombie, Pantera, Overkill, etc.), producteur de metal, qui deviendra par la suite l'un des plus demandés de la vague « néo-metal ». L'album sort en octobre et s'il n'aide pas le groupe à s'extraire de l'underground, ses deux singles (« Bored » et « 7 Words ») deviennent peu à peu des « tubes » alternatifs. A posteriori, ce premier album de Deftones est souvent considéré comme l'un des disques fondateurs du « néo-metal » avec le premier album de Korn (1994). Outre ces deux groupes-phares, Sugar Ray, Incubus, Mushroomhead et Limp Bizkit, qui tous publient un premier album entre 95 et 97, contribuent - avec d'importantes nuances de style et de ton - à donner l'orientation qui dominera le metal de la fin de la décennie et du début de la suivante.

Après Adrenaline, dont la sortie ne fait pas grand bruit, les Deftones se lancent dans une tournée intensive qui, avec le bouche à oreille et la promotion sur internet, contribue à créer le « buzz ». Tant et si bien que l'album se vend à plus de 200 000 exemplaires, sans même que les singles n'aient été radiodiffusés. La notoriété du groupe grandissant, les ventes de l'album resteront régulières (un peu à la façon du Bleach de Nirvana), l'album étant même certifié disque d'or (500 000 ventes) en juillet 1999.

Around The FurEn 1997, les Californiens sortent leur second album, Around The Fur, produit à nouveau par Terry Date. Aidé par les très accrocheurs singles « My Own Summer (Shove it) » et « Be Quiet and Drive (Far Away) », le disque marque la percée commerciale du groupe, qui devient l'un des fleurons du metal alternatif américain. Pour la première fois, le groupe intègre un « invité » (ce qui, comme cela se fait fréquemment dans le rap, est un cas courant dans le « néo-metal ») : Max Cavalera (ex-Sepultura), qui apparaît en duo avec Moreno sur « MX », dont les paroles inspireront le nom de sa future formation world/néo-metal, Soulfly. Deftones reprend la route et participe à plusieurs festivals de par le monde : Warped Tour, Pinkpop, Roslkide, Ozzfest. Le succès du groupe lors des concerts lui vaut une reconnaissance croissante. Pour faire patienter les fans, de plus en plus nombreux, paraît un maxi, intitulé Live, qui comporte le single « My Own Summer (Shove it) » et six morceaux du groupe en concert. Un disque d'un intérêt relativement limité et dont le principal but est de faire patienter les fans jusqu'à la parution à venir de leur pièce maîtresse.

White Pony

En 2000, le groupe - à présent constitué de cinq membres après l'intégration en tant que membre à part entière du DJ Frank Delgado, qui était déjà crédité sur les précédents albums - enregistre et édite un des disques majeurs du metal du début de la décennie : White Pony. Ce disque, constitué de douze morceaux, synthétise en les affinant les caractéristiques du groupe : sens dramatique et sensualité, agressivité féroce et lyrisme. La patte du DJ y est très sensible, avec des morceaux de toute beauté comme « Digital Bath », le duo Chino Moreno/Maynard James Keenan (Tool) « Passenger », ou le premier morceau de trip-hop du groupe, « Teenager ». Si l'on y trouve des morceaux débordants d'une fureur toute « deftonienne » (« Feiticeira » ou « Elite »), l'album, par ailleurs, surprend par des chansons où l'on distingue des influences new wave, dream pop et electro, alors peu communes chez les groupes de metal. White Pony, quoique prolongeant les travaux antérieurs, se distingue nettement de ses prédécesseurs et vaut à Deftones de s'aliéner une partie de son public, qui préfère l'agressivité franche des deux premiers disques. Ce troisième album des Californiens est cependant leur plus grand succès commercial (en 2003, plus d'un million d'exemplaires s'en étaient vendus aux Etats-Unis), renforcé par la sortie de deux CD collector agrémentées chacun d'un morceau bonus (« The Boy's Republic » ou « Mini Maggit » selon le disque). Quant à l'accueil critique, il est quasi unanimement positif. En 2001, paraît le single « Back to School (Mini Maggit) », qui est une version raccourcie et revisitée façon rap metal de « Pink Maggit », long morceau (7'32'') qui concluait l'album. Parallèlement, le groupe édite un singulier EP, composé de « Mini Maggit », de quelques titres « live » et d'un inédit, sur lequel on retrouve une étrange vidéo expérimentale (White Pony EPK), à la narration éclatée, dont l'histoire mêle confusément les thèmes de la mort, de l'érotisme et de la fuite - tous au coeur de l'album - dans un monde post-apocalyptique. L'expérience restera, hélas ! sans suite.

Radiohead metal

De fait, l'enthousiasme soulevé en 2000-2001 aura le temps de retomber : passé le temps de la tournée - durant laquelle Chino Moreno, hurlant furieusement, se dégrade sévèrement les cordes vocales en 2001 - le groupe ne revient dans les bacs qu'en 2003, pour un album poussif. Comme s'il manquait de caractère, l'album, qui devait initialement s'intituler Lovers, n'a finalement pas de titre. Hésitant entre l'approfondissement des travaux de White Pony et le retour au son lourd des débuts (avec notamment de pénibles morceaux d'une brutalité absurde et sur lesquels Moreno hurle à la manière « screamo » au risque d'abîmer sa voix capable de si belles choses par ailleurs), Deftones est, logiquement, un disque mi-figue mi-raisin. Quelques beaux morceaux se distinguent (dont la singulière ballade menée au piano « Anniversary Of An Uninteresting Event »), mais rien qui justifie les espoirs fondés en 2000. Nick Kent écrit alors dans Libération que ce groupe est le « Radiohead du metal » ; mais si White Pony était son OK Computer, Deftones n'a pas encore sorti son Kid A.

Raretés

Le groupe s'attelle à l'écriture du successeur de Deftones dès le printemps 2004. Mais l'enregistrement, qui commence en novembre la même année, s'étale sur près d'un an et demi et nécessite pas moins de cinq studios et deux producteurs. A cela, plusieurs raisons, la plupart liées à Chino Moreno : les tensions entre le chanteur et le producteur Bob Ezrin (Alice Cooper, Pink Floyd, Jane's Addiction, Nine Inch Nails), qu'il avait contribué à choisir ; son addiction au speed et à l'alcool ; son divorce ; l'enregistrement du premier album - éponyme - de Team Sleep (qui sort en mai 2005), son projet parallèle, puis la tournée... L'éparpillement des séances d'enregistrement laisse par ailleurs le temps au groupe d'enregistrer quelques reprises : « Jealous Guy » de John Lennon, pour Amnesty International ; « Drive » des Cars, dont iTunes a l'exclusivité ; et enfin « Wax & Wane », de Cocteau Twins. Cette dernière figure sur une compilation anniversaire qui paraît à l'automne 2005, soit dix ans après la parution d'Adrenaline : B-Sides & Rarities, composée d'un CD et d'un DVD. Le CD comprend, donc, de nombreuses reprises des groupes qui ont marqué les Deftones (Lynyrd Skynyrd, The Smiths, Helmet, Sade, The Cure, Duran Duran, etc.), pour la plupart superbes. Y figurent aussi quelques morceaux retravaillés du répertoire deftonien et inédits (dont un rap metal avec B-Real, de Cypress Hill, au chant). Quant au DVD, il rassemble tous les clips du groupe.

Electro-metal

Début 2006, Chino Moreno décide de ré-enregistrer toutes ses parties vocales, s'adjoignant son ami Shaun Laupez, par ailleurs guitariste de Far, à la production. Saturday Night Wrist, paraît enfin en octobre 2006. Un album marqué - outre l'apparition de Serj Tankian (System Of A Down) sur le single « Mein » - par des paroles aussi hermétiques qu'à l'habitude, mais largement marquées par les turbulences personnelles qui ont affecté le chanteur/parolier. Ce cinquième album de Deftones semble reprendre les choses là où elles avaient été laissées après White Pony. A la fois metal et expérimental, mettant davantage l'accent sur les sonorités electro/trip-hop, Saturday Night Wrist laisse à nouveau espérer de belles choses de la part de ce groupe unique.

En novembre 2008, Chi Cheng est victime d'un grave accident de voiture et est depuis plongé dans le coma. Le groupe met alors en attente l'album Eros, en cours d'enregistrement. Deftones part ensuite sur un nouveau projet avec l'ex-Quicksand Sergio Vega à la basse. Diamond Eyes voit le jour début mai 2010, avec le simple du même nom qui entre dans les classements rock aux Etats-Unis. Diamond Eyes marque un net regain de l'impact de Deftones, tant au plan commercial qu'artistique. De plus en plus difficile à classifier, Deftones sort en 2012 un excellent Koi No Yokan où Sergio Vega poursuit son intérim. Copyright 2014 Music Story Mikaël Faujour


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