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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Leo Delibes : Coppelia (1994) (DVD)
Très réputée, la « Coppélia » de Maguy Marin passe pour être la relecture la plus radicale de ce ballet très classique. Le conte fantastique d'Hoffmann y est remplacé par une parabole féministe, dans laquelle il est montré comment les hommes, plutôt que fantasmer sur d'élégantes pin-up blondes, devraient plutôt se satisfaire de femmes mal fagotées, mal coiffées et pas maquillées. Pourquoi pas ? Après tout, peu importe le propos s'il est brillamment illustré.Mais Maguy Marin aime-t-elle vraiment la danse ? C'est la question qui vient immédiatement à l'esprit quand on voit comment elle évite de chorégraphier par tous les moyens. D'un ballet dont la partition complète dure près de deux heures, elle ne conserve qu'une heure de morceaux choisis. Et cette heure est faite d'un tiers de danse seulement, complété par deux tiers de remplissage. Je ne sais pas sous quelle forme exactement ce ballet a été donné sur scène, car il est ici filmé dans des décors réels. Comme l'action est transposée dans les sinistres immeubles de béton d'une banlieue ancienne, le premier acte se déroule sur un parking au pied de l'immeuble de Coppélius. Là, les danseurs exécutent quelques pas assez simples, perdus dans une pantomime sans grand intérêt et d'une inégalable laideur visuelle. Le second acte se situe dans l'appartement de Coppélius. Il n'est nettement plus réussi, et l'idée de transformer tous les garçons et filles du corps de ballet en poupées blondes est plutôt réjouissante. Il y a aussi quelques bonnes idées chorégraphiques dans ce dernier quart d'heure, qui sort le ballet de l'ennui le plus total. Malheureusement, la réalisation de Thomas Grimm est une catastrophe, avec tous les défauts habituels : montage haché, cadrages incongrus, caméra en délire qui se promène au milieu des danseurs... tout ce qui empêche de regarder les danseurs. Employés par les réalisateurs de clips vidéos, ces procédés servent à cacher la platitude de la chorégraphie et le faible niveau des danseurs. S'agit-il là aussi d'un cache-misère ? Avec ses décors « naturels » (si l'on peut dire !), l'utilisation de films projetés à l'intérieur du film, on est ici devant un étrange objet, qui est à un ballet véritable ce qu'une « installation » est à une œuvre d'art. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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