Déjà 33 ans que les Depeche Mode occupent l'avant de la scène pop mondiale, avec des hauts et pas mal de bas. Sounds Of The Universe paru en 2009 m'a laissé complètement indifférent, la faute à de trop nombreux bidouillages électroniques sans âme et surtout, sans mélodie... un comble pour un groupe qui a bâti sa carrière sur un sens de la mélodie unique...
C'était donc avec inquiétude que j'attendais cette nouvelle livraison studio de la bande à Gahan.
L'album s'ouvre sur Welcome To My World et son intro électro-dub... inquiétude confirmée... puis vite dissipée. La voix de Dave Gahan est de retour, martiale et intacte, la mélodie se révèle, le titre est une réussite. La suite, vite ! Angel est un bon titre avec un refrain accrocheur chanté par un Gahan décidément en grande forme. Heaven est le premier single sorti en éclaireur il y a quelques semaines. Pas le meilleur titre de l'album à mon sens. Secret To The End est le premier sommet de l'album. Tout le savoir-faire de Depeche Mode y est : rythmique, claviers, guitares, mélodie, break, voix enivrante... My Little Universe est un peu trop électro à mon goût... Slow est une superbe ballade, addictive. Broken et Soft Touch/Raw Nerve nous renvoient 20 ans en arrière. La production très 80's, le son, les mélodies font inévitablement penser aux premières compositions du groupe. Autre sommet du disque : Should Be Higher. Alone et sa grosse basse dub est également un bon titre avant le très dansant Soothe My Soul et le titre de fin, le bien nommé Goodbye. Les quatre titres bonus de l'édition « deluxe » sont du même tonneau.
13 + 4 compositions donc, plutôt bonnes, qui ne sont pas sans rappeler les productions de Depeche Mode, du temps de sa grandeur, soit la période Music For The Masses/Violator/Songs Of Faith. Et oui, halleluja ! Martin L. Gore a retrouvé son livre de recettes et la liste des ingrédients nécessaires à la composition d'une bonne chanson pop.
Mais le véritable événement de cet album, c'est le retour en grande forme de la voix de Dave Gahan. Quelle voix ! Ce n'est certes pas une découverte mais sur cet album, on a franchement le sentiment que son organe vocal s'est refait une jeunesse, sonnant presque juvénile par moment... J'ai hâte de l'entendre raisonner dans les Arènes de Nîmes, cet été.
Pour conclure, disons que ce nouveau DM est une bonne surprise, un bon cru dans sa discographie des années 2000, à classer avec Ultra et Playing The Angel.