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Biographie

C'est dans la petite ville de Basildon, près de Londres, que se forme l'embryon du futur Depeche Mode (1979), autour de Vince Clarke, Andrew Fletcher et Martin Gore, trois camarades de lycée. Alors que l'Angleterre vit au rythme déchaîné du punk, les trois amis vont centrer leur créativité autour d'un nouvel instrument, peu usité à l'époque : le synthétiseur. C'est aussi pendant ces années que le public découvre la musique électronique avec des groupes tel que Orchestral Manoeuvres in the Dark ou Kraftwerk.

Par le biais d'une audition, ils recrutent le quatrième élément du groupe, un certain ... Lire la suite

C'est dans la petite ville de Basildon, près de Londres, que se forme l'embryon du futur Depeche Mode (1979), autour de Vince Clarke, Andrew Fletcher et Martin Gore, trois camarades de lycée. Alors que l'Angleterre vit au rythme déchaîné du punk, les trois amis vont centrer leur créativité autour d'un nouvel instrument, peu usité à l'époque : le synthétiseur. C'est aussi pendant ces années que le public découvre la musique électronique avec des groupes tel que Orchestral Manoeuvres in the Dark ou Kraftwerk.

Par le biais d'une audition, ils recrutent le quatrième élément du groupe, un certain Dave Gahan, chanteur charismatique et au look un peu mauvais garçon. Il est d'ailleurs à l'origine du nom du groupe, en référence au magazine français du même nom et au phénomène, propre aux années 1970/1980, de changements rapides de modes.

Depeche Mode se lance alors dans la tournée des boîtes et cafés londoniens avec des chansons composées par Vince Clarke et signe son premier enregistrement, « Photographie », sur la compilation Some Bizarre en 1980. La même année, ils se font remarquer par Daniel Miller, fondateur du label Mute Records abritant Nick Cave, qui décide de les prendre sous son aile. Dès lors, tout s'accélère pour les quatre garçons : ils commencent à se faire un nom dans l'univers musical avec une premier single « Dreaming of Me », puis un second « New Life » en juin 1981. Vient ensuite le premier tube d'une longue série « Just Can't Get Enough » (septembre 1981) qui sera bientôt l'hymne du groupe, aboutissant à un premier album Speak and Spell  (octobre 1981). Une rythmique entraînante, des voies propulsant le thème fulgurant avec une vivacité impressionnante, une sonorité typiquement new-wave : le son de Depeche Mode est né.

Mais alors que Depeche Mode semble prêt à briser toutes les barrières de la célébrité, Vince Clarke, son principal compositeur décide de prendre le large avec le groupe pour fonder Yazoo, puis Erasure. Les espoirs de réussites sont alors infimes, car Depeche Mode, en pleine période de doute, semble avoir perdu son identité musicale. Ils arriveront à faire face grâce à Martin Gore qui prend les manettes créatives et composera dorénavant, à quelques exceptions près, l'ensemble du répertoire musical de Depeche Mode.

Le premier opus de cette nouvelle ère sera A Broken Frame, dont les singles « See You », « The Meaning of Love » et « Leave in Silence », propulsent les trois musiciens au sommet des charts par des beats vifs et des sonorités étranges mélangés entre elles créant ainsi le climat déroutant de cet album. Martin Gore, contrairement à Vince Clarke, se lance dans des compositions romantiques et sombres, pures et perverses à la fois, et qui durent. C'est là désormais la particularité du groupe : être en constante évolution et prêt à bouleverser les méthodes de travail à chaque nouvel album. Afin de combler le vide laissé par Clarke, les Depeche Mode décident de passer une annonce et accueillent Alan Wilder, qui sera le quatrième Depeche Mode jusqu'en 1995.

Une musique nouvelle, des textes de plus en plus engagés, le troisième album Construction Time Again (1983) amorce un virage avec des sonorités métalliques et en se faisant plus social et moins tendre ; la pochette arborant un homme martelant la montagne à coup de masse, n'est pas sans rappeler l'imagerie soviétique révolutionnaire. Les quatre compères feront même de leurs convictions politiques un de leurs fers de lance.

« People Are People », issu de Some Great Reward (1984) sera le véritable déclic de Depeche Mode : en se plaçant en quatrième position des charts anglais, il lance le groupe dans le paysage musical mondial : métallique, plus rock, plus affirmé, une rythmique toujours aussi imposante, ces sonorités mélangées et décalées contribuent au charme charismatique de cette musique. C'est à cette époque que Martin Gore s'exile à Berlin, dans une Allemagne pas encore réunifiée et y puise une nouvelle source d'inspiration ; ce que l'on appelle plus communément la période berlinoise (ndlr :  appelation d'origine controlée signée David Bowie).

Une compilation marque l'année 1985 en lieu et place de l'album annuel devenu habituel pour Depeche Mode. Cette période de « pause » musicale permet aux musiciens de « mûrir », d'amorcer un nouveau virage : exit le style sado-maso, les chaînes et les jupes en cuir - signées Jean-Paul Gauthier. Black Celebration (1986), d'un style résolument meilleur, sera, musicalement, un peu à l'image de Some great rewards : des ballades religieuses, des beats industriels et agressifs, des hymnes dévotionnels... Pour preuve, « Stripped » , « Question of Lust », « Question of Time ».

Cette période est la plus prolifique du groupe : ils sont devenus des stars mondiales - une tournée internationale succède à Black Celebration - créativement, ils sont au sommet, et plusieurs de leurs tubes font l'objet de nombreux remixes, faisant ainsi le bonheur des DJ's et des clubs. Un photographe, Anton Corbijn, fait aussi son entrée au sein de Depeche Mode en signant la vidéo de « A Question of Time » et toutes les pochettes et clips suivants, toutes plus artistiques et esthétiques les unes que les autres - il s'occupe également de signer toutes les pochettes de U2.

Cette ascension fulgurante se confirmera d'ailleurs avec le très célèbre Music for the Masses (1987), un album très rock and roll (reprise de « Route 66 » de Bobby Troup) montrant l'étendue du répertoire de Martin Gore, passionné de rock, de blues et de jazz. Peu après la sortie de ce sixième album - déjà - Depeche Mode embarque pour une longue tournée américaine, filmée par D.A. Pennebaker, qui n'est autre que le réalisateur de Dont Look Back  consacré à Bob Dylan.

Mais la véritable consécration en tant que telle arrive avec Violator (1990), le premier chef d'oeuvre de Depeche Mode, rendu unanime par la critique. « Personal Jesus », « Enjoy the Silence », « World in My Eyes », « Policy of Truth », « Clean », sont tous autant de tubes qui permettront de remplir sans difficulté aucune les stades européens et américains. Martin Gore prouve encore ici son incroyable talent à faire danser sur des climats inquiétants et des paroles aussi noires que l'est la pochette avec sa rose emblématique ; un des symboles du groupe. Musicalement, cet album est également une révélation : angoissant par ces passages mêlés de douceur et d'agressivité, l'on retrouve des bruits dignes d'un film de science-fiction des années 1980/1990 sous une rythmique saccadée à l'excès à travers ces mélodies très prenantes.

À ce succès s'ensuit une période douloureuse, car une fois arrivés au sommet de leur art, les quatre compères décident de s'accorder une nouvelle pause, qui, malheureusement, ne leur sera guère bénéfique. Supportant difficilement les pressions de la gloire, Dave Gahan part vivre aux Etats-Unis et s'enferme dans un enfer narcotique. Il ne communique plus vraiment avec le reste du groupe et ce sont l'alcool, la drogue, le divorce qui le feront sombrer, sans se soucier le moins du monde de l'avenir de Depeche Mode.

Finalement, la cohésion du groupe résiste à cette tornade destructrice et tout le monde est présent lors de l'enregistrement de Songs of Faith and Devotion à Madrid (1992). Après trois années, cet album, teinté de gospel (« Condemnation ») et rock plus dur (« I Feel You ») rassure les fans et se place numéro un des ventes. Cependant, « plus aucune harmonie entre les désirs individuels de chacun ne subsistait. Ils n'ont jamais pu accorder leurs différentes aspirations artistiques » (dixit Flood, producteur). Et cet apparent succès n'est que pure illusion : la mésentente et la fatigue décide Wilder, déjà peu satisfait de voir ses idées appréciées à leurs justes valeurs, à quitter ses trois compagnons de scène en 1995. Peu de temps après, drogué et las d'être considéré comme le second, derrière Martin Gore, Dave Gahan frôle la mort à deux reprises (une tentative de suicide dans une chambre d'hôtel à Los Angeles et une overdose en 1996 où il est carrément déclaré cliniquement mort pendant une minute) avant d'être admis dans un programme de désintoxication.

Avec tous ces déboires, on pense alors qu'après plus de quinze ans de présence Depeche Mode est fini. Mais le groupe sait tirer parti de ces épreuves pour mieux revenir sur le devant de la scène. Ainsi, Ultra, après quatre ans de silence, vire au succès par ses ambiances sombres et méditatives. Plus mûr, cet album est plus aboutit que les précédents et semble être l'illustration musicale de ces années difficiles ; les singles « Home » et « It's No Good » le confirment. La voix de Gahan est plus posée que jamais, les instruments plus variées et plus nombreux, Martin Gore étale ici l'immensité de son art.

En 1998, les trois membres restant décident de sortir leur second best-of de leur carrière, The Singles 86>98  - le premier The Singles 81>85 datant de 1985. Changements de look pour Gahan, qui, après ces cinq années de déboires, a coupé ses cheveux, repris du poids et prend des poses moins « pop-stars » ; il fait même moins étalage de ses nombreux tatouages. Trois années plus tard, en 2001, Depeche Mode semble enfin sortir la tête hors de l'eau : il livre un album mélodieux et empreint d'une certaine sérénité. Quoiqu'un peu méconnu, Exciter permet à Depeche Mode de retrouver la stabilité tant manquée ces dernières années.

Chacun des trois membres du groupe exprime, à cette période, le besoin de travailler sur un projet solo. En 2003, tandis que le premier album de Dave Gahan, un recueil de confessions intitulé Paper Monsters, reçoit un excellent accueil, Martin Gore sort Counterfeit 2, le second volet d'un hommage aux anciennes et nouvelles légendes de la musique, et Andy Fletcher crée son propre label Toast Hawai. Le chanteur confie : « J'avais vraiment un sentiment d'insatisfaction avant de commencer Playing the Angel, notre onzième album studio (...) nous avons fait de très bons albums ensemble, mais nous cherchons toujours à nous surpasser. Et ça, c'est un virus dont on ne se débarrasse pas si facilement ».

Bien qu'ils se soient épanouis chacun dans un projet individuel, les membres de Depeche Mode ressentent le besoin de se reformer. Après la sortie de Remixes 81>04 (2004), c'est un nouvel album, Playing the Angel (2005) qui attire l'attention. Frais, exubérant, sombre, cet opus marque le 25ème anniversaire du groupe. On y ressent un sentiment d'urgence et de vigueur, avec des sonorités synthétiques analogiques visant à retrouver l'esprit de Violator ou de Black Celebration. Toujours dans l'esprit de commémorer l'anniversaire de cette incroyable carrière, Depeche Mode sort un nouveau best-of, intitulé The Best of Depeche Mode Volume 1 (2006).

Sans innover, Depeche Mode revient en 2009 pour Sounds of the Universe. Si l'album n'est pas marquant, il permet de vérifier la popularité mondiale du groupe, qui s'engouffre bien vite dans une tournée des stades et des festivals. Remixes 2: 81-11 en juin 2011 voit des remixeurs d'horizons et de nationalités diverses s'attaquer à l'énorme héritage de Depeche Mode, véritable inspirateur d'une grande partie de l'univers electro contemporain. Une aura qui plane sur l'album suivant Delta Machine que le groupe qualifie de « blues électronique ». Enregistré à Santa Barbara en Californie avec le producteur Ben Hillier et le mixeur Flood, ce treizième album annoncé par l'extrait « Heaven »  avant sa sortie en mars permet à Depeche Mode de repartir sur les routes d'une tournée mondiale passant par un concert de consécration au Stade de France le 15 juin. Copyright 2014 Music Story Angélique Fouret

C'est dans la petite ville de Basildon, près de Londres, que se forme l'embryon du futur Depeche Mode (1979), autour de Vince Clarke, Andrew Fletcher et Martin Gore, trois camarades de lycée. Alors que l'Angleterre vit au rythme déchaîné du punk, les trois amis vont centrer leur créativité autour d'un nouvel instrument, peu usité à l'époque : le synthétiseur. C'est aussi pendant ces années que le public découvre la musique électronique avec des groupes tel que Orchestral Manoeuvres in the Dark ou Kraftwerk.

Par le biais d'une audition, ils recrutent le quatrième élément du groupe, un certain Dave Gahan, chanteur charismatique et au look un peu mauvais garçon. Il est d'ailleurs à l'origine du nom du groupe, en référence au magazine français du même nom et au phénomène, propre aux années 1970/1980, de changements rapides de modes.

Depeche Mode se lance alors dans la tournée des boîtes et cafés londoniens avec des chansons composées par Vince Clarke et signe son premier enregistrement, « Photographie », sur la compilation Some Bizarre en 1980. La même année, ils se font remarquer par Daniel Miller, fondateur du label Mute Records abritant Nick Cave, qui décide de les prendre sous son aile. Dès lors, tout s'accélère pour les quatre garçons : ils commencent à se faire un nom dans l'univers musical avec une premier single « Dreaming of Me », puis un second « New Life » en juin 1981. Vient ensuite le premier tube d'une longue série « Just Can't Get Enough » (septembre 1981) qui sera bientôt l'hymne du groupe, aboutissant à un premier album Speak and Spell  (octobre 1981). Une rythmique entraînante, des voies propulsant le thème fulgurant avec une vivacité impressionnante, une sonorité typiquement new-wave : le son de Depeche Mode est né.

Mais alors que Depeche Mode semble prêt à briser toutes les barrières de la célébrité, Vince Clarke, son principal compositeur décide de prendre le large avec le groupe pour fonder Yazoo, puis Erasure. Les espoirs de réussites sont alors infimes, car Depeche Mode, en pleine période de doute, semble avoir perdu son identité musicale. Ils arriveront à faire face grâce à Martin Gore qui prend les manettes créatives et composera dorénavant, à quelques exceptions près, l'ensemble du répertoire musical de Depeche Mode.

Le premier opus de cette nouvelle ère sera A Broken Frame, dont les singles « See You », « The Meaning of Love » et « Leave in Silence », propulsent les trois musiciens au sommet des charts par des beats vifs et des sonorités étranges mélangés entre elles créant ainsi le climat déroutant de cet album. Martin Gore, contrairement à Vince Clarke, se lance dans des compositions romantiques et sombres, pures et perverses à la fois, et qui durent. C'est là désormais la particularité du groupe : être en constante évolution et prêt à bouleverser les méthodes de travail à chaque nouvel album. Afin de combler le vide laissé par Clarke, les Depeche Mode décident de passer une annonce et accueillent Alan Wilder, qui sera le quatrième Depeche Mode jusqu'en 1995.

Une musique nouvelle, des textes de plus en plus engagés, le troisième album Construction Time Again (1983) amorce un virage avec des sonorités métalliques et en se faisant plus social et moins tendre ; la pochette arborant un homme martelant la montagne à coup de masse, n'est pas sans rappeler l'imagerie soviétique révolutionnaire. Les quatre compères feront même de leurs convictions politiques un de leurs fers de lance.

« People Are People », issu de Some Great Reward (1984) sera le véritable déclic de Depeche Mode : en se plaçant en quatrième position des charts anglais, il lance le groupe dans le paysage musical mondial : métallique, plus rock, plus affirmé, une rythmique toujours aussi imposante, ces sonorités mélangées et décalées contribuent au charme charismatique de cette musique. C'est à cette époque que Martin Gore s'exile à Berlin, dans une Allemagne pas encore réunifiée et y puise une nouvelle source d'inspiration ; ce que l'on appelle plus communément la période berlinoise (ndlr :  appelation d'origine controlée signée David Bowie).

Une compilation marque l'année 1985 en lieu et place de l'album annuel devenu habituel pour Depeche Mode. Cette période de « pause » musicale permet aux musiciens de « mûrir », d'amorcer un nouveau virage : exit le style sado-maso, les chaînes et les jupes en cuir - signées Jean-Paul Gauthier. Black Celebration (1986), d'un style résolument meilleur, sera, musicalement, un peu à l'image de Some great rewards : des ballades religieuses, des beats industriels et agressifs, des hymnes dévotionnels... Pour preuve, « Stripped » , « Question of Lust », « Question of Time ».

Cette période est la plus prolifique du groupe : ils sont devenus des stars mondiales - une tournée internationale succède à Black Celebration - créativement, ils sont au sommet, et plusieurs de leurs tubes font l'objet de nombreux remixes, faisant ainsi le bonheur des DJ's et des clubs. Un photographe, Anton Corbijn, fait aussi son entrée au sein de Depeche Mode en signant la vidéo de « A Question of Time » et toutes les pochettes et clips suivants, toutes plus artistiques et esthétiques les unes que les autres - il s'occupe également de signer toutes les pochettes de U2.

Cette ascension fulgurante se confirmera d'ailleurs avec le très célèbre Music for the Masses (1987), un album très rock and roll (reprise de « Route 66 » de Bobby Troup) montrant l'étendue du répertoire de Martin Gore, passionné de rock, de blues et de jazz. Peu après la sortie de ce sixième album - déjà - Depeche Mode embarque pour une longue tournée américaine, filmée par D.A. Pennebaker, qui n'est autre que le réalisateur de Dont Look Back  consacré à Bob Dylan.

Mais la véritable consécration en tant que telle arrive avec Violator (1990), le premier chef d'oeuvre de Depeche Mode, rendu unanime par la critique. « Personal Jesus », « Enjoy the Silence », « World in My Eyes », « Policy of Truth », « Clean », sont tous autant de tubes qui permettront de remplir sans difficulté aucune les stades européens et américains. Martin Gore prouve encore ici son incroyable talent à faire danser sur des climats inquiétants et des paroles aussi noires que l'est la pochette avec sa rose emblématique ; un des symboles du groupe. Musicalement, cet album est également une révélation : angoissant par ces passages mêlés de douceur et d'agressivité, l'on retrouve des bruits dignes d'un film de science-fiction des années 1980/1990 sous une rythmique saccadée à l'excès à travers ces mélodies très prenantes.

À ce succès s'ensuit une période douloureuse, car une fois arrivés au sommet de leur art, les quatre compères décident de s'accorder une nouvelle pause, qui, malheureusement, ne leur sera guère bénéfique. Supportant difficilement les pressions de la gloire, Dave Gahan part vivre aux Etats-Unis et s'enferme dans un enfer narcotique. Il ne communique plus vraiment avec le reste du groupe et ce sont l'alcool, la drogue, le divorce qui le feront sombrer, sans se soucier le moins du monde de l'avenir de Depeche Mode.

Finalement, la cohésion du groupe résiste à cette tornade destructrice et tout le monde est présent lors de l'enregistrement de Songs of Faith and Devotion à Madrid (1992). Après trois années, cet album, teinté de gospel (« Condemnation ») et rock plus dur (« I Feel You ») rassure les fans et se place numéro un des ventes. Cependant, « plus aucune harmonie entre les désirs individuels de chacun ne subsistait. Ils n'ont jamais pu accorder leurs différentes aspirations artistiques » (dixit Flood, producteur). Et cet apparent succès n'est que pure illusion : la mésentente et la fatigue décide Wilder, déjà peu satisfait de voir ses idées appréciées à leurs justes valeurs, à quitter ses trois compagnons de scène en 1995. Peu de temps après, drogué et las d'être considéré comme le second, derrière Martin Gore, Dave Gahan frôle la mort à deux reprises (une tentative de suicide dans une chambre d'hôtel à Los Angeles et une overdose en 1996 où il est carrément déclaré cliniquement mort pendant une minute) avant d'être admis dans un programme de désintoxication.

Avec tous ces déboires, on pense alors qu'après plus de quinze ans de présence Depeche Mode est fini. Mais le groupe sait tirer parti de ces épreuves pour mieux revenir sur le devant de la scène. Ainsi, Ultra, après quatre ans de silence, vire au succès par ses ambiances sombres et méditatives. Plus mûr, cet album est plus aboutit que les précédents et semble être l'illustration musicale de ces années difficiles ; les singles « Home » et « It's No Good » le confirment. La voix de Gahan est plus posée que jamais, les instruments plus variées et plus nombreux, Martin Gore étale ici l'immensité de son art.

En 1998, les trois membres restant décident de sortir leur second best-of de leur carrière, The Singles 86>98  - le premier The Singles 81>85 datant de 1985. Changements de look pour Gahan, qui, après ces cinq années de déboires, a coupé ses cheveux, repris du poids et prend des poses moins « pop-stars » ; il fait même moins étalage de ses nombreux tatouages. Trois années plus tard, en 2001, Depeche Mode semble enfin sortir la tête hors de l'eau : il livre un album mélodieux et empreint d'une certaine sérénité. Quoiqu'un peu méconnu, Exciter permet à Depeche Mode de retrouver la stabilité tant manquée ces dernières années.

Chacun des trois membres du groupe exprime, à cette période, le besoin de travailler sur un projet solo. En 2003, tandis que le premier album de Dave Gahan, un recueil de confessions intitulé Paper Monsters, reçoit un excellent accueil, Martin Gore sort Counterfeit 2, le second volet d'un hommage aux anciennes et nouvelles légendes de la musique, et Andy Fletcher crée son propre label Toast Hawai. Le chanteur confie : « J'avais vraiment un sentiment d'insatisfaction avant de commencer Playing the Angel, notre onzième album studio (...) nous avons fait de très bons albums ensemble, mais nous cherchons toujours à nous surpasser. Et ça, c'est un virus dont on ne se débarrasse pas si facilement ».

Bien qu'ils se soient épanouis chacun dans un projet individuel, les membres de Depeche Mode ressentent le besoin de se reformer. Après la sortie de Remixes 81>04 (2004), c'est un nouvel album, Playing the Angel (2005) qui attire l'attention. Frais, exubérant, sombre, cet opus marque le 25ème anniversaire du groupe. On y ressent un sentiment d'urgence et de vigueur, avec des sonorités synthétiques analogiques visant à retrouver l'esprit de Violator ou de Black Celebration. Toujours dans l'esprit de commémorer l'anniversaire de cette incroyable carrière, Depeche Mode sort un nouveau best-of, intitulé The Best of Depeche Mode Volume 1 (2006).

Sans innover, Depeche Mode revient en 2009 pour Sounds of the Universe. Si l'album n'est pas marquant, il permet de vérifier la popularité mondiale du groupe, qui s'engouffre bien vite dans une tournée des stades et des festivals. Remixes 2: 81-11 en juin 2011 voit des remixeurs d'horizons et de nationalités diverses s'attaquer à l'énorme héritage de Depeche Mode, véritable inspirateur d'une grande partie de l'univers electro contemporain. Une aura qui plane sur l'album suivant Delta Machine que le groupe qualifie de « blues électronique ». Enregistré à Santa Barbara en Californie avec le producteur Ben Hillier et le mixeur Flood, ce treizième album annoncé par l'extrait « Heaven »  avant sa sortie en mars permet à Depeche Mode de repartir sur les routes d'une tournée mondiale passant par un concert de consécration au Stade de France le 15 juin. Copyright 2014 Music Story Angélique Fouret

C'est dans la petite ville de Basildon, près de Londres, que se forme l'embryon du futur Depeche Mode (1979), autour de Vince Clarke, Andrew Fletcher et Martin Gore, trois camarades de lycée. Alors que l'Angleterre vit au rythme déchaîné du punk, les trois amis vont centrer leur créativité autour d'un nouvel instrument, peu usité à l'époque : le synthétiseur. C'est aussi pendant ces années que le public découvre la musique électronique avec des groupes tel que Orchestral Manoeuvres in the Dark ou Kraftwerk.

Par le biais d'une audition, ils recrutent le quatrième élément du groupe, un certain Dave Gahan, chanteur charismatique et au look un peu mauvais garçon. Il est d'ailleurs à l'origine du nom du groupe, en référence au magazine français du même nom et au phénomène, propre aux années 1970/1980, de changements rapides de modes.

Depeche Mode se lance alors dans la tournée des boîtes et cafés londoniens avec des chansons composées par Vince Clarke et signe son premier enregistrement, « Photographie », sur la compilation Some Bizarre en 1980. La même année, ils se font remarquer par Daniel Miller, fondateur du label Mute Records abritant Nick Cave, qui décide de les prendre sous son aile. Dès lors, tout s'accélère pour les quatre garçons : ils commencent à se faire un nom dans l'univers musical avec une premier single « Dreaming of Me », puis un second « New Life » en juin 1981. Vient ensuite le premier tube d'une longue série « Just Can't Get Enough » (septembre 1981) qui sera bientôt l'hymne du groupe, aboutissant à un premier album Speak and Spell  (octobre 1981). Une rythmique entraînante, des voies propulsant le thème fulgurant avec une vivacité impressionnante, une sonorité typiquement new-wave : le son de Depeche Mode est né.

Mais alors que Depeche Mode semble prêt à briser toutes les barrières de la célébrité, Vince Clarke, son principal compositeur décide de prendre le large avec le groupe pour fonder Yazoo, puis Erasure. Les espoirs de réussites sont alors infimes, car Depeche Mode, en pleine période de doute, semble avoir perdu son identité musicale. Ils arriveront à faire face grâce à Martin Gore qui prend les manettes créatives et composera dorénavant, à quelques exceptions près, l'ensemble du répertoire musical de Depeche Mode.

Le premier opus de cette nouvelle ère sera A Broken Frame, dont les singles « See You », « The Meaning of Love » et « Leave in Silence », propulsent les trois musiciens au sommet des charts par des beats vifs et des sonorités étranges mélangés entre elles créant ainsi le climat déroutant de cet album. Martin Gore, contrairement à Vince Clarke, se lance dans des compositions romantiques et sombres, pures et perverses à la fois, et qui durent. C'est là désormais la particularité du groupe : être en constante évolution et prêt à bouleverser les méthodes de travail à chaque nouvel album. Afin de combler le vide laissé par Clarke, les Depeche Mode décident de passer une annonce et accueillent Alan Wilder, qui sera le quatrième Depeche Mode jusqu'en 1995.

Une musique nouvelle, des textes de plus en plus engagés, le troisième album Construction Time Again (1983) amorce un virage avec des sonorités métalliques et en se faisant plus social et moins tendre ; la pochette arborant un homme martelant la montagne à coup de masse, n'est pas sans rappeler l'imagerie soviétique révolutionnaire. Les quatre compères feront même de leurs convictions politiques un de leurs fers de lance.

« People Are People », issu de Some Great Reward (1984) sera le véritable déclic de Depeche Mode : en se plaçant en quatrième position des charts anglais, il lance le groupe dans le paysage musical mondial : métallique, plus rock, plus affirmé, une rythmique toujours aussi imposante, ces sonorités mélangées et décalées contribuent au charme charismatique de cette musique. C'est à cette époque que Martin Gore s'exile à Berlin, dans une Allemagne pas encore réunifiée et y puise une nouvelle source d'inspiration ; ce que l'on appelle plus communément la période berlinoise (ndlr :  appelation d'origine controlée signée David Bowie).

Une compilation marque l'année 1985 en lieu et place de l'album annuel devenu habituel pour Depeche Mode. Cette période de « pause » musicale permet aux musiciens de « mûrir », d'amorcer un nouveau virage : exit le style sado-maso, les chaînes et les jupes en cuir - signées Jean-Paul Gauthier. Black Celebration (1986), d'un style résolument meilleur, sera, musicalement, un peu à l'image de Some great rewards : des ballades religieuses, des beats industriels et agressifs, des hymnes dévotionnels... Pour preuve, « Stripped » , « Question of Lust », « Question of Time ».

Cette période est la plus prolifique du groupe : ils sont devenus des stars mondiales - une tournée internationale succède à Black Celebration - créativement, ils sont au sommet, et plusieurs de leurs tubes font l'objet de nombreux remixes, faisant ainsi le bonheur des DJ's et des clubs. Un photographe, Anton Corbijn, fait aussi son entrée au sein de Depeche Mode en signant la vidéo de « A Question of Time » et toutes les pochettes et clips suivants, toutes plus artistiques et esthétiques les unes que les autres - il s'occupe également de signer toutes les pochettes de U2.

Cette ascension fulgurante se confirmera d'ailleurs avec le très célèbre Music for the Masses (1987), un album très rock and roll (reprise de « Route 66 » de Bobby Troup) montrant l'étendue du répertoire de Martin Gore, passionné de rock, de blues et de jazz. Peu après la sortie de ce sixième album - déjà - Depeche Mode embarque pour une longue tournée américaine, filmée par D.A. Pennebaker, qui n'est autre que le réalisateur de Dont Look Back  consacré à Bob Dylan.

Mais la véritable consécration en tant que telle arrive avec Violator (1990), le premier chef d'oeuvre de Depeche Mode, rendu unanime par la critique. « Personal Jesus », « Enjoy the Silence », « World in My Eyes », « Policy of Truth », « Clean », sont tous autant de tubes qui permettront de remplir sans difficulté aucune les stades européens et américains. Martin Gore prouve encore ici son incroyable talent à faire danser sur des climats inquiétants et des paroles aussi noires que l'est la pochette avec sa rose emblématique ; un des symboles du groupe. Musicalement, cet album est également une révélation : angoissant par ces passages mêlés de douceur et d'agressivité, l'on retrouve des bruits dignes d'un film de science-fiction des années 1980/1990 sous une rythmique saccadée à l'excès à travers ces mélodies très prenantes.

À ce succès s'ensuit une période douloureuse, car une fois arrivés au sommet de leur art, les quatre compères décident de s'accorder une nouvelle pause, qui, malheureusement, ne leur sera guère bénéfique. Supportant difficilement les pressions de la gloire, Dave Gahan part vivre aux Etats-Unis et s'enferme dans un enfer narcotique. Il ne communique plus vraiment avec le reste du groupe et ce sont l'alcool, la drogue, le divorce qui le feront sombrer, sans se soucier le moins du monde de l'avenir de Depeche Mode.

Finalement, la cohésion du groupe résiste à cette tornade destructrice et tout le monde est présent lors de l'enregistrement de Songs of Faith and Devotion à Madrid (1992). Après trois années, cet album, teinté de gospel (« Condemnation ») et rock plus dur (« I Feel You ») rassure les fans et se place numéro un des ventes. Cependant, « plus aucune harmonie entre les désirs individuels de chacun ne subsistait. Ils n'ont jamais pu accorder leurs différentes aspirations artistiques » (dixit Flood, producteur). Et cet apparent succès n'est que pure illusion : la mésentente et la fatigue décide Wilder, déjà peu satisfait de voir ses idées appréciées à leurs justes valeurs, à quitter ses trois compagnons de scène en 1995. Peu de temps après, drogué et las d'être considéré comme le second, derrière Martin Gore, Dave Gahan frôle la mort à deux reprises (une tentative de suicide dans une chambre d'hôtel à Los Angeles et une overdose en 1996 où il est carrément déclaré cliniquement mort pendant une minute) avant d'être admis dans un programme de désintoxication.

Avec tous ces déboires, on pense alors qu'après plus de quinze ans de présence Depeche Mode est fini. Mais le groupe sait tirer parti de ces épreuves pour mieux revenir sur le devant de la scène. Ainsi, Ultra, après quatre ans de silence, vire au succès par ses ambiances sombres et méditatives. Plus mûr, cet album est plus aboutit que les précédents et semble être l'illustration musicale de ces années difficiles ; les singles « Home » et « It's No Good » le confirment. La voix de Gahan est plus posée que jamais, les instruments plus variées et plus nombreux, Martin Gore étale ici l'immensité de son art.

En 1998, les trois membres restant décident de sortir leur second best-of de leur carrière, The Singles 86>98  - le premier The Singles 81>85 datant de 1985. Changements de look pour Gahan, qui, après ces cinq années de déboires, a coupé ses cheveux, repris du poids et prend des poses moins « pop-stars » ; il fait même moins étalage de ses nombreux tatouages. Trois années plus tard, en 2001, Depeche Mode semble enfin sortir la tête hors de l'eau : il livre un album mélodieux et empreint d'une certaine sérénité. Quoiqu'un peu méconnu, Exciter permet à Depeche Mode de retrouver la stabilité tant manquée ces dernières années.

Chacun des trois membres du groupe exprime, à cette période, le besoin de travailler sur un projet solo. En 2003, tandis que le premier album de Dave Gahan, un recueil de confessions intitulé Paper Monsters, reçoit un excellent accueil, Martin Gore sort Counterfeit 2, le second volet d'un hommage aux anciennes et nouvelles légendes de la musique, et Andy Fletcher crée son propre label Toast Hawai. Le chanteur confie : « J'avais vraiment un sentiment d'insatisfaction avant de commencer Playing the Angel, notre onzième album studio (...) nous avons fait de très bons albums ensemble, mais nous cherchons toujours à nous surpasser. Et ça, c'est un virus dont on ne se débarrasse pas si facilement ».

Bien qu'ils se soient épanouis chacun dans un projet individuel, les membres de Depeche Mode ressentent le besoin de se reformer. Après la sortie de Remixes 81>04 (2004), c'est un nouvel album, Playing the Angel (2005) qui attire l'attention. Frais, exubérant, sombre, cet opus marque le 25ème anniversaire du groupe. On y ressent un sentiment d'urgence et de vigueur, avec des sonorités synthétiques analogiques visant à retrouver l'esprit de Violator ou de Black Celebration. Toujours dans l'esprit de commémorer l'anniversaire de cette incroyable carrière, Depeche Mode sort un nouveau best-of, intitulé The Best of Depeche Mode Volume 1 (2006).

Sans innover, Depeche Mode revient en 2009 pour Sounds of the Universe. Si l'album n'est pas marquant, il permet de vérifier la popularité mondiale du groupe, qui s'engouffre bien vite dans une tournée des stades et des festivals. Remixes 2: 81-11 en juin 2011 voit des remixeurs d'horizons et de nationalités diverses s'attaquer à l'énorme héritage de Depeche Mode, véritable inspirateur d'une grande partie de l'univers electro contemporain. Une aura qui plane sur l'album suivant Delta Machine que le groupe qualifie de « blues électronique ». Enregistré à Santa Barbara en Californie avec le producteur Ben Hillier et le mixeur Flood, ce treizième album annoncé par l'extrait « Heaven »  avant sa sortie en mars permet à Depeche Mode de repartir sur les routes d'une tournée mondiale passant par un concert de consécration au Stade de France le 15 juin. Copyright 2014 Music Story Angélique Fouret


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