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On s'attend à un recueil de nouvelles dures, sans pitié, à la vision froide comme les régions lointaines du pays qu'elle décrivent. Ce n'est pas tout à fait faux, ni tout à fait vrai. Alexandre Ikonnikov est un guide objectif portant sur son pays un regard qui ne juge ni ne méprise. Il évoque ces terres reculées, bien loin de Moscou avec une candeur d'écrivain voyageur vierge de toute éducation. À la surface de ces textes brefs, confinant tout aussi bien au tragique qu'à l'absurde, affleure l'essence du peuple russe, bien loin des clichés d'un Occidental en maraude. Un peuple qui s'accommode, en vrac, des conditions climatiques, de la vodka frelatée, de l'ouverture au libre-échangisme et à la loi du marché, des trafics des puissants, des décisions arbitraires, de l'instinct de survie, de la beauté de la vie. Comme ces deux amis partant à la pêche accompagnés d'une bonne dose d'alcool de contrebande, ce directeur de district forestier en proie aux ordres insensés de sa hiérarchie, ces policiers taraudés par le doute quand il s'agit de se débarrasser de la jambe qu'une femme à ôtée à son mari d'un coup de hache...
Ce livre est une comète. Ne le manquez pas. Alexandre Ikonnikov nous parle trop bien de l'humanité pour que vous passiez à côté. --Hector Chavez
Ce livre est une comète. Ne le manquez pas. Alexandre Ikonnikov nous parle trop bien de l'humanité pour que vous passiez à côté. --Hector Chavez
Présentation de l'éditeur
« En fait, la prétendue âme russe se réduit à quatre composantes : la croix russe, la langue, la vodka et le bonheur dans la souffrance. »
Une mutinerie dans une colonie pénitentiaire, le dépit dun paysan qui achète une machine à laver en oubliant quil faut une évacuation deau, la visite présidentielle dans une province dont les habitants survivent en détournant les biens de létat tout en payant leurs impôts, lhistoire du pauvre Koubine qui échappa de peu à linternement ou de cet appelé oublié dans la steppe par son unité militaire Les Dernières nouvelles du bourbier mêlent comique et tragique, tendresse et brutalité, dureté et émotion. Fidèle à la meilleure tradition russe, de Gogol à Tchekhov, Alexandre Ikonnikov ne condamne pas plus quil nenjolive les gens dont il fait de si justes portraits. Il se tient à une distance soigneusement réglée, celle de lobservateur actif, sadonne à un genre satirique très agréable à lire pour rendre compte de létat social, politique, culturel, dun pays à la dérive depuis des siècles. Ses très courtes nouvelles rappellent le jeune Tchekhov par leur style enlevé, incisif, souvent drôle.
Une mutinerie dans une colonie pénitentiaire, le dépit dun paysan qui achète une machine à laver en oubliant quil faut une évacuation deau, la visite présidentielle dans une province dont les habitants survivent en détournant les biens de létat tout en payant leurs impôts, lhistoire du pauvre Koubine qui échappa de peu à linternement ou de cet appelé oublié dans la steppe par son unité militaire Les Dernières nouvelles du bourbier mêlent comique et tragique, tendresse et brutalité, dureté et émotion. Fidèle à la meilleure tradition russe, de Gogol à Tchekhov, Alexandre Ikonnikov ne condamne pas plus quil nenjolive les gens dont il fait de si justes portraits. Il se tient à une distance soigneusement réglée, celle de lobservateur actif, sadonne à un genre satirique très agréable à lire pour rendre compte de létat social, politique, culturel, dun pays à la dérive depuis des siècles. Ses très courtes nouvelles rappellent le jeune Tchekhov par leur style enlevé, incisif, souvent drôle.