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Des vies d'oiseaux Broché – 18 août 2011


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Descriptions du produit

Extrait

La reine en son palais

On peut considérer que ce fut grâce à son mari que madame Izarra rencontra le lieutenant Taïbo. Monsieur Izarra avait tenu à appeler le poste de police, un soir d'octobre 1997, malgré l'heure tardive et le caractère sans urgence de son appel, afin de déclarer qu'il leur semblait avoir été cambriolés mais que rien, et il avait insisté étrangement sur ce point, ne leur avait été dérobé.
Taïbo, qui était d'astreinte ce soir-là, seul avec un livre sur Valérie Jean Solanas, se permettant de lire parce que justement il était seul et qu'il ne s'attirerait aucune réflexion désobligeante, avait reposé le livre en question dans l'unique tiroir qui fermait à clé, soupiré dans le combiné et demandé pourquoi ils en étaient venus à l'idée qu'ils avaient été cambriolés puisque rien ne manquait.
Ce n'est pas qu'il désirait jouer sur les mots. Le lieutenant Taïbo était un homme qui se voulait précis.
Mais la voix de monsieur Izarra s'était durcie. Il devait parler avec ce genre de voix à ses collaborateurs. Il devait arriver en réunion toujours en retard, ouvrir la porte de la salle avec brusquerie comme s'il désirait les surprendre à jouer aux cartes ou à passer des appels confidentiels à une société concurrente, et il devait balayer du regard lesdits collaborateurs déjà tous assis autour de la table, qui eux faisaient comme s'ils ne l'avaient pas vu, tentant de continuer la réunion sans tenir compte de son irruption, essayant de ne pas être tétanisés par sa soudaine présence si évidemment réprobatrice. Et monsieur Izarra se mettait en condition, il regardait les stores, les fauteuils, les revêtements muraux, l'ordre du jour sur le tableau, il y avait toujours quelque chose qui l'agaçait ou l'offusquait et il commençait à leur parler d'une voix cassante. Il les interrompait et il les brisait. Il avait ce ton quand il a dit :
- Rien n'a été visiblement volé, lieutenant. Mais je vous saurais gré de venir tout de suite constater qu'il y a bien eu intrusion.
Taïbo a secoué la tête dans son bureau nicotine.
- Je suis infiniment désolé, monsieur Izarra, mais il faut que quelqu'un...
L'autre l'a coupé, rétorquant qu'il ne voulait rien savoir et tenait à ce qu'il vînt sur-le-champ.
Il a donné son adresse et Taïbo l'a notée en continuant de secouer la tête. Quand ils eurent raccroché, Taïbo a ressorti son livre du tiroir, il lui était de toute façon impossible de quitter le poste de police ; il était seul et son collègue ne le relèverait que dans deux heures. Il était à l'avance fatigué de la conversation qu'il aurait avec monsieur Izarra.

Revue de presse

Véronique Ovaldé raconte des vies d'hommes migrateurs, dans lesquelles des mondes opposés se croisent...
Ce sont ces vies d'oiseaux que raconte Véronique Ovaldé dans un roman au ton à la fois poétique et réaliste. Loin des rubans baroques de son précédent roman (Ce que je sais de Véra Candida, événement de la rentrée 2009, couronné par le Renaudot des lycéens, le Grand Prix des lectrices de Elle et le prix France Télévisions), Ovaldé opte pour la concision. Elle confirme ainsi ses talents de conteuse, mais aussi de styliste. Et livre une belle et pénétrante histoire d'amour et de liberté. (François Busnel - L'Express, août 2011)

Le quatuor se cherche et se découvre dans un des mondes chers à la romancière, un monde légèrement décalé par rapport à la réalité, nimbé d'un exotisme suave...
Il n'y a chez elle rien de brusque, rien de cassant mais, de livre en livre, l'affirmation solide d'une plume gracieuse, apte à décrire de séduisants mondes languissants. (Françoise Dargent - Le Figaro du 1er septembre 2011)

Livre sur la difficulté du choix et l'envie furieuse de liberté, «Des vies d'oiseaux» est un joli conte contemporain. Les êtres sont las, les sentiments enfouis, les rancoeurs profondes. ­Finalement, tout cela peut changer. Véronique Ovaldé ­dépeint formidablement la naissance du sentiment amoureux, les étreintes de ceux que tout oppose. Elle porte un regard bienveillant sur ses personnages, tous un peu bruts, abîmés par l'existence. Elle dit surtout une chose : prenez vos rêves pour des réalités. C'est déjà beaucoup. (Benjamin Locoge - Paris-Match du 8 septembre 2011)

Ombres et lumières, senteurs et fragrances, bruissements et sons, le monde d'Ovaldé se donne à voir, à humer, à entendre. Des cactus gélatineux aux contorsions de reptiles, moirés comme nappés de pétrole, au bruit sec des eucalyptus qui appelle l'incendie, la synesthésie est de règle..
Cette grâce, Véronique Ovaldé la dispense sans compter. Et ce qui pourrait n'être qu'une intrigue banale, un roman sur la force du désir qui s'affranchit des digues, devient un hymne à la liberté et à l'imagination. A la fantaisie en somme, telle que la conjuguent musiciens et poètes sous toutes les latitudes. (Philippe-Jean Catinchi - Le Monde du 8 septembre 2011)

Dans ses villes imaginaires qui se nomment Villanueva ou Irigoy, la romancière construit des mondes pleins de hasards et de secrets, elle devient peintre, ajoutant des touches de couleur à des vies en noir et blanc. Puis, elle se mue en cinéaste western, traversant des déserts sud-américains pour poser sa caméra dans une ville hostile où la neige est grise comme l'amiante. Avec elle, on croise des troupeaux de bisons, on découvre des similitudes entre les campagnols des plaines et les femmes amoureuses. Son écriture virevolte, refuse la logique pour mieux inventer un monde malicieux. (Christine Ferniot - Lire, septembre 2011)

Dans cette oeuvre où chacun essaie de se trouver en cherchant l'autre, l'écriture, perpétuellement charnelle, joue sur tous les sens. Au sein d'un univers qu'on dirait palpable, qui se dérobe à mesure qu'on s'en approche, la liberté des personnages - comme celle du lecteur - reste entière. C'est là une source supplémentaire de plaisir raffiné issu d'un univers rugueux où l'omniprésence de la nature ajoute au mystère. (Muriel Steinmetz - L'Humanité du 22 septembre 2011)

Rien de manichéen dans ce livre irrigué par les remises en question, les doutes et l'envie de rebondir. Véronique Ovaldé presse les êtres jusqu'à l'absurde, pour en extraire ce qu'ils ont de plus beau : l'attention aux autres. (Marine Landrot - Télérama du 5 octobre 2011)

Ça commence comme un polar. Avec un fic flegmatique, le lieutenant Taïbo, qui se pointe au petit matin dans le quartier chic de Villanueva surnommé la «colline Dollars»...
Ce qui fait qu'on referme à regret ce livre échevelé, abracadabrant, qu'on resterait des heures en compagnie de Vida, Paloma, Taïbo et Adolfo, c'est moins le sujet que le ton de Véronique Ovaldé. Son goût et son talent pour le baroque. Sa façon, aussi latino-américaine que le pays imaginaire où se déroule le roman, d'introduire en douceur l'absurde dans les événements les plus sérieux. (Jacques Nerson - Le Nouvel Observateur du 20 octobre 2011)

Des vies d'oiseaux, ce serait cette élévation fantasque : des personnages qui se mettent à tournoyer au-dessus de leur vie pour mieux l'observer. Dont le départ n'est pas une fuite nihiliste, mais un antidote à la domination, à l'endormissement...
C'est un ordre du monde décalé, une inquiétante et délicieuse étrangeté qui voit le jour, entre Isabel Allende et Gabriel García Márquez. Ou comment partir en revenant. Revenir, pour faire de cet autre en soi qui est parti un nouveau chez-soi. Des femmes rendues à leur féminité singulière, sauvage et poétique, des hommes contrastés, diaboliques ou miraculeux, qui traversent leur destinée parfois tragique pour en faire un conte moderne et frémissant, d'une «inconsolable gaieté». (Juliette Einhorn - le Magazine Littéraire, octobre 2011)


Détails sur le produit

  • Broché: 235 pages
  • Editeur : Editions de l'Olivier (18 août 2011)
  • Collection : OLIV. LIT.FR
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 287929827X
  • ISBN-13: 978-2879298276
  • Dimensions du produit: 13,9 x 2,5 x 20,4 cm
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En savoir plus sur l'auteur

De livre en livre, Véronique Ovaldé s'impose comme une des figures incontournables de la jeune scène littéraire française. Après des succès critiques et publics avec des romans comme Toutes choses scintillant et Les hommes en général me plaisent beaucoup, elle a définitivement séduit un plus large public avec Et mon cœur transparent, prix France Culture-Télérama 2008.

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Commentaires en ligne

3.6 étoiles sur 5

Commentaires client les plus utiles

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile  Par HJ TOP 1000 COMMENTATEURS le 28 octobre 2011
Format: Broché
Véronique Ovaldé a un réel talent de conteuse. Elle a l'art de nous entrainer dans un imaginaire fait de fantaisie et d'optimisme dans une langue élégante, parfois surannée, toujours inventive. Dans un pays d' Amérique Latine où les riches sont sur la Montagne Dollars, et où le danger et la violence rôdent à l'extérieur , nous allons à la rencontre de Taïbo, le flic nostalgique, de Vida la riche oisive aux faux airs airs de Grace Kelly, de sa fille Paloma la rebelle, et du bel, quoique claudiquant, Adolfo. Et peu importe que l'on soit à la limite du cliché et du roman fleur bleue, que les femmes soient un peu trop belles, les hommes un peu trop ténébreux et les bons d'un côté et les méchants de l'autre, parce que l'auteur a trop de finesse pour tomber dans la facilité; elle a toujours un mot, une image, une situation en décalage avec ce qu'on redoutait de trouver et on est contaminé par son optimisme et son romanesque. Et que demander de plus à un roman ouvert par un après-midi de pluie et dévoré d'une seule traite? Il ne faut pas chercher de morale, de grandes réflexions philosophiques, il faut simplement se laisser porter par le plaisir des mots et partager quelques heures avec ces personnages de papier.
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile  Par Christelle M. le 4 octobre 2011
Format: Broché
Je ne suis définitivement pas fan d'Ovaldé, désolée. J'en ai essayé plusieurs, et je pensais tomber sous le charme de celui-ci (ça débutait bien, sur les premier chapitres), et bien c'est raté. Même si les personnages sont attachants, un peu allumés, et que le style de l'auteur décoiffe un peu, je me suis forcée à terminer ce livre pour arriver à une fin prévisible et banale.
L'histoire ne nous mène à rien et ne nous embarque pas si loin que ça, c'est juste une galerie de portraits d'êtres en souffrance ou en jubilation, qu'on observe se débattre dans un monde un peu fantasmagorique. Une jolie prouesse d'écriture, mais l'auteur doit y prendre plus de plaisir que nous-mêmes à la lire (?!)
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile  Par C. Laure le 20 octobre 2011
Format: Broché
Comme à son habitude Véronique Ovaldé, nous offre une œuvre de lecture très bonne, simple et profonde. On est amené à se poser la question de savoir jusqu'où va l'intérieur des personnages. Profond et sensible mené avec une main de velours dans un gant de fer qui maintient une plume légère mais posée tout au long de ce roman.
La question qui en ressort est bien évidemment: Qui sommes nous lorsque nous épousons notre mari? Restons nous nous mêmes ou bien devient-on quelqu'un à l'image de ce que l'on attend de nous? Ne serais pas ce qui se passe dans le show biz?
Véronique Ovaldé va au fond et décrit ses personnages avec justesse et nous apporte une réponse digne de cette question.
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9 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile  Par roro1186 le 28 août 2011
Format: Broché
Roman plaisant au début, mais histoire très simple, parfois pénible a lire. Ce qui est agréable devient lassant...Un final attendu, sans surprise. Déçue.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile  Par laurence le 8 octobre 2011
Format: Broché
Ce livre est intéressant, toutefois le début est un peu longuet j'ai failli lâcher prise, jusqu'à ce que l'intrigue arrive et du coup on ne le quitte plus

ce n'est pas le meilleur que j'ai pu lire mais je le recommande ,une histoire de mère fille ...........
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5 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile  Par lauraline79 TOP 500 COMMENTATEURSVOIX VINE le 7 septembre 2011
Format: Broché
Flamboyant, c''est le mot qui me vient à l''esprit, le livre refermé !
Il y a réellement un style Ovaldé, ces longues phrases voluptueuses qui nous entraînent dans une valse de ressentis, ou de souvenirs, selon. On en entend la musique et, lues à voix haute, on en suit la ligne mélodique.
Mais en même temps, c''est délicat par petites touches, des incises qui précisent une idée ou au contraire perdent le lecteur de digression en digression, pour mieux le reprendre en main ensuite. Le tout saupoudré d''humour, comme un nuage de sucre glace sur une génoise, juste au bon moment, pour éviter que ça ne devienne lourd. Tout est travaillé dans ce texte, jusqu''aux prénoms, aux références discrètes au cinéma, à la littérature.
Et puis cet univers où le féminin est analysé et traqué dans ses moindres gestes, dans ses moindres pensées, où le masculin n''est là que pour le souligner et le faire-valoir.
Magnifiques personnages que Vida et Paloma, dans une opposition choisie pour l''une, incomprise par l''autre. Dans cette famille, des sentiments qui ne se disent pas...ou plus. La solitude de la mère est effrayante et la fille lui reprochera longtemps ses renoncements. Mais la fille partira et la mère suivra, enfin ! Pitoyable Gustavo, seul sur sa colline Dollars, dans sa maison en or. Pathétique Adolfo dans sa fuite en avant et son habitude de vivre la vie des autres, en empruntant leurs maisons.
C''est très rare que cela m''arrive, mais le livre une fois fermé, j''ai eu envie de le relire, avec le sentiment que j''ai certainement loupé des choses, tellement c''est riche et dense !
Je vous le recommande donc très vivement, pour un vrai plaisir de lecture.
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