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CHRONIQUE DE HERVE PICART MAGAZINE BEST, 4 décembre 2010
CHRONIQUE DE HERVE PICART MAGAZINE BEST NOVEMBRE 1979 N° 136 Page 61 2° Album 1973 33T Réf : ASYLUM WEA AS 53008 Après son premier album, dont trois simples à succès furent tirés, le groupe ne voulut rien changer à sa politique, et enregistra toujours à Londres, toujours avec Glyn Johns, un autre disque de country rock modernisé. Celui ci parut en 1973 et peut être considéré comme le dernier chef d'œuvre de ce genre de musique. 1973 marque en effet la dernière année d'intérêt soutenu pour cette musique. Eagles avec "Desperado" et Poco avec "Crazy Eyes" lui donnent ses ultimes lettres de noblesse. Par la suite, si le genre ne meurt pas, il ne suscite plus guère d'émoi et devient une sorte de musique-musée, d'intérêt local, après avoir été la brûlante actualité du rock américain. "Desperado" est même l'album le plus country produit par les eagles, bien plus que le premier disque. Il faut dire que cet album est un concept à la gloire des hors-la-loi fameux style Dalton ou James Bros ("Doolin-Dalton","Outlawman", "Desperado") idée générale suffisamment vague pour ne pas forcer les Eagles à un haut exercice intellectuel (leurs paroles ne sont jamais des foudres d'originalité), mais bien assez manigancé pour donner au disque la fière allure d'un objet artistiquement fini. Les thèmes musicaux vont et reviennent en d'astucieuses reprises. Le tout s'enchaîne avec beaucoup de bonheur. Ce disque conclut en fait idéalement l'ère du country-rock, en réunissant en un tout bien ordonné les différents aspects de cette musique. Du coup, l'album agit fort différemment du premier. On goûte ici surtout la finesse des arrangements grandement acoustiques où Bernie Leadon excelle ; la prodigieuse beauté des morceaux lents comme "Tequila sunrise" ou "Desperado", qui ont la plus placide beauté rougeoyante d'un crépuscule sur une sierra ; la perfection vocale du groupe qui à ce point de vue apparaît désormais comme l'un des plus accomplis du rock depuis les Beach Boys, les quatre voix très différentes de Leadon, Meisner, Frey et Henley donnant une grande diversité humaine au discours de l'album et se nouant dans la plus veloutée des harmonies quand les quatre pistoleros de charme chantent de concert. Lorsque ce disque parut en 73, tout le monde le salua comme un chef d'œuvre, comme l'accomplissement ultime de la musique country, rengaine de bal devenue art, fort et plein. A présent, "Desperado" apparaît comme le disque à part, celui où il faut faire un effort pour entrer, tant il ne correspond plus du tout au contemporain du rock.
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4.0 étoiles sur 5
Stetson bas, messieurs!, 20 janvier 2010
Eagles, les californiens du sud sortent Desperado en 1973. C'est leur deuxième album (après l'album éponyme de 1972) et il a de très forts relents de grands espaces de l'Ouest américain, des odeurs de saloons mal fréquentés, de cowboys et des parfums de country-western. La pochette est révélatrice de ce décor et le titre Desperado y fait référence. Par rapport à leur précédent disque, on prend les mêmes et on recommence : Glenn Frey au chant, à la guitare et au piano, Bernie Leadon (chant, guitare, banjo, mandoline, dobro), Randy Meisner à la basse et Don Henley à la batterie (compositeur de talent et très bon chanteur). On retiendra de cet album country rock au son californien Tequila Sunrise, la ballade Desperado et Certain Kind Of Fool, classiques du genre, des titres-pépites bien dans le concept de l'album et que les chercheurs d'or nous ont laissé (Outlaw Man, Saturday Night, Doolin Dalton, Bitter Creek). Des musiciens au top, des harmonies vocales parfaites, des voix puissantes au chant, il n'en fallait pas plus pour faire de Desperado un album qui s'écoute avec grand plaisir pendant un peu plus d'une demie heure (c'est court !) Un grand travail collectif que ce Desperado. Stetson bas, men !
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2 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Inventer le country rock, 19 mars 2009
La chanson-titre a été si souvent reprise que c'est un gage de qualité.... Tout ce qui existe sur le country-rock commence là! .
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