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3.0 étoiles sur 5
I'm the man I wanna be, 21 août 2009
Premier véritable album solo de Jon Bon Jovi, celui-ci s'est employé à ne pas écrire dans le style de son groupe nourricier. Album au son très recherché et aux nombreux essais techniques, "Destination Anywhere" est un disque résolument pop avec quelques touches de rock éparses. Malgré tout, on trouve parfois la magie qui caractérise Bon Jovi : "Queen Of New Orleans" et son riff entêtant ainsi que sa voix très basse, "Janie, Don't Take Your Love To Town" qui est peut-être le seul titre que Bon Jovi aurait pu enregistrer pour son côté tubesque, "It's Just Me" où Jon confie sa première fois avec sa femme dans une ambiance délicieusement triste ou bien "August 7, 4:15", un titre sombre qui évoque la tragédie entourant la mort de la fille de son manager Paul Korzilius. Certaines chansons méritent également toute l'attention de l'auditeur, comme "Ugly", "Midnight In Chelsea" ou bien "Little City". Sans posséder toutes les qualités de hits, ces morceaux méritent une vraie découverte. Quand à ceux qui restent, ils sont plus anecdotiques à mon sens. Dommage que le Japon ait eu "I Talk To Jesus" comme titre bonus alors qu'il est bien meilleur que "Naked" ou bien "Learning How To Fall". Au final, un album qu'il faudra apprivoiser car malgré sa musique pop, il est moins instantané qu'un album de Bon Jovi. Premier véritable échec commercial du gourou de Bon Jovi (le disque n'est même pas disque d'or aux USA) mais qui mérite d'être découvert, à défaut d'être un incontournable.
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4.0 étoiles sur 5
Grand Jon..., 11 avril 2002
Cet album est le deuxieme solo de Jon Bon Jovi. Sorti en 96 il est la bande originale du film portant le mm nom " Destination Anywhere ", dans lequel Jon a lui-meme un role aux côtés, entre autre, de W.G. Il nous offre de belles balades comme "Midnight in Chelsea " , "Janie don't you take your love to town", "Cold hard heart "; Le style n'est plus celui du Jon et de son groupe, mais un style beaucoup plus personnel que Jon a travaillé pendant longtemps. Une belle petite merveille apres la bombe de "These Days" 2 ans auparavant.
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5.0 étoiles sur 5
Quand Jon retire le costume de Bon Jovi, 9 décembre 2010
Destination Anywhere et à Jon ce que These Days est à Bon Jovi. Il faudrait faire écouter ces deux disques à beaucoup de monde pour démontrer que l'homme Bon Jovi et un grand artiste, un songwriter de première classe pouvant prendre des risques énormes, se jetant sans aucune hésitation dans l'inconnu. La vision de Jon Bon Jovi est loin d'être minimaliste. En 1997, il s'éloignait plus que jamais des terres originelles de son groupe pour rentrer de plein pied dans le monde de la pop britannique, en injectant dans les artères de cet album original une bonne dose de sonorités expérimentales, et composait des titres basés avant tout sur le ressenti, sur les émotions, sans se préoccuper de savoir si tel ou tel titre serait un tube. Destination Anywhere est un album écrit à coeur ouvert, par un Jon soucieux de bien écrire. Il gagne ici encore quelques galons pour son talent de conteur, désirant ressembler à ses modeles en écriture : Springsteen, Waits, Cohen, Dylan. On peut dire sans avoir à craindre les détracteurs du kid du New Jersey qu'il y parvient de façon remarquable. Si effectivement les Queen Of New Orleans et Janie Don't Take Your Love To Town rappellent encore légèrement les lignes mélodiques de Bon Jovi, tout change à partir de Midnight In Chelsea avec sa ligne de basse très groovy, ses "sha la la la" inattendus qui peuvent dérouter l'auditeur, ainsi qu'avec les It's Just Me, Learning How To Fall, Staring Out Your Window With A Suitcase In My Hand et autres Little City, où tout n'est que solitude, introspection, avec ici et là des images de rues grouillantes de monde, imprégnées d'ombre et de lumière. Les thèmes principaux sont toujours ceux de l'amour déçu, des ruptures et des sentiments que peut éprouver un individu dans sa contemplation du monde. Voilà ce qu'est capable de dépeindre un Jon Bon Jovi en solo, un peu plus en profondeur qu'avec son groupe et son compère Sambora. Cela dit, tout ceci découle de l'évolution importante de Bon Jovi dans les années 90, et qui avait débutée avec les albums Keep The Faith et These Days à l'écoute desquels on se disait que Bon Jovi, finalement, ne pouvait pas rester exclusivement fun et léger mais qu'au contraire, le groupe avait aussi des choses à dire sur notre monde. Cet album a beau rester dans l'ombre immense de Bon Jovi et même de l'album Blaze Of Glory (le premier disque solo de Jon) il est la démonstration du talent et de la métamorphose d'un artiste, travaillant à sa façon, que cela plaise ou non.
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