Une jeune femme suédoise est engagée comme "gardienne" auprès d'un homme soi-disant fou (en fait, autiste) en Angleterre dans les années 60. Les caractères et contours des personnages sont certes bien décrits mais je trouve le style et le scénario peu attrayants. Entre Mary Higgins Clark et Daphné du Maurier (à qui R. Rendell pique à mon avis un peu trop d'éléments...), le roman est au final un peu long pour le peu d'événements vraiment inattendus qu'on y trouve. La narratrice se plonge dans ses souvenirs vieux de 35 ans pour nous raconter ce qui s'est passé dans cette famille composée essentiellement de personnes à moitié folles. Mais les expressions et phrases du genre "à ce moment là, je ne savais pas ce qui allait se passer", "je ne le saurai que plus tard", "je ne pouvais me douter", "les événements futurs"... nous mettent en attente d'une chose incroyable, du moins assez horrible. Au final, j'ai été déçue de l'issue. La relation entre la jeune suédoise et son "patient" est à mon avis pas assez développée, les 4 s½urs trop caricaturales...Bref, un roman de pseudo-suspens où on attend quelque chose, mais qui se centre surtout sur le physique et le psychique des personnages et moins sur les événements.