Visiblement, l'auteur de ce commentaire fait sienne la thèse d'A Soljénitsyne, au risque de contribuer à la diffusion de contre-vérités. Que ce soit au sujet des libertés civiles, des pogroms ou des vagues d'antisémitisme russes, nous sommes bien en présence d'une relecture de l'histoire dont A. Soljénitsyne s'est fait une spécialité, surtout en ce qui concerne son livre "Deux siècles ensembles". Dans cet ouvrage, nous découvrons un Soljénitsyne révisionniste. Si personne ne lui contestera son indéniable talent littéraire, ni le combat mené contre le totalitarisme et l'oppression soviétique, il est clair qu'il s'est fait le chantre d'un national-étatisme, profondément mêlé à des traits archaïques de la religion orthodoxe, mettant en avant des thèses défendues par l'extrême droite russe.
En cela, A. Soljénitsyne présente de nombreuses ressemblances avec Dostoïevski, qui était un chrétien fervent, un patriote et un antisémite farouche. L'antisémitisme de Soljénitsyne n'est pas racial mais religieux et culturel.