Pamela Anderson doit les aimer grosses. Bien grosses même... les guitares. Parce qu'après avoir épousé un Motley Crue bien cuit (Tommy Lee), c'est à Kid Rock (plus vraiment un ado et pas vraiment très rock) que la Malibuesque passera la bague au doigt.
Mais foin de ces considération parismatchesques, parlons musique, de ce « Devil without a cause » de 1998 qui a propulsé Kid Rock vers le méga-stardom aux USA. L'essentiel du disque repose sur du rap-metal. Pas vraiment une nouveauté à cette époque-là... Niveau rap, Kid Rock c'est pas le dessus du panier. Et niveau metal, ce serait plutôt la tendance hair metal, ces gros riffs pompiers et cette musique qui eut son heure de gloire sur Sunset Boulvevard dans les 80's avant que les Guns'n'Roses renvoient tous ces pénibles dans les garages qu'ils n'auraient jamais dû quitter...
Et pour le rap-metal, les balises définitives du genre avaient été posées en début de décennie par Ice Cube et son groupe Body Count et par les révolutionnaires d'opérette (ça on commençait à s'en douter mais on n'en était pas encore sûrs) de Rage Against The Machine. Alors forcément Kid Rock, il arrive après la bataille. Ce n'est seulement que quand il s'écarte de son barouf pesant pour « Wasting time », essai de blues-rap comme le faisaient G-Love & Special Sauce, ou sur la conventionnelle ballade énervée « Only God knows why », qu'il est intéressant sans pour autant être d'une quelconque façon novateur. Ah, et puis il fait un duo avec Eminem « F**k off » (what else ? ...), ça donne la « crédibilité »...
Un disque pour fans ultimes du genre et du bonhomme ... s'il en reste.