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Partout ou Eminem se pointe, la controverse est au rendez-vous. Les arrogants Dirty Dozen (D-12), originaires de Detroit, sont donc homophobes, misogynes et violents comme leur mentor, le sulfureux Slim Shaddy. Le crew, formé au début des années 90 par Rufus Johnson, aka Peter S.Bizarre, et Shaun Holton, aka Proof, où Dirty Harry consolide sa mauvaise réputation avec un album intitulé
Devils Night. Aidé par un vocabulaire resserré autour du mot revanche, le sextet insulte à longueur de rimes les femmes ("Pimp Like Me"), les gays, Limp Bizkit, Vanilla Ice et la majorité des stars du showbiz. Si le rappeur blanc nous a habitués à cette formule explosive, D-12 insiste pour fournir au public son lot de chansons "malsaines, obscènes et dégueulasses". Muni d'un tel cahier des charges, le groupe poursuit le travail entamé par Eminem, qui pour l'occasion se découvre une autre casquette : il a produit 7 des 13 titres, laissant à Dre Dre et Kon Artis le reste de l'album. Si la recette est désormais familière, le résultat n'en est pas moins époustouflant : pur freestyle, humour et musique catchy garantis.
--Sabrina Silamo
Critique
Avec
Devil's Night, Eminem permet à ses collègues du collectif D12 de toucher leur part de notoriété. Le rappeur de Detroit, s'offre également une récréation aux frontières du rap hardcore et une bonne couche de crédibilité sur le thème, voila qui je suis, voici d'où je viens.
Devil's Night n'a effectivement rien à voir avec les albums solos d'Eminem, pas de recherche du tube, ni du gimmick bon public. Le collectif D12 se fait plaisir en proposant un bon album de rap de rue, avec une légère tendance à l'humour adolescent un peu crade,
« Bizarre (Skit) » permettant de vérifier que les rappeurs ne pètent pas forcément plus haut que leur postérieur.
Sympathique curiosité pour fans,
Devil's Night n'ajoute pas grand chose au rap en général ni au talent de Eminem en particulier.
François Alvarez - Copyright 2012 Music Story